Pouvoir d’achat : Quel débat ?

août 28th, 2006 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués

Alors que les Créateurs d’emplois et de richesse de France (Cerf) sont mobilisés depuis plus de trois ans sur le front du pouvoir d’achat, il est satisfaisant de voir enfin, toutes tendances confondues, cette question faire la rentrée politique et marquer le début de la campagne électorale.

 Tout le monde semble maintenant s’être rendu à l’évidence que la consommation des ménages tire la croissance depuis des années, et qu’il est indispensable de la maintenir au plus haut niveau, puisque le reste semble en dépendre.

Cet impératif est confronté à un problème majeur : il faut augmenter les revenus de ceux qui travaillent, sans peser sur les entreprises, faute de quoi celles-ci n’auront pas les moyens d’actionner les deux autres principaux leviers indispensables à la consolidation de la croissance :

-          l’investissement et la consommation des entreprises,

-          et, surtout, le commerce extérieur.

Car, c’est bien au travers de la production, que la richesse se crée, rendant la consommation et la création d’emplois possibles.

C’est pourquoi, dès 2003, les Créateurs ont préconisé la baisse des charges payés par les salariés entre la 35ème et la 40ème heures. Cette mesure permettrait à 5 millions de salariés, majoritairement des bas salaires, principaux concernés par le gel de leurs revenus dû aux 35 heures, de bénéficier immédiatement d’une augmentation et d’injecter près d’1,5 milliard d’euros dans l’économie, sans aucun « cadeau » aux entreprises.

Cette première étape devra être suivie dans le temps du passage à la TVA sociale qui agira positivement sur ce même pouvoir d’achat, mais également sur l’emploi : elle permettra de baisser le coût des biens produits en France et d’augmenter celui des biens importés, réorientant la consommation vers les produits nationaux, mettant un frein relatif aux délocalisations par un rééquilibrage significatif des coûts, et soutenant la production, source de richesse et d’emplois.

Si le début de campagne permet de lancer de nombreux débats, reste à espérer que la démagogie des opportunités et contraintes partisanes ne viendra pas, une fois de plus, obérer les chances de la France d’aborder un véritable redressement.

Commenter cet article...
Pour afficher un avatar avec votre commentaire, inscrivez vous sur gravatar!