La triche des banques dévoilée: le Cerf en appelle au gouvernement

sept 21st, 2010 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués

Dénoncées depuis plusieurs années par le Cerf, les pratiques abusives et anticoncurrentielles des banques viennent d’être sanctionnées par la Haute Autorité de la Concurrence. Onze établissements bancaires français écopent ainsi d’une amende de 384,9 millions d’Euros pour avoir mis en place, de façon concertée, des commissions interbancaires non justifiées, répercutées sur leurs clients professionnels, notamment les commerçants.

La sanction qui frappe le cartel des banques est d’autant plus cocasse qu’elle fait suite à des plaintes déposées par la grande distribution, l’autre grand cartel organisé en oligopole dont les abus de position dominante et les pratiques anticoncurrentielles sont connues de tous.

Parmi les onze, cinq banques ayant joué un rôle actif ont vu leur amende majorée de 20% pour avoir été déjà sanctionnées en 2000 pour pratiques anticoncurrentielles en matière de crédits immobiliers.

Comme le Cerf, la Haute Autorité souligne que « les comportements sanctionnés sont très illustratifs du fonctionnement du monde bancaire, qui ne fait pas profiter ses clients d’une réforme d’intérêt général permettant une meilleure efficacité économique« . Et de mettre en évidence les économies réalisées par les banques grâce à l’informatique, laquelle sert même à justifier de nouveaux frais !

Cette pratique n’est pas limitée au seul traitement des chèques, mais participe, avec les autres agissements des banques, à affaiblir le tissu économique. Le Cerf a d’ailleurs mis en évidence leur rôle amplificateur de la crise économique, notamment à cause de leur politique des frais facturés aux entreprises, aggravant les problèmes de trésorerie des professionnels. Il a d’ailleurs fallu l’action positive du Médiateur du crédit pour sauver plus de 11 000 entreprises de défaillances majeures, principalement dues aux pratiques bancaires. Combien d’autres auraient pu l’être si les réseaux bancaires avaient joué le jeu de l’ouverture à la concurrence et d’une éthique plus grande ? Au final, c’est l’action de l’Etat et les efforts consentis par tous pour la relance et soutenir l’activité et l’emploi qui sont entravés.

Si les banques épinglées peuvent faire appel de la décision qui les frappe, elles restent dans la ligne de mire des enquêteurs qui s’intéressent maintenant aux commissions sur les moyens de paiement, notamment sur les cartes bancaires.

Commission européenne, Haute Autorité de la Concurrence, rapport au Ministre de l’Economie et des finances, actions des associations… malgré le silence assourdissant des organisations patronales « représentatives » sur un sujet majeur, l’étau semble enfin se resserrer autour d’acteurs essentiels de l’économie qui ont joué contre le collectif. C’est pourquoi le Cerf, suite à sa pétition contre les abus bancaires, en appelle à Madame Christine Lagarde, qui traite aujourd’hui même des questions des frais bancaires, et au plus haut niveau de l’Etat pour que toutes les mesures soient prises pour mettre un terme à des pratiques destructrices de valeur. Après la sanction et le recadrage nécessaire, il faudra se pencher sur la question du dédommagement des victimes, qui n’ont pu que subir les abus de l’oligopole. Le Cerf avait notamment proposé la possibilité de mettre en place des class actions pour les petites entreprises qui ont eu à subir des pratiques contre lesquelles il leur était quasiment impossible de se défendre seules.

2 réponses to “La triche des banques dévoilée: le Cerf en appelle au gouvernement”

  1. sohier on 11th octobre 2010 9:02

    je suis artisan depuis 2009 je suis en difilculter financiere il a fallu licencier.
    le gouvernement parlait des prets aupres de OSEO impossible ce sont les banques qui decide.
    les CRPS =camouffler le chomage en attendant j’ai payer tres cheres
    le gouvernement aidait les banquierset les gros industries (prime a la casse)aucune aide pour les artisans au contraire le gouvernement met en place l’auto entreprise=(mal façon ,pas de decenal,moin de charge social a payer) de la concurence deloyale.
    AUCUN SINDICAT NOUS ONT DEFENDU
    l’actualité a ce jour la reforme de retraite.je suis contre cette reforme je travaille depuis l’age de 16 ans a qu’elle age je vais partir et dans qu’elle etat je vais etre.la le gouvernement touche au aquit de la fonction publics là les sindicat bouge et appel a tout les actif a venir a leur coté.SA NE MANQUE PAS D’AUDACE.

    moi je dit GOUVERNEMENT = BANQUE

    on a un gouvernement tres dangereux qui bloc l’economie et la relance

  2. Suzana on 13th avril 2012 3:36

    Attention à la pensée magique style Mélenchon sur la dette !Voir cet atlicre sur et notamment ce paragraphe :5b0. Mais ne suffit-il pas de demander à la BCE d’émettre des euros pour rembourser les dettes publiques ? « Comme avant 73» disent les sachants… Avant 73 régnait le ab Gold exchange standard» : les banques centrales faisaient ce que les gouvernements impécunieux leur disaient, mais la monnaie se dévaluait par rapport à une monnaie mondiale, l’or représenté par le dollar, échangeable contre l’or. Avec la fin de la convertibilité-or, les monnaies mondiales sont devenues de la pure monnaie papier, fondée sur une évaluation du crédit que les grands acteurs économiques pouvaient se reconnaître les uns les autres. D’où l’apparition de ab règles de prudence», tel le principe de la «double signature « (un état emprunte aux banques et les banques escomptent les titres de la dette publique auprès de la Banque centrale). Ces règles sont peut-être mauvaises, mais il faudra toujours des règles prudentielles, car une Banque centrale n’émet que du papier, des paris sur le fait que les crédits qu’elle accorde à un état ou une banque ou une entreprise seront bel et bien remboursés. Le problème, c’est que les Banques centrales ne créent pas de la valeur, mais du papier –crédit (à cours forcé, quand même). Si elles comblent le déficit d’un Etat par la planche à billet, ce déficit (le fait que l’Etat dépense plus qu’il ne prélève d’impôt) ne disparait pas pour autant. Ce crédit a toutefois un effet positif : le moteur économique continue à tourner. C’est ce qu’on appelle le «multiplicateur monétaire», et grâce à cette injection de crédit et au surcroit d’activité qu’il permet (si tout va bien par ailleurs…), il y a de nouveaux impôts qui rentrent, ce qu’on appelle le «seigneuriage» (le fait de récolter de la richesse en émettant de la monnaie papier). Mais ce n’est qu’une part : le reste passe en inflation, la monnaie papier représente moins de valeur. Quand on exagère, comme l’a fait l’Amérique Latine dans les années 70-80 (les Etats fonctionnaient sans lever beaucoup d’impôt, grâce au seigneuriage), on finit par l’hyperinflation. Par ailleurs la monnaie papier que les Banques centrales émettent ne peut pas servir à payer le déficit réel du commerce extérieur. Cette fois c’est la valeur externe de la monnaie qui baisse. Ce qui se passe depuis 30 ans pour le dollar, et cela se traduit par la stagnation du niveau de vie des travailleurs américains, alors même qu’ils se fournissent largement sur un marché mondial où ab tout baisse», du fait de l’élargissement du salariat à des pays à très bas salaire.

Commenter cet article...
Pour afficher un avatar avec votre commentaire, inscrivez vous sur gravatar!