FRANCE : UNE CROISSANCE PROPICE AUX DEFAILLANCES ET AU CHOMAGE

mar 31st, 2005 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués

La faiblesse de la croissance française va continuer de peser sur la destruction d’entreprises en France et ce, même avec un taux qui garantit habituellement la stabilisation du nombre des défaillances. 2005 dépassera les 49 000 défaillances, annonçant la barre des 50 000 pour 2006.

La réforme des faillites, si elle a pris des orientations intéressantes s’avèrera insuffisante pour enrayer la tendance : comme le note Euler Hermès Sfac, et comme commence à le reconnaître le législateur, les défaillances concernent pour 92% des entreprises de moins de 10 salariés, auxquelles il convient d’attacher une attention particulière et qui fait défaut à la réforme.

Cette augmentation des défaillances s’accompagne inéluctablement de destruction d’emplois salariés, en particulier quand la hausse de la sinistralité a été la plus forte dans les secteurs à forte main d’oeuvre (restauration, btp, commerce) : elle devrait atteindre les 200 000 pour 2005. Qui s’intéresse à ce véritable réservoir pour lutter contre la hausse du chômage ?

Enfin, outre les propositions faites par les Créateurs d’emplois et de richesse de France pour lutter contre les défaillances, il reste urgent de prendre les mesures qui permettront à la France de sortir de son actuelle incapacité à bénéficier de la croissance mondiale, à défaut d’en être une actrice.

Les 35 heures restent une des causes majeures de ces difficultés, que la modification de la loi ne réduira pas : les TPE, premières concernées n’ont pas été la cible de la réforme.

Le soutien du pouvoir d’achat par l’augmentation des revenus est une obligation, quand seule la consommation soutien l’activité : la bretonnette est un gadget pour entreprises à participation salariale, qui ne représentent au mieux que 8% des entreprises françaises. Quand à la création d’une prime sous forme de charge, c’est prétendre que les entreprises, dans ce contexte de forte sinistralité, ont les moyens de se créer de nouvelles charges volontaires…

La simplification demeure un des chantiers fondamentaux, qui doit libérer les créateurs d’emplois et de richesse de contraintes réglementaires qui relèvent de l’ineptie et entravent le développement des entreprises, quand elle n’est pas à l’origine des défaillances.

Les constats et les analyses sont faits, ce qui semble manquer, ce sont une prise de conscience et une volonté réelles de résoudre les problèmes de la France, concentrés de façon exacerbées dans les TPE, dont vivent plus de 20 millions de citoyens et qui garantissent l’assise des caisses de solidarité.

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