TNT : LA DEPENDANCE AUDIOVISUELLE DE LA FRANCE

mar 31st, 2005 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués

A l’heure du lancement de la Télévision Numérique Terrestre et de 14 chaînes de télévision supplémentaires, se pose la question de la capacité de la France à produire des contenus et, à terme, à développer des solutions techniques commercialisables dans un marché en continuelle expansion, celui de l’image.

Les enjeux ?

  • la place de la France sur un marché international en croissance continue, c’est-à-dire le développement ou non d’une industrie existante avec un fort potentiel d’emplois et de recettes sur le marché national et international,
  • la sauvegarde de « l’exception culturelle française » (et son rayonnement) et la valorisation de véritables savoir-faire,
  • la capacité de la France à occuper une place importante dans la création de solutions techniques innovantes en matière de traitement de l’image (matériel et logiciel), de transfert des données…

Cette question est bien celui de la dépendance de la France vis-à-vis d’autres pays.

La France a su conserver jusqu’à maintenant une industrie audiovisuelle grâce à un modèle de financement spécifique, que la multiplication des diffuseurs sur le marché va remettre en question.

La progression du volume des ressources publicitaires n’a pas suivi, à ce jour, la progression de l’offre en matière de diffusion, d’où une difficulté, pour les chaînes existantes (câble et satellite), à accéder à du financement suffisant pour entreprendre une véritable politique de production ou de co-production.

Sur la concurrence

La concurrence entre média se développe donc plus vite que la consommation et les ressources ne progressent.

La concurrence internationale se développe tant au travers de programmes déjà amortis, qui concurrencent à bas prix les nouvelles productions, qu’au travers de la concurrence sociale qui contribue à la délocalisation d’une partie de la production (tournages, post production) en particuliers vers les anciens pays de l’Est. L’élargissement à terme de la définition d’oeuvre européenne, accentuera encore ce phénomène, puisque les coproductions avec ces pays seront également éligibles aux subventions nationales et européennes.

Notre industrie est donc concurrencée, tant pour la commercialisation de ses produits sur son propre marché, que pour la production : ce qui touche directement à l’emploi et à notre capacité à conserver une place de producteur.

Il est donc urgent de permettre à la filière audiovisuelle de se structurer et se développer pour faire face à cette évolution de son marché et permettre à la France d’exister sur un des marchés fondamentaux du 21ème siècle : en faire une opportunité et préserver l’exception culturelle française.

Commenter cet article...
Pour afficher un avatar avec votre commentaire, inscrivez vous sur gravatar!