35 HEURES : LA REFORME DE TOUS LES DANGERS

déc 9th, 2004 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués

Face aux défis internationaux à relever et à la situation préoccupante de l’économie française, le Cerf attire l’attention du Premier Ministre sur le risque majeure pour l’économie et la société française de ne pas réformer les 35 heures, et ne pas prendre en considération les besoins réels des entreprises, en particuliers des TPE :

Il ne saurait être question de laisser se poursuivre l’aberration économique qui consiste à taxer les efforts de relance en augmentant le coût du travail en cas d’augmentation de l’activité : c’est pourtant le cas avec les premières heures payées 110% et le contingent des heures supplémentaires.

Les mesures prises doivent permettre aux TPE, qui emploient plus de 60% des actifs du privé et font vivre 20 millions de citoyens, de répondre sans surcoût aux besoins du marché, c’est à dire aux attentes des consommateurs.

Ces derniers, également travailleurs, doivent recevoir le juste retour de leur travail.

Il faut donc augmenter le pouvoir d’achat des salariés, sans peser sur l’entreprise.

La lutte contre la vie chère n’a de sens que si l’on redonne confiance aux Français : elle ne viendra que de l’affirmation que le travail paye.

C’est pourquoi le Cerf rappelle la solution qu’il préconise, sans remettre en question la durée légale du travail :

  • suppression des charges salariales dès la 36ème heure,
  • exonération, par crédit d’impôt, du revenu du travail au-delà de la 35ème heure
  • versement des charges patronales, au-delà de la 35ème heure, à une caisse de solidarité aux personnes âgées.

Ainsi, seul le pari sur le soutien à la consommation et à l’activité permettra  :

  • d’agir positivement sur l’emploi,
  • de dégager la marge de manœuvre nécessaire aux entreprises pour reconstituer de la trésorerie et relancer, effectivement l’investissement.

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