Grande distribution : bas les masques !

mai 17th, 2004 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués

Le Cerf attire l’attention du Ministre de l’économie et des finances sur la nouvelle de mande de la grande distribution (GD) : la modification de la loi Royer, modifiée Raffarin, qui encadre le développement des équipements commerciaux de plus de 300m².

La disparition du petit commerce de proximité, ces dernières années, est à imputer en grande partie aux agrandissements illégaux des grandes surfaces, qui n’ont pas attendu de modification de la loi pour outrepasser les limitations actuelles, accentuant les effets de concurrence déloyale et ce, en toute impunité.

Cette nouvelle demande de la grande distribution (après la Loi Galland et l’ouverture dominicale) révèle en fait toute la manœuvre orchestrée de puis des mois par la GD, marquant sa stratégie agressive sur le plan politique, à défaut d’accepter de baisser ses marges, pour faire face à une concurrence de plus en plus performante.

Le Cerf prévient le ministre de l’économie et des finances de l’effet dévastateur d’une modification des lois Galland, Royer (modifiée Raffarin) et de la loi sur l’ouverture dominicale sur :

-     l’emploi, premier vecteur de consommation et de financement des caisses de solidarité,

-     l’économie.

Le Cerf attire l’attention du Ministre sur l’intérêt particulier défendu par ceux qui sont à l’origine de la promotion de telles idées au détriment de l’intérêt national.

Le Cerf rappelle que

- la Loi Galland est aujourd’hui garante de plus de 250 000 emplois directs en France, tant à la production qu’à la distribution, et permet de lutter contre les délocalisations, dont les premiers à souffrir sont les PME et TPE (5 emplois détruits pour 1 emploi créé en GD).

- l’ouverture dominicale ne génèrera pas de consommation supplémentaire : les éventuelles baisses de tarif que pourraient concéder la GD seront logiquement anéanties par le coût majoré du travail du dimanche. Par contre, la charge induite sur l’ensemble des acteurs du commerce pénalisera encore les plus petits et, au final, le consommateur.

Cette « piste » est contraire aux principes de base de l’économie, qui veut que la sécurité économique et la libre concurrence soient garanties par la multiplicité des acteurs.

Enfin, une telle mesure marquerait un retournement de la part du gouvernement et montrerait le mépris, tant de la parole donnée que des 10 millions de français qui vivent directement de l’activité de ce secteur.

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