Plainte en diffamation : la CGPME rêve de bâillonner le Cerf

juil 8th, 2009 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués

Hervé Lambel, porte-parole du Cerf et président du Cerf Paris Ile-de-France, est mis en examen dans le cadre d’une plainte pour diffamation déposée par la CGPME et l’Agefos-PME, l’organisme de formation professionnelle contrôlé par la CGPME, lesquelles n’ont pas supporté d’avoir été qualifiées « d’incompétentes ». Cette plainte porte en effet sur un communiqué du Cerf du 24 juin 2008 consacré aux dérives financières des syndicats de salariés et patronaux dans la gestion des fonds de la formation professionnelle. Le Cerf y fait clairement référence au dossier du magazine Le Point du 19 juin 2008 qui s’appuie notamment sur les rapports de la Cour des comptes et de la Direction Générale de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (DGEFP). Résultat, le Cerf est attaqué pour diffamation et l’organe de presse à l’origine de la diffusion de ces informations laissé à son exercice du droit de critique. Une liberté d’expression à nouveau utilisée par le magazine Capital dans son numéro du mois de juillet 2009 qui n’épargne pas les plaignants…

« Cette affaire dans l’affaire ne nous étonne guère » a réagi Hervé Lambel. En effet, les fondateurs du Cerf sont l’objet d’attaques constantes de la CGPME depuis 2001 : membres de la CGPME Paris depuis 1977, ils ont demandé à plusieurs reprises des éclaircissements sur la gestion des fonds de la formation professionnelle et les comptes du syndicat. En l’absence de réponse satisfaisante et face à la violation répétée des statuts, ils ont alors introduit une demande de nomination d’un administrateur provisoire en mars 2002 dans le but de faire la clarté sur les comptes de la CGPME Paris. Cette affaire, toujours pendante en 2009, a pourtant conduit à leur exclusion immédiate de la CGPME et a valu à leur représentant, la suppression de tous ses mandats patronaux…
Le départ en juin 2002 du président de la CGPME, Jacques Freidel, mis en place par l’UIMM et remplacé par Jean-François Roubaud, n’a rien changé à l’égard de ceux qui demandaient plus de clarté sur les comptes. Cette année-là, ce sont donc au total sept structures d’arrondissements sur vingt, représentant 70% des entreprises adhérentes de la capitale, qui ont été contraintes de quitter le syndicat parisien… Le Cerf est donc né en 2003 de cet échec de la CGPME Paris, qui continue pourtant d’encaisser des cotisations des membres de ces structures indépendantes qu’elle a elle-même radiées. Les fondateurs du Cerf ont donc été contraints d’introduire de nouvelles actions et notamment de déposer plainte contre la CGPME Paris pour escroquerie en 2006 et 2008.
Dès lors, il n’est pas surprenant que la CGPME, par la voix de son président, cache à ses membres les vraies raisons qui ont conduit à l’exclusion des fondateurs du Cerf et continue de faire croire qu’ils auraient délibérément quitté la CGPME pour fonder un « groupuscule » voir une « officine » concurrente (Cf. les lettres de Jean-François Roubaud du 20 janvier et 29 juin 2009 envoyées aux adhérents).

« Cette poursuite en diffamation est évidemment un prétexte » explique Hervé Lambel, « la CGPME ne sait plus quoi tenter pour nous faire abandonner les procédures en cours et nous faire taire ». Car le syndicat voit l’influence du Cerf grandir à un an du renouvellement de l’équipe dirigeante et des élections aux Chambres de Commerce : « Depuis six ans, nous marquons le paysage économique et social d’une empreinte discrète mais indélébile grâce à une suite de succès incontestables : délais de paiement sur les cotisations Urssaf, défiscalisation des heures supplémentaires, exonération des plus-values commerciales… » explique Hervé Lambel. Les Créateurs ont été également le premier syndicat patronal à alerter les pouvoirs publics sur l’impact de la crise financière sur la trésorerie des entreprises, et à faire des propositions concrètes pour contrecarrer la dégradation du financement de l’activité. « Ses dirigeants savent que beaucoup de patrons se reconnaissent davantage dans le Cerf que dans la CGPME » assure Hervé Lambel, « nous avons suffisamment d’appels de patrons CGPME, y compris de représentants de fédérations, pour savoir que nous gênons ».

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