Caisse d’Epargne-Banques populaires : pour une fusion au service des TPE-PME

mar 2nd, 2009 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués

La fusion de la Caisse d’Epargne et des Banques populaires va donner naissance au deuxième groupe bancaire français en termes de dépôt (458 milliards d’euros). L’Etat apporte 5 milliards sous forme de dette et d’actions de préférence convertibles en actions ordinaires d’ici trois à cinq ans, et pourrait ainsi détenir jusqu’à 20% du capital du nouvel ensemble qui compte 34 millions de clients. Le Cerf est convaincu que cette reprise en main de l’Etat imposée par les pertes de la filiale commune, Natixis (2,8 milliards d’euros), représente une formidable opportunité pour révolutionner les pratiques des banques et mettre enfin un terme aux abus de position dominante constatés.

En effet, le Cerf considère que l’Etat disposera avec le deuxième groupe bancaire français d’un bras armé pour créer une banque au service du financement des TPE-PME à un moment où les petites entreprises lâchées par leur banquier, doivent faire appel au Médiateur du crédit pour espérer obtenir des liquidités. En clair, la direction du nouvel ensemble doit décider une révision générale de la politique tarifaire et de l’accès au crédit. Le Cerf suggère que les premières mesures conduisent à :
- rétablir les autorisations de découvert qui étaient auparavant accordées aux PME ;
- facturer ces découverts au prix du crédit ;
- baisser les frais bancaires ;
- supprimer  les dates de valeur ;
- renégocier les crédits en cours afin de baisser le montant des échéances mensuelles et les besoins de trésorerie
Concurrence oblige, les autres grandes banques françaises seraient contraintes de s’aligner sur les pratiques de la Caisse d’Epargne-Banques populaires.

Cependant, la fusion des deux banques mutualistes ne sera effective que le 1er juillet prochain, en attendant, ce sont des dizaines de milliers d’entreprises qui risquent de déposer le bilan faute des liquidités nécessaires pour continuer leur activité. C’est pourquoi le Cerf demande une nouvelle fois au gouvernement de décider un report et un échelonnement au prix du crédit des cotisations Urssaf, Unedic et de la TVA interentreprises. Selon le dernier baromètre Ifop Fiducial, 62% des patrons de TPE sont d’ailleurs favorables à la proposition du Cerf de rééchelonner le paiement des cotisations sociales. Cette mesure simple et rapide à mettre en oeuvre, à effet immédiat, reste le plus sûr moyen de sauver de la faillite des milliers d’entreprises et les emplois qui en dépendent, en attendant une révolution des pratiques bancaires.

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