Heures supplémentaires : l’accélérateur de relance

août 27th, 2010 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués, à la Une

L’activité enregistre des signaux positifs dans plusieurs secteurs. Les entreprises doivent pouvoir s’ajuster aux variations de la demande pour transformer l’essai en reprise. Elles disposent pour cela d’un outil efficace : les heures supplémentaires. Leur nombre a augmenté de 4,5% au deuxième trimestre 2010 par rapport à la même période l’année dernière et de 4,8% par rapport au trimestre précédent. Les heures supplémentaires sont bien reparties à la hausse même si le volume reste en dessous du début de l’année 2008. Ces chiffres confirment surtout qu’un certain nombre d’entreprises font face à une amélioration de leur carnet de commandes.

Le Cerf, à l’origine de la réforme sur les heures supplémentaires mise en oeuvre le 1er octobre 2007, a défendu la pertinence de ce dispositif y compris pendant la crise quand tous les syndicats réclamaient sa suppression pure et simple. Les Créateurs considèrent en effet que cette réforme a deux vertus : elle permet aux petites entreprises de s’adapter rapidement et facilement aux variations d’activité à la hausse comme à la baisse, et donc de satisfaire au mieux leurs clients. La réforme confirme son rôle de formidable levier de relance. Seconde vertu, les heures supplémentaires permettent de distribuer du pouvoir d’achat aux salariés : les grands bénéficiaires de la réforme restent les bas salaires et plus particulièrement, les salariés des TPE restés aux 39 heures qui ont vu leur revenu mécaniquement augmenter.

Malgré les effets bénéfiques évidents des heures supplémentaires, les syndicats continuent de faire un mauvais procès à cette réforme. Ils lui reprochent son coût : entre 3 et 4 milliards d’euros en année pleine – 1,391 milliard sur le premier semestre 2010 – versés par l’Etat à la Sécurité sociale pour compenser les exonérations de charges salariales mais ils omettent de préciser que ce sont eux qui ont exigé ces compensations qui n’étaient pas dues. De plus, il faut rapporter ce chiffre aux 24 milliards d’allègements de cotisations sociales dont la moitié est consacré à la mise en oeuvre des 35 heures ! Les syndicats considèrent également que les heures supplémentaires se font au détriment de l’embauche : il savent pourtant qu’il n’est ni envisageable, ni souhaitable d’un point de vue pratique que les petites entreprises embauchent des « extras » pour effectuer quelques heures par-ci par-là sans savoir si celles-ci auront besoin de cette main d’oeuvre la semaine suivante. Que diraient alors ces mêmes syndicats enfermés dans des postures populistes ? Que les patrons organisent la précarité !

Il est fort dommageable que les syndicats continuent de prendre les Français pour des idiots et d’agiter des chiffons rouges. La suppression de la loi TEPA ne permettrait pas de faire baisser le chômage, pas plus que les atermoiements sur la réforme des retraites n’améliorent les finances publiques et le pouvoir d’achat des Français.

Je vote pour le maintien de la réforme sur les heures supplémentaires

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