La vérité : rémunération des patrons

nov 3rd, 2008 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués

Avec moins de 22 000 € par an les patrons gagnent en fait moins de 7€ de l’heure : un revenu que le droit français interdit pour l’embauche d’un salarié…

Pire, dans le contexte actuel, les vrais patrons sont de plus en plus nombreux à ne plus se payer et cela dure depuis plusieurs mois : à cause du resserrement du crédit et de la suppression des autorisations de découvert, les patrons sont obligés de jouer les banquiers avec leur propre revenu !

On comprend donc aisément pourquoi plus de 600 entreprises ferment chaque jour, dont plus de 150 suite à une procédure de défaillance.

Mais, il est plus confortable pour les syndicats de salariés de s’esclaffer sur les salaires des dirigeants salariés des grandes entreprises, que de s’alarmer du revenu des patrons dans leur ensemble. Pourtant, si la communication démagogique est facile contre les premiers, il serait peut-être temps, pour ne pas dire urgent, d’arrêter les faux combats idéologiques qui masquent les nouveaux privilèges et de se mobiliser pour des patrons qui, majoritairement, se battent chaque jour pour sauver leur entreprise et les emplois.

Avec une progression de plus de 20% des défaillances d’entreprise attendue pour la fin de l’année, c’est un plan social de près de 300 000 emplois que les partenaires sociaux, patronat et salariés, ont ainsi laissé se mettre en place sans bouger et sans s’émouvoir : quand feront-ils enfin face à leurs responsabilités, au lieu de se partager des postes rémunérés au nom d’un soi-disant bénévolat et d’une représentativité illusoire ?

La représentativité, du bénévolat ?

Membre du Conseil économique et social : 3 726,76 euros
CES Régional jusqu’à 1 302,92 euros
Conseil d’administration de la sécurité sociale, Conseil d’administration des assedic, formations professionnelle, médecine du travail, et tous les autres… le tout à temps partiel !

Ce sont des millions dilapidés pour ceux qui auraient dû prévenir la crise, pour quel résultat ? Aux abonnés absents quand l’économie va mal, ils seront pourtant très actifs pour la campagne des prochaines élections prud’homales qui sont « vitales » : elles doivent en effet permettre « d’évaluer » la représentativité pour calculer la répartition des postes et donc des indemnités qui vont avec. « L’intérêt général, quesaco ? »

Alors à l’occasion des prochaines élections prud’homales du 3 décembre, votez pour les listes indépendantes ou soutenues par les Créateurs d’emplois et de richesse de France (Cerf).

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