La France malade de ses indicateurs Ai??conomiques

juin 19th, 2009 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués

Officiellement, des divergences de vues stratAi??giques et managAi??riales ont conduit le dAi??lAi??guAi?? gAi??nAi??ral de la FNAIM Ai?? quitter ses fonctions. Officieusement, un dAi??saccord sur les chiffres communiquAi??s par la FNAIM sur les prix de lai??i??immobilier serait Ai?? lai??i??origine de la rupture. Le syndicat dai??i??agent immobilier avait annoncAi?? une augmentation de +3% dans lai??i??ancien en avril par rapport au mois prAi??cAi??dent. Un chiffre qui avait laissAi?? beaucoup de professionnels sceptiques compte tenu du trA?s fort ralentissement du nombre de transactions. Sur son blog, le journaliste des Echos, Dominique Seux estime que Ai?? la France nai??i??a pas du tout le systA?me statistique quai??i??un grand pays devrait avoir dans ce domaine Ai??.

Au delAi?? du seul secteur immobilier, le Cerf dAi??nonce depuis plusieurs annAi??es l’insuffisance et l’inadAi??quation des instruments de mesure et de pilotage de lai??i??Ai??conomie franAi??aise pour permettre aux agents Ai??conomiques et en particulier au gouvernement dai??i??anticiper les ralentissements dai??i??activitAi?? et de prendre les bonnes dAi??cisions. En effet, le Cerf a par exemple constatAi?? que lai??i??Insee nai??i??avait pas de visibilitAi?? rAi??elle sur les entreprises qui rAi??alisent moins de 1,5 million dai??i??euros de chiffre dai??i??affaires ; 750 000 euros pour la Banque de France. Quant Ai?? lai??i??Acoss, elle publie, chaque trimestre, le niveau dai??i??emploi dans les entreprises de plus de vingt salariAi??s ! Or une TPE, 95% des entreprises en France, compte moins de 20 salariAi??s et rAi??alise en moyenne un chiffre dai??i??affaires infAi??rieur Ai?? 400 000 euros… DA?s lors, il nai??i??est pas Ai??tonnant que les Ai??diles de Bercy nai??i??aient pas dAi??celAi?? les signes de la crise Ai??conomique au dAi??but de lai??i??annAi??e 2008 et quai??i??il ait fallu attendre que cette crise se diffuse aux plus grosses entreprises Ai?? la rentrAi??e, pour que le gouvernement, en dAi??pit de son volontarisme, prenne conscience de la gravitAi?? de la situation et annonce un plan de relance. Les « principales » organisations patronales devaient attendre, elles, l’annonce de la faillite d’une banque amAi??ricaine pour dAi??couvrir que la crise ravageait notre Ai??conomieai??i??

Le Cerf constate cependant que les chiffres mesurant lai??i??activitAi?? et lai??i??emploi dans les TPE existent puisquai??i??ils sont dAi??jAi?? collectAi??s par lai??i??Urssaf, le TrAi??sor, les Assedicai??i?? Pas moins de 8836 obligations administratives pA?sent sur les chefs dai??i??entreprise, ce qui reprAi??sente un coAi??t de gestion considAi??rable pour les TPE-PME et pour lai??i??Etat. Ces donnAi??es micro-Ai??conomiques, indispensables pour affiner les analyses macro-Ai??conomiques, ne sont pourtant pas utilement exploitAi??es pour mesurer par exemple lai??i??impact dai??i??une dAi??cision publique ou de la crise financiA?re sur lai??i??activitAi?? de ces entreprises. Il faut en gAi??nAi??ral attendre que les recettes fiscales et sociales ne rentrent plus pour que cette mA?me administration et les ministA?res de tutelle, sai??i??aperAi??oivent un peu tard que la santAi?? Ai??conomique et financiA?re de ces TPE-PME sai??i??est dAi??tAi??riorAi??e.

Le Cerf dAi??plore enfin que les syndicats de salariAi??s comme patronaux nai??i??aient pas la curiositAi?? de demander Ai?? ce que lai??i??on publie les statistiques disponibles sur les TPE car ce serait pourtant le seul moyen de mesurer la santAi?? des entreprises et leurs capacitAi??s Ai?? absorber par exemple une hausse du Smic, des taux dai??i??intAi??rA?t ou des prAi??lA?vements obligatoires. Certes, cela les obligerait Ai?? travailler davantage pour l’intAi??rA?t de leurs mandants, mais cela ne laisserait plus le champ libre Ai?? des postures idAi??ologiques. La baisse continuelle du taux de marge des entreprises ces derniA?res annAi??es, et le revenu moyen des patrons (22 100 ai??i?? par an) auraient dAi??jAi?? dAi?? alerter les syndicats : les organisations patronales nai??i??auraient jamais dAi?? laisser la situation financiA?re de ces entreprises se dAi??grader car cai??i??Ai??tait alors prendre acte dai??i??une rAi??duction de leurs capacitAi??s dai??i??autofinancement et les laisser se fragiliser. De mA?me, les syndicats de salariAi??s qui clament dAi??fendre lai??i??emploi et le pouvoir dai??i??achat, ne pourraient demander encore et toujours une augmentation des charges et de la pression fiscale sur ces entreprises.

Bref, les indicateurs Ai??conomiques qui portent sur les TPE, reprAi??sentent une production de connaissances capitale pour faire prendre conscience aux syndicats quai??i??il est plus que temps qu’ils se mettent au travail et arrA?tent de jouer avec lai??i??argent de ceux qui crAi??ent la richesse et les emplois. Surtout, le gouvernement doit se doter des outils de mesure et de pilotage pertinents, sinon l’exAi??cutif ne peut remplir pleinement sa mission et atteindre ses objectifs. Topamax overdose how much Buy diabecon reviews Keppra price canada

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