Face à la crise, une seule mobilisation : le travail !

jan 26th, 2009 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués

Les principaux syndicats de salariés ont lancé un appel à la grève générale pour le 29 janvier. A l’heure où la France doit faire face à une crise économique sans précédent et à une catastrophe naturelle de grande ampleur dont nul ne saurait minimiser les incidences, ces syndicats n’ont rien trouvé de mieux que d’annoncer le blocage de l’activité de millions de salariés et d’entreprises. Or à chaque fois que l’activité est entravée, ce sont des emplois qui sont détruits. Les grévistes de 1995 peuvent ainsi s’enorgueillir d’avoir fait disparaître plus de 10 000 entreprises et 40 000 emplois… Il ne devrait plus être possible de prétendre être responsable et défendre l’emploi avec des moyens aussi destructeurs !

Déjà, la France vient d’enregistrer la plus forte progression des défaillances d’entreprises depuis 1991 avec plus de 57 000 faillites en 2008. En ce début d’année, ce sont 40 000 sylviculteurs qui sont directement menacés par la destruction de la forêt dans les Landes et en Gironde causée par la tempête : 34 000 emplois directs sont concernés. Ce ne sont que les premières estimations…

Les syndicats font croire que les salariés sont la variable d’ajustement de la crise économique et financière. Ils oublient que les premières victimes de la récession, ce sont en réalité ces milliers de petits patrons qui ne se paient plus depuis des mois pour tenter de sauver leur activité et les emplois de leurs salariés. En cas d’échec, un patron perd tout – le capital investi dans l’entreprise et son travail – et il n’a pas droit – contrairement aux salariés – aux indemnités chômage. Pendant que des patrons luttent quotidiennement pour éviter le dépôt de bilan, on verra jeudi en tête de cortège, dans la course aux caméras, ceux qui ont une sécurité de l’emploi interdite aux patrons anonymes et méprisés qui les font vivre.

Les syndicats n’ont pas fait leur travail face à la crise

Au-delà de cette journée d’action, il est consternant de voir que les syndicats de salariés n’ont pas objectivement alerté l’exécutif au cours du premier semestre 2008 quand tous les signes d’une détérioration de l’activité étaient là. Empêtrés dans les postures idéologiques et démagogiques, ces syndicats n’ont fait aucune analyse sérieuse de la situation et se sont contentés des mêmes arguments populistes usés depuis trop longtemps. Ils n’ont alors pu faire de propositions pour relancer la croissance, seul moyen de créer durablement des emplois et d’augmenter le pouvoir d’achat. Relancer l’économie et retrouver la confiance passent pourtant par la mobilisation de tous les actifs et non le sempiternel et coupable blocage : le Cerf propose ainsi de soutenir l’activité et donc l’emploi en permettant que le salaire brut chargé correspondant à toute nouvelle embauche en CDI vienne en diminution du total des charges sociales à payer des TPE. Cette mesure, limitée à l’année 2009 et aux entreprises de moins de 50 salariés, permettrait ainsi à masse salariale égale, de créer des emplois productifs, de gagner en productivité, de relancer l’activité, de baisser le coût du travail et donc d’améliorer la compétitivité de nos petites entreprises.

La France a besoin d’une mobilisation nationale en faveur de l’activité et de ses Très Petites Entreprises, pas d’une grève et de blocages rétrogrades : le Cerf en appelle donc à la responsabilité des leaders syndicaux qui prendraient le risque, en persistant dans leur appel à la grève, de faire la démonstration du peu de cas qu’ils font du travail et de l’activité, au final des salariés !

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