Baisse de la pression sur les entreprises = condition de la reprise

juin 4th, 2010 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués

Réduire les déficits sans compromettre la reprise. François Fillon a annoncé la suppression de certaines niches fiscales et un coup de rabot de 10% sur les autres. Le Cerf se félicite que le Premier ministre ait assuré qu’il ne touchera pas aux allègements de charges sociales : « Il ne faut pas alourdir le coût du travail », explique François Fillon au journal L’Est Républicain, « Sur certains secteurs, l’écart de compétitivité avec l’Allemagne atteint jusqu’à 20 %. Nous ne pouvons pas décrocher par rapport à l’économie allemande ».

Le Cerf préconise la baisse du coût du travail et de la pression sur les entreprises pour lutter contre les défaillances d’entreprises  et soutenir la reprise économique. En effet, Bercy estime que supprimer les exonérations de charges patronales détruirait entre 600 000 et 800 000 emplois à un moment où le nombre de chômeurs atteint les 2,7 millions, soit 9,5% de la population active. Augmenter le coût du travail reviendrait à fragiliser l’emploi et l’activité, donc les espoirs de relance. C’est pourquoi le Cerf déplore la suppression au 30 juin du dispositif Zéro charges pour toute embauche dans une TPE de moins de 10 salariés : cela représentait une économie de 185 euros par mois et par salarié payé au Smic, soit près de 9% du revenu moyen d’un employeur avant la crise , et 1 million d’embauches depuis la mise en place du dispositif en décembre 2008.

Enfin, le Cerf considère que la volonté de l’exécutif de baisser la pression sur les entreprises doit s’accompagner d’une action conduisant à une modification profonde du comportement des banques. UFC Que Choisir vient de publier une nouvelle enquête accablante sur des frais facturés par les banques : elles capteraient ainsi 15 milliards d’euros par an, au détriment des entreprises et des ménages. Ces ressources, à comparer avec les 17 milliards du plan de soutien accordés par l’Etat aux banques pour le financement des entreprises en octobre 2008, font gravement défaut au reste de l’économie réelle pour financer l’activité. Le Cerf reste mobilisé sur ce sujet avec la pétition contre les abus bancaires adressée au président de la République et aux parlementaires.

Je signe la pétition contre les abus bancaires

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