Crise et responsabilité patronale : Dominique Paillé a (presque) raison…

déc 8th, 2008 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués

« Dans la situation que nous connaissons, notamment dans l’industrie automobile, le patronat porte certainement une part des difficultés auxquelles nous sommes confrontées », a déclaré le porte-parole de l’UMP, Dominique Paillé. La réponse de Frédéric Saint-Geours, membre du comité de direction générale de PSA Peugeot Citroën, ne s’est pas fait attendre : le président de l’UIMM a défendu les dirigeants de l’automobile qui ont, selon lui, réalisé les investissements nécessaires pour construire des voitures toujours plus propres. Qui a raison ? Les deux.

En effet, quand la crise frappe depuis plusieurs mois les entreprises et se traduit par une montée en flèche des défaillances, les syndicats patronaux, prétendument représentatifs, se réveillent un peu tard pour demander un plan de relance. Plus grave, les difficultés que connaissent les TPE-PME aujourd’hui, sont en réalité largement structurelles : sous capitalisation, besoins en fonds de roulement non couverts, poids des prélèvements sociaux et fiscaux, complexité et lourdeurs administratives, délais de paiement… La crise était là, on regardait ailleurs…

Les patrons attendaient de leurs « représentants » qu’ils fassent des propositions concrètes à l’exécutif pour libérer les entreprises françaises de ces handicaps structurels qui les empêchent de se développer, nuisent à la croissance et à la création d’emplois depuis plusieurs décennies. Sur ce plan, les syndicats patronaux et salariés se partagent la responsabilité : ils ne cherchent pas à soigner les maladies chroniques de la France, ils se contentent de veiller le malade, de faire la liste des symptômes et de constater une dégradation de sa santé. Pire, à l’abri des remouds, ils ignorent la mort de dizaines de milliers de TPE parce qu’elles ne font pas la Une des médias, et qui pourtant constituent 95% des entreprises françaises et 40% des emplois marchands.

Au final, c’est l’activité qui est sacrifiée et la société toute entière qui en paie chaque jour plus cher le prix : croissance, emploi, financement de la solidarité…

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