Sommet social : oui à l’augmentation des revenus

fév 16th, 2009 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués

Avant même le sommet social du 18 février à l’Elysée, les principales centrales syndicales ont appelé à une nouvelle journée de grèves et de manifestations le 19 mars. Les syndicats de salariés qui réclament toujours une hausse du Smic et des salaires, disent vouloir « maintenir la pression dans l’unité d’action ».

Les centrales syndicales veulent faire croire aux Français qu’ils mettent la pression sur un président de la République qui distribue des milliards aux banques et aux constructeurs automobiles alors qu’ils mettent en réalité une pression insoutenable sur des entreprises qui doivent maintenant affronter trois crises en même temps :
- une crise financière où leur banque leur a coupé un robinet à liquidités pourtant vital pour toutes les TPE-PME qui ne couvrent pas leurs besoins en fonds de roulement ;
- une crise économique où les carnets de commande des TPE-PME s’effondrent puisque  leurs clients ont baissé leur consommation et leurs investissements faute de financement ;
- une crise sociale où les syndicats menacent l’activité par l’appel à répétition à la grève et aux manifestations, et plaident pour une augmentation des charges qui pèsent sur des entreprises déjà fragilisées !

Dans ce contexte, le Cerf est résolument opposé à une augmentation générale des salaires et en particulier du Smic qui mettrait définitivement par terre des centaines de milliers de TPE-PME : il est, en effet, irresponsable d’exiger une hausse de la masse salariale alors que le nombre de défaillances d’entreprises a déjà augmenté de 14% en 2008 et ce chiffre devrait s’aggraver en 2009. En revanche, le Cerf qui défend depuis sa création, le pouvoir d’achat des salariés, est favorable à une augmentation des revenus. Les Créateurs avancent trois solutions :
- une amélioration du dispositif des heures supplémentaires. En 2008, 5,5 millions de salariés ont gagné en moyenne quasiment un mois de plus. Le Cerf qui est à l’origine de la réforme, plaide pour un assouplissement des conventions collectives afin d’augmenter le contingent d’heures supplémentaires et réclame toujours la suppression des charges patronales afin de baisser le coût du travail.
- une baisse généralisée des charges sociales en reportant une partie du financement de la protection sociale sur la consommation. Ainsi, les salariés verraient leur revenu augmenter sans hausse de salaire. Déjà les cotisations sociales payées par les salariés et les patrons ne représentent plus que 60% du financement de la Sécurité sociale : ce pourcentage est amené à baisser car ces charges pèsent sur l’activité, la création d’emplois et la compétitivité de nos entreprises.
- une exonération de la TVA sur les produits de première nécessité. Dès le mois d’août dernier, le Cerf a plaidé pour une suppression ciblée de cette taxe sur des produits qui sont fabriqués en France : pain, lait, œufs, pâtes, huile, pomme de terre… Cette mesure permettrait de redonner du pouvoir d’achat aux Français et de favoriser la consommation.

A l’évidence, les centrales syndicales sont entrées dans un rapport de force avec le président de la République mais ce sont les entreprises et leurs salariés qui risquent d’être les grands perdants de la négociation. En période de récession, toute augmentation du coût du travail se traduit inévitablement par une hausse des faillites et des licenciements économiques, elle rendra encore plus difficile le retour à l’emploi des chômeurs. Les syndicats de salariés sont-ils prêts à assumer les conséquences de leur irresponsabilité ?

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