Risque majeur sur le premier fournisseur de crédit du pays !

jan 12th, 2009 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués

Si l’Etat veut soutenir, à raison, le crédit pour maintenir l’activité et sauver des milliers d’entreprises et d’emplois, il doit orienter ses mesures de relance vers le premier acteur du marché : les entreprises. La Coface confirme en effet que le crédit interentreprises – 1400 milliards d’euros – est 4 fois plus important que le crédit bancaire court terme. Les entreprises doivent donc être les destinataires directs et immédiats des actions du gouvernement.

En effet, dans cette période de ralentissement de la demande, les TPE-PME sont plus que jamais en manque de liquidités pour couvrir leurs besoins de trésorerie et permettre le volume de crédit qu’elles accordaient jusqu’ici à leurs clients. Il en découle naturellement un gel de l’activité dans tous les secteurs de l’économie. La relance passera donc par la restauration des capacités de consommation et d’investissement des entreprises. Autrement dit, leur pouvoir d’achat. Si le plan de relance actuellement discuté à l’Assemblée nationale reprend un certain nombre de préconisations du Cerf (1), il y manque les mesures à effet de levier immédiat pour agir positivement sur la trésorerie des entreprises et la croissance (2).

Le Cerf met donc en garde le gouvernement qui s’est engagé à prêter une nouvelle fois aux banques françaises, la somme de 10,5 milliards d’euros à 8% quand dans le même temps, ces mêmes banques refusent des prêts à leurs entreprises clientes mais facturent les découverts à plus de 14%. Le gouvernement ne peut aider un secteur bancaire responsable de la crise qui continue à pratiquer des tarifs abusifs et ne répercute pas intégralement la baisse des taux de la BCE, et dans le même temps, rester sourd aux besoins urgents d’amélioration du pouvoir d’achat des entreprises, seules créatrices de richesses et d’emplois. Le gouvernement doit donc réinjecter des liquidités dans les entreprises sous peine de s’apercevoir un peu tard qu’il n’a pas aidé les bonnes personnes….

 Les mesures à effet immédiat du Cerf
La mesure d’urgence :
- un report et un échelonnement, au prix du crédit, de la TVA et des charges sociales dues au 15 janvier.
Les mesures d’accompagnement :
- un échelonnement des indemnités de licenciement
- une baisse drastique du prix du découvert autorisé (baisse légale du taux d’usure) et la suppression des dates de valeurs
La mesure structurelle :
- La suppression de la TVA interentreprises

(1) Les préconisations du Cerf reprises dans le plan de relance
http://www.lescreateurs.org/propositions-et-contributions-du-cerf-au-plan-de-relance.pdf
(2) Plan de relance de l’économie : rien n’est fait pour les TPE-PME qui sont en train de s’asphyxier
http://www.lescreateurs.org/081204-reaction-plan-de-relance-sarkozy.pdf

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