GRANDE DISTRIBUTION : LE CERF DENONCE…

juin 10th, 2004 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués

Louis Lambel, président des Créateurs d’Emplois de Richesses de France, dénonce « une table ronde sur la distribution » sans la présence de l’ensemble des représentants du petit commerce. Il met en garde le Ministre de l’Economie sur le risque économique et politique qu’il prend, en donnant des avantages concurrentiels et déloyaux à la grande distribution, contraires à l’esprit des lois Galland et Royer, modofiée Raffarin.

Le Ministre, sous l’influence du lobby de la grande distribution, risque de conduire la France dans une impasse économique et sociale, au moment où le petit commerce donne déjà des signes de faiblesse en matière d’emploi. Ce faisant, ce sont les réserves d’emplois dans les TPE qui sont attaquées, qui seules peuvent alimenter les caisses de solidarités aujourd’hui en difficulté.

Les TPE du commerce représentent plus de 30% des recettes de TVA et emploient plus de 40% des effectifs du secteur(Décas).

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La démonstration étant faite que les grandes marques sont en mesures de baisser leurs prix, le ministre de l’économie doit imposer une baisse des prix en direction du petit commerce, afin que ce dernier puisse également s’aligner.

Si la loi Galland devait permettre de réguler les pratiques commerciales entre fournisseurs et distributeurs, elle avait également pour but de garantir le jeu de la concurrence loyale entre tous les acteurs de la distribution, c’est-à-dire entre la grande distribution et le petit commerce. Le ministre n’a pas à se faire l’intermédiaire de la grande distribution et ouvrir des négociations avec ses fournisseurs, à son seul bénéfice.

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Le ministre de l’économie n’a pas compétence pour promettre des agrandissements de surface à la grande distribution. Le système d’autorisation d’implantation des équipements commerciaux (loi Royer) a été mis en place en vue de garantir le jeu de la libre concurrence et en particulier la diversité des approvisionnements et des acteurs sur le marché.

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Enfin, le Cerf rappelle que l’augmentation du pouvoir d’achat relève de l’activité économique et de la répartition de la richesse générée. De vraies solutions existent : elles ne sauraient s’appuyer sur des avantages concurrentiels donnés à ceux qui ont contribué à détruire l’emploi depuis des décennies.

L’augmentation du pouvoir d’achat doit passer par l’augmentation du revenu du travail.

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