Banques : « Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir »

juil 28th, 2010 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués

Nous y voilà, l’été qui n’en finit pas d’arriver nous apporte une nouvelle étude sur les banques. D’après la Fédération des centres de gestion agréés, 65% des entreprises seraient satisfaites de leur relation avec leur banque. Conclusion : tout irait bien.

S’il est vrai qu’en politique, 65% d’opinions favorables ressemblent à un satisfecit (50% suffisants à se faire élire), il n’en est pourtant rien en matière commerciale et économique. Car si le marché n’est pas faussé, 35% de clients mécontents représentent un taux catastrophique en termes d’image et de résultat, sans parler du plan actionnarial s’il s’agit d’une entreprise cotée en bourse. Heureusement pour les banques, l’oligopole bancaire bénéficie d’une clientèle captive qui lui permet de ne pas modifier ses pratiques pour maintenir son niveau de résultat, lequel, pour le coup, est effectivement excellent. Tant mieux pour les banques, tant pis pour leurs clients. Et tant pis pour l’économie et les emplois.

Car la réalité est bien là : 35% d’entreprises insatisfaites, ce sont 35% des créateurs d’emplois et de richesse du pays dont les besoins ne sont pas satisfaits. Pour le dire autrement, ce serait 35% d’une équipe sportive qui ferait la compétition en étant sous-oxygénée. On comprend alors sans mal le nombre des abandons, les difficultés à se maintenir en tête du classement et l’impossibilité d’avoir le niveau de performance collectif dont notre économie a besoin pour assurer la croissance nécessaire à la relance et aux financements divers et variés de la solidarité, des soins, de l’éducation, de la culture…

Il faut bien comprendre que la politique des banques en matière de frais, lesquels augmentaient les besoins de financement des entreprises au fur et à mesure que celles-ci rencontraient des difficultés, a eu un effet amplificateur de la crise économique. C’est pourquoi le Cerf n’a eu de cesse d’appeler à un changement de comportement de la part des banques, et de proposer autant des mesures incitatives, de régulation, qu’un encadrement légal, notamment grâce à la pétition contre les abus bancaires. De nombreux députés et sénateurs ont manifesté leur inquiétude sur ce plan, sans que cela n’aboutisse à des propositions ou des mesures concrètes. Le Ministre de l’économie a commandé un rapport sur les frais bancaires, dont l’auteur, un banquier, a rendu les conclusions qui ne sont pas à la hauteur du problème ! Aujourd’hui, enfin, timidement, d’autres organisations patronales commencent à reprendre les positions du Cerf sur un dossier qui reste majeur et qui ne permet aucune impasse.

Les choses avancent, mais trop lentement au regard de l’ampleur des difficultés quotidiennes rencontrées par les entreprises, des enjeux économiques et, il ne faut pas se tromper, politiques. 35% d’entreprises insatisfaites, ce sont près d’1 million de patrons et leur conjoint. Sans parler de leurs salariés qui se sentent menacés.

Je vote pour des banques éthiques et justes

Je signe la pétition contre les abus bancaires

Je diffuse la pétition contre les abus bancaires

Je soutiens la pétition et l’action contre les abus bancaires

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