JOURNEE DE SOLIDARITE ET SOLIDARITE PAR LE TRAVAILa��

avr 28th, 2005 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués

Depuis l’annonce malheureuse de la volontA� de supprimer un jour fA�riA� pour financer le fonds de solidaritA� aux personnes A?gA�es, Louis Lambel, PrA�sident des CrA�ateurs d’emplois et de richesse de France (Cerf), n’a eu de cesse d’interpeller les pouvoirs publics :

  • sur le coA�t engendrA� et qui pA?sera, sans contrepartie, sur les entreprises,
  • sur la complication et le transfert de charge administrative sur celles-ci,

A� l’heure oA? le gouvernement parle de simplification et de soutien aux petites entreprisesa��

Le Cerf propose, sans les effets secondaires et nA�gatifs de l’actuel projet, d’affecter les charges sociales patronales des heures travaillA�es entre la 35A?me et la 40A?me heure aux caisses de solidaritA� aux personnes A?gA�es.

En fait, la dA�cision du gouvernement rompt le principe d’A�galitA� entre les entreprises devant la mesure envisagA�e : dans le cadre de la rA�alisation d’un chantier ou d’une fabrication de biens non-pA�rissables, les entreprises verront effectivement la production augmentA�e par cette journA�e de travail et la richesse produite sera quantifiable.

Il en va tout A� fait autrement pour une entreprise dont l’activitA� commerciale dA�pend de la frA�quentation de son A�tablissement par la clientA?le : le gouvernement peut dA�cider de faire travailler un jour fA�riA�, il ne peut imposer aux clients d’acheter dans les commerces, qui feront donc les frais de cette mA�connaissance des rA�alitA�s A�conomiques fondamentales.

Quand A� augmenter la durA�e journaliA?re de la durA�e de travail de 1,52mn elle n’est pas rA�aliste et seA�traduira au finalA�en charge pour les entreprises.

L’opposition A� cette « mesure » tient A� la situation financiA?re actuelle des TPE et du commerce en particulier, qui ne permet pas d’envisager de nouvelles chargesA�rognant encore sur la compA�titivitA� de entreprises. Les difficultA�s qu’elle fera peser sur les principaux soutiens de la solidaritA� par l’emploi, inflA�chira encore plus nA�gativement la tendance enregistrA�e du ralentissement des embauches dans les TPE, due A� la pression incessante qu’elles subissent au quotidien. Les effets seront donc, A� terme, contraires A� ceux escomptA�s.

La proposition du Cerf s’inscrit dans celle, plus large, d’une adaptation de la Loi sur les 35 heures pour les TPE : laissA�es pour compte de la rA�cente rA�forme, alors qu’elles en ont toujours A�tA� demandeuses, elles font pourtant vivre 20 millions de citoyens, reprA�sentent 92% des entreprises et plus de 60% de l’emploi privA� en France.

Dans une vA�ritable optique de revalorisation du travail et d’induction de comportements solidaires et citoyen, le Cerf soutient la nA�cessitA� de :

  • La suppression des charges sociales dues par le salariA� entre les 35A?me et 40A?me heures travaillA�es.
  • La non soumission A� l’impA?t sur le revenu du travail salariA� entre les 35A?me et 40A?me heures.
  • Le paiement des charges patronales de 35 A� 40 heures aux caisses de solidaritA� pour les personnes A?gA�es.

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