Le Cerf poursuit son combat en faveur du pouvoir d’achat

août 28th, 2008 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués

Le Cerf se félicite du succès de la réforme sur les heures supplémentaires, dont il est l’inspirateur. Les derniers chiffres du Ministère de l’Economie publiés au mois d’août confirment en effet cette réussite : six millions de salariés et quatre millions de foyers ont déjà bénéficié d’une réforme qui pourtant n’a pas encore produit tous ses effets positifs.  L’exonération d’impôts et de charges sociales au-delà de la 35e heure travaillée aura ainsi rapporté aux salariés français, majoritairement dans les TPE, un montant total d’environ 1,54 Milliards d’euros, soit près de 400 euros par foyer concerné. Les partenaires sociaux s’étaient pourtant opposés à cette réforme, ignorant la question centrale du pouvoir d’achat dans le quotidien des Français.

Mais, dans un contexte d’inflation importée, la baisse du prix du pétrole et la remontée du dollar sont deux bonnes nouvelles qui ne doivent pas faire relâcher l’effort du gouvernement en direction des plus démunis : il doit leur garantir leurs droits d’accès à des biens essentiels, tout en soutenant la croissance.

Ainsi, face à des prix de l’alimentation qui continuent de grimper, les Créateurs proposent d’exonérer totalement la TVA sur six produits :
- Pain (baguette),
- Lait UHT demi écrémé,
- Œufs (55gr),
- Pâtes (blé dur),
- Huile (tournesol ou colza)
- Pomme de terre (BF15).

Ces denrées, au cœur de la consommation quotidienne des ménages, présentent l’avantage d’être produites principalement en France : la mesure ne viendra donc pas augmenter le déficit de la balance commerciale. L’économie réalisée sur une TVA à 5,5% permettra surtout de favoriser la consommation sur d’autres produits taxés à 19,6% et d’agir positivement sur la croissance, grâce à l’injection de liquidités vers les entreprises. Cette mesure épargnera donc les finances de l’Etat à l’heure où celui-ci cherche désespérément des solutions pour améliorer le pouvoir d’achat des Français les plus défavorisés sans aggraver les déficits.

Par ailleurs, la lutte pour le pouvoir d’achat et contre la pauvreté passent en premier lieu par la création d’emplois. Or, l’équation n’a pas d’inconnue : la création d’emplois, ce sont les TPE. Une croissance dynamique, en particulier de ces dernières, reste le meilleur garant d’une progression du pouvoir d’achat, pour laquelle le Cerf a déjà exposé ses autres propositions qui tardent à être mises en oeuvre. L’Etat doit sans attendre appliquer l’une d’elle et sur laquelle il s’est déjà prononcé : la politique de grands travaux. En s’affirmant comme le promoteur et l’initiateur de grands travaux, le gouvernement permettra la création des emplois privés qui alimenteront cette croissance et les caisses de l’Etat, tout en construisant l’avenir.

Par contre, de nouveaux prélèvements seraient pénalisants pour les entreprises c’est-à-dire la croissance. Sur ce terrain glissant, le gouvernement endosserait la responsabilité de dégrader encore davantage la trésorerie de millions de TPE qui doivent en plus faire face à la crise financière et à la baisse de la demande, dans un contexte de récession mondiale qui se confirme et d’augmentation grave des défaillances d’entreprises déjà annoncée.

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