Où sont les TPE ? Suite…

déc 10th, 2007 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués

Le Cerf demandait en juillet où étaient les TPE, alors absentes du débat sur les 35 heures. A une semaine d’intervalle, deux éléments de réponse très positifs interviennent. Reste qu’après des décennies d’inexistence des TPE du centre des considérations gouvernementales et législatives, il y a encore des marges de manœuvre importantes aux effets de leviers conséquents pour l’ensemble de l’économie. Il faut donc concrétiser les mesures annoncées et poursuivre dans cette voie ouverte par le Cerf, sur la question centrale du pouvoir d’achat des entreprises, clef de voute de la relance économique.

Plus que plaisant, il est salutaire de voir enfin les entreprises les plus petites et pourtant les plus prometteuses pour l’avenir de notre pays, commencer à occuper la place qui leur revient dans l’action gouvernementale.

Le Cerf avait réussi à placer les TPE sur les lèvres de tous les candidats à l’élection présidentielle et le nouveau président a eu pour premier chantier de réformer la loi des 35 heures, mesure initiée par les Créateurs qui augmente le revenu et le pouvoir d’achat des salariés. Un point noir au tableau cependant, l’absence du Cerf autour de la table a coûté 5,5 milliards d’euros annuel au budget de l’Etat au titre d’une compensation indue des exonérations. Le déficit s’alourdit donc à cause d’une représentativité dépassée…

Toujours au titre des demandes exprimées par les Créateurs, la nécessité d’agir sur la trésorerie des entreprises en prenant en considération l’effet de chaque mesure sur celle-ci.

Et le message semble être passé, puisque depuis quelques jours nous avons assisté au refus d’augmenter le smic (qui aurait fragilisé les entreprises les plus petites) et aujourd’hui, aux décisions d’agir sur les délais de paiement et de supprimer l’Impôt Forfaitaire Annuel (IFA).

Ce dernier, déconnecté de la capacité contributive de l’entreprise, était particulièrement aberrant, puisqu’il était dû, même en cas d’exercice déficitaire, dégradant, dans le meilleur des cas, la performance des entreprises, les faisant couler, dans le pire.

D’autres chantiers, nombreux, ont été ouverts dans ce sens par les patrons. La cousine de l’IFA, dans l’absurdité de son fondement, nécessitant une réforme urgente pour les mêmes raisons, reste la Taxe Professionnelle. D’autres pistes restent à suivre : la suppression de la TVA interentreprises, la TVA sociale… ces deux dernières étant les plus économiques pour l’Etat.

A l’origine du débat sur le pouvoir d’achat, le Cerf continue de militer pour l’augmentation des revenus du travail, sans hausse de salaire quand ce n’est pas possible. La question de la gestion des organismes sociaux est donc au cœur du débat sur le pouvoir d’achat. Et les partenaires sociaux ont une responsabilité importante sur ce plan. Car si leur représentativité est de plus en plus contestée, il en va, ici, de leur crédibilité sur leur capacité à gérer les cotisations et les prestations. L’agenda social annoncé par le Président de la République risque donc fort de s’avérer capital par rapport aux objectifs qu’il s’est fixé.

Ce sera dans la continuité de l’action entreprise par le gouvernement, que se mesureront la place et l’intérêt que le nouveau pouvoir réserve aux Très Petites Entreprises, à l’origine des ressources et du pouvoir d’achat de plus de 20 millions de Français.

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