Urgence TVA Sociale pour la sauvegarde de l’emploi et de la solidaritA�

juil 11th, 2006 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués

Louis Lambel, prA�sident des CrA�ateurs d’emplois et de richesse de France, en appelle au rA�alisme et A� l’action sur les questions du coA�t du travail et le maintien de la solidaritA�.

Il rappelle que vouloir financer la solidaritA� par une charge sur les salaires, c’est renchA�rir le travail en France, tout en offrant au travail hors de France un avantage compA�titif artificiel mais efficace, entrainant la destruction de l’emploi ici.

Dans une A�conomie ouverte et mondialisA�e oA? la croissance repose sur la compA�titivitA� des entreprises, il est absurde et suicidaire, sur les plans A�conomique et de l’emploi, de taxer le travail.

Le maintien d’un tel systA?me, qui fonctionnait bien dans une A�conomie en croissance et peu concurrencA�e, s’avA?re aujourd’hui contre-productif, pour le maintien de notre systA?me de production de richesse et notre systA?me de solidaritA�.

La France est forte du savoir-faire que le monde entier nous envie et qui est susceptible de crA�er des emplois durables et valorisants, sans qu’il y ait lieu, nA�cessairement, de les dA�localiser. Il y a donc urgence A� les prA�server et les soutenir en les rendant plus compA�titifs.

L’urgence, c’est la TVA sociale, pour libA�rer le travail.

Celle-ci en baissant le coA�t du travail en France, augmentera le pouvoir d’achat du consommateur sur les biens fabriquA�s sur notre territoire, et rendra nos produits plus attractifs sur les marchA�s extA�rieurs, soutenant ainsi l’activitA� et l’emploi en France.

Les CrA�ateurs d’emplois et de richesse de France rappellent que, sans rA�soudre tous les problA?mes, la TVA sociale s’inscrirait A�galement dans le processus de simplification et de baisse des coA�ts souhaitA�s par le Gouvernement, tant dans la gestion et la production des bulletins de salaires, que dans la gestion de la collecte qui serait assurA�e par le seul TrA�sor, au lieu de plusieurs organismes, rendant ici aussi plus facile la crA�ation de richesse et d’emplois.

Les avantages de la TVA sociale

Depuis plusieurs annA�es dA�jA�, le principal moteur de la croissance franA�aise est la consommation, qui bA�nA�ficie principalement aux biens importA�s, dA�sA�quilibrant fortement notre balance commerciale.

Ces biens importA�s tirent leur puissance d’attraction commerciale auprA?s du consommateur, du fait d’une capacitA� A� pratiquer des politiques de prix, que seule permet la production en dehors de nos frontiA?res, i.e. hors de notre systA?me de protection sociale fondA� sur la taxation de l’emploi et du travail, conduisant les entreprises A� la dA�localisation de leurs moyens de production pour retrouver de la compA�titivitA�.

Sans faire apparaA�tre un « made in France », l’effet prix sera de nature A� rA�A�quilibrer la balance en faveur de l’invisible « made in France », puisque les charges sociales seront A�galement supportA�es par tous les biens et services, qu’ils soient produits ici ou ailleurs : c’est vrai pour les produits industriels comme pour les services comme les plateformes de tA�lA�phonie.

Comme il ne saurait A?tre question de baisser les salaires, il faut trouver le moyen de baisser le coA�t de nos produits, tout en continuant d’assurer le financement du systA?me social auquel nous sommes attachA�s, pour permettre A� ceux-ci de continuer A� avoir une place sur le marchA� et assurer l’emploi dont nos concitoyens ont besoin. Si nous ne le faisons, nous continuerons A� assister A� la destruction massive d’emplois dans nos pays, au profit de leur relocalisation dansA� des pays A� faible coA�t du facteur travail.

Soutien A� l’emploi :
Ce soutien est double : il revient A� baisser le coA�t du travail des entreprises qui produisent en France et donc A� baisser les prix du « made in France »;

Les charges sont prA�levA�es sur l’ensemble des produits, qu’ils soient produits en France ou A� l’A�tranger, faisant de fait, baisser la part supportA�e par les produits franA�ais, en augmentant le prix des produits venus de pays sans protection sociale, dont le premier effet est de casser l’emploi en France, par la concurrence et les dA�localisations.

Soutien A� l’export qui montre des signes forts d’insuffisance. Les produits ainsi produits en France, se retrouvent sur les marchA�s mondiaux avec une structure de coA�t similaire aux produits venant des pays sans protection sociale.

Pour ceux qui craignent que les prix ne soient pas adaptA�s en consA�quence : la part salariale est due, sans alternative possible par l’employeur A� l’employA�. Le chef d’entreprise s’acquitte dA�jA� de ces sommes, mA?me si le salariA� ne les touche pas aujourd’hui. C’est donc une hausse de pouvoir d’achat, au moins dans le sens de l’amA�lioration des conditions de choix entre deux produits similaires, pour lesquels le contenu social et qualitatif par exemple peut jouer pleinement le rA?le de vecteur de diffA�renciation.

Sur la part patronale : vu la concurrence des produits importA�s et la hausse de la TVA, l’entreprise a tout intA�rA?t A� rA�percuter le diffA�rentiel pour conserver ses clients et tenter d’en capter de nouveaux.

Le gain de pouvoir d’achat des salariA�s se fera donc sur des produits made in France qui seront plus compA�titifs que les produits made hors France.

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