Le Cerf et l’UNABP ensemble pour défendre les boulangers pâtissiers

avr 4th, 2008 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués

Les Créateurs d’emplois et de richesse de France (Cerf) et l’Union nationale des artisans boulangers et pâtissiers (UNABP), unissent leurs forces. L’UNABP présidé par André Thomas a décidé de rejoindre la plateforme mise en place par le Cerf pour fédérer les syndicats indépendants et défendre les patrons de TPE. Le Cerf et l’UNABP vont agir ensemble afin de renforcer la représentativité des indépendants au sein des instances consulaires : les deux syndicats monteront, par exemple, des listes communes pour les élections Prud’homales de décembre 2008.

Par ailleurs, le Cerf et l’UNABP agiront en priorité contre le scandale de l’AG2R, l’obligation étant faite aux salariés de la boulangerie-pâtisserie de souscrire à la complémentaire santé. En effet, la Confédération nationale de la Boulangerie et de la Pâtisserie française et les syndicats de salariés ont inclu, dans la convention collective nationale, cette obligation depuis le 1er janvier 2007 : que le salarié ait déjà une mutuelle ou qu’il ne désire pas souscrire à l’AG2R, il est contraint forcé de cotiser à cette complémentaire santé et son employeur aussi, cotisation qui rétribue les syndicats. Fort du soutien de milliers d’artisans-boulangers et de leurs salariés, le Cerf et l’UNABP entendent donc revenir sur cet accord de branche qui porte atteinte aux libertés les plus fondamentales et qui grève sérieusement le pouvoir d’achat du personnel de la boulangerie-pâtisserie.

Le Cerf et l’UNABP vont également collaborer sur le dossier des monographies professionnelles nationales car les boulangers sont actuellement confrontés à une perte fiscale et commerciale de 20 euros au quintal panifié. En cause, une législation aveugle et incohérente qui grave dans le marbre que 100 kilos de farine et 60 litres d’eau donnent 420 kilos de pâte ! Une législation absurde qui ne reconnaît pas que le taux d’hydratation influe sur la quantité de pâte produite. C’est pourquoi l’UNABP et le Cerf soutiennent la rédaction de monographies professionnelles nationales qui prendront en compte les pertes dans le processus de fermentation à l’instar de ce qui existe dans la boucherie avec la réfaction du poids des carcasses. Plus simplement, il s’agit de reconnaître la réalité des quantités vendues et de cesser de grever la trésorerie des entreprises et leur pouvoir d’achat.

Commenter cet article...
Pour afficher un avatar avec votre commentaire, inscrivez vous sur gravatar!