Loi de modernisation de l’Economie – Pouvoir d’achat – Hausse des prix – Le Cerf plaide pour une vraie concurrence

avr 4th, 2008 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués

Le Cerf se félicite de l’annonce gouvernementale de mesures pour dynamiser la concurrence dans le cadre de la loi de modernisation de l’économie qui sera présentée en Conseil des ministres le 30 avril prochain. Les Créateurs dénoncent depuis longtemps la situation d’oligopole de la grande distribution – voire de monopole au niveau local – qui ruine la production et le commerce de proximité, détruit les emplois et nuit au pouvoir d’achat des consommateurs.

Cependant, le Cerf est convaincu que les réformes des lois Royer et Galland, prévues dans le projet de loi, ne pourront avoir d’effets positifs pour les entreprises et le consommateur qu’à deux conditions indissociables, préalable indispensable à toute discussion, si l’on souhaite réellement restaurer les conditions normales et saines de la concurrence.

La première porte sur la suppression de la relation d’exclusivité qui lie les centrales d’achat et les réseaux de distribution, car c’est bien dans ce lien, et nulle part ailleurs, que toutes les dérives du système trouvent leur justification ! Le Cerf plaide depuis longtemps en faveur de cette réforme qui ramènerait la concurrence à l’entrée des magasins et permettrait l’arrivée de nouveaux acteurs : au bout du compte, le consommateur serait gagnant car il aurait accès à un plus grand choix de références, des produits de meilleure qualité et à des prix plus bas.

La deuxième condition implique un renforcement effectif de l’action et des moyens de contrôle du Conseil de la Concurrence destiné à garantir le fonctionnement du marché dans l’intérêt du consommateur : c’est le rôle d’une véritable autorité de régulation de la concurrence.

Dans le même esprit, la libéralisation sur l’ouverture dominicale doit être soumise aux mêmes préalables que les réformes des lois Royer et Galland

Sur ce terrain, le Cerf est déjà rejoint par un nombre croissant d’organisations professionnelles indépendantes du commerce et de producteurs.

Dans ce contexte, on peut sincèrement s’interroger sur l’agitation, autour d’Amicales parlementaires fumeuses, d’organisations comme la CGPME qui se voudraient légitimes, du fait de la loi, et ne proposent rien d’autre que des solutions connues depuis longtemps, aux effets aussi limités que leur engagement auprès des entreprises ! La démonstration est faite une fois de plus, que cette incapacité à analyser les causes du problème et à proposer des solutions sérieuses, doit être prise en compte dans le débat en cours sur la réforme de la représentativité.

Commenter cet article...
Pour afficher un avatar avec votre commentaire, inscrivez vous sur gravatar!