Marche ou grA?ve : dommages collatAi??raux de blocages sociaux

oct 11th, 2010 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués

La CGT et la CFDT ont lancAi?? un appel Ai?? la grA?ve reconductible (illimitAi??e pour certaines branches) Ai?? partir de mardi 12 octobre.

LancAi??s dans une dAi??marche politicienne, ces derniers se confondent mA?me parfois avec un vrai parti et en vont de leurs prAi??dictions et analyses politiques : pour les uns, « un gouvernement, quel qu’il soit, qui ignore Ai?? ce point un mouvement social se condamne pour les prochaines Ai??chAi??ances Ai??lectorales ». La rAi??ciproque est-elle aussi valable ? Un syndicat ignorant Ai?? ce point la chute du nombre de ses adhAi??rents se condamnerait Ai?? coup sAi??r lui aussi pour ses propres Ai??chAi??ances Ai??lectorales. Heureusement pour M. Thibault, lui nai??i??est pas Ai??lu au suffrage universel contrairement au gouvernement, et ne risque donc pas de sanction suite aux nombreuses destructions dai??i??emplois liAi??es aux blocages quai??i??il organise. Il serait par ailleurs dAi??ontologiquement questionnable et intellectuellement douteux de penser que par analogie, cette dAi??saffection gAi??nAi??ralisAi??e pour le gouvernement signifierait une adhAi??sion automatique aux actions et dAi??cisions du meneur CGTiste.

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Pour la CFDT, « ceux qui veulent radicaliser le mouvement, appeler Ai?? la grA?ve gAi??nAi??rale, souvent veulent rentrer dans une dAi??marche politique ». Nai??i??est-ce pas dAi??jAi?? radical dai??i??appeler Ai?? une grA?ve reconductible, voire illimitAi??e ? Quand les trains, les transports et la poste bloquAi??s, ce sont les rA?glements des factures qui nai??i??arrivent pas et mettent les petites entreprises en difficultAi??, les soumettant notamment aux frais ponctionnAi??s automatiquement par les banques ! Nai??i??est-ce pas radical quand dans une TPE qui Ai??quivaut Ai?? 4 emplois en moyenne, lorsquai??i??un collaborateur qui nai??i??arrive pas Ai?? son travail, cela signifie une perte de capacitAi?? dai??i??activitAi?? de 25%, en plus Ai?? rAi??partir sur les autres – quand cai??i??est possible ? Et pour quel rAi??sultat ?

Monsieur Thibault nous dit « nous entendons tous ceux qui nous disent qu’ils ne peuvent pas cumuler un grand nombre de jours de grA?ve. » Mais se soucie-t-il seulement de tous ceux que ces grA?ves Ai?? Ai??-qui-mieux-mieux Ai?? mettent en pAi??ril dA?s le premier jour ? Outre les questions de morale, dai??i??Ai??thique, et de responsabilitAi?? envers son prochain, ces syndicats remplissent-ils leur rA?le ? Peut-on encore parler de solidaritAi?? lorsque ces syndicats se rendent responsables de la destruction de TPE, victimes collatAi??rales, suite aux problA?mes logistiques engendrAi??s par ces blocages? Rien nai??i??est moins sAi??r. Souvenons-nous lai??i??Ai??tAi?? dernier, lorsque les centrales salariales bloquaient lai??i??Eurostar entrainant des pertes colossales pour lai??i??exploitant. Est-il dA?s lors Ai??tonnant que lai??i??on voit par la suite Eurostar prAi??fAi??rer Siemens Ai?? Alstom, et Alstom annoncer ensuite une suppression de 4000 emplois dai??i??ici 2012 ? Quels choix feront les armateurs qui nai??i??auront pas accA?s aux ports franAi??ais ? Depuis 30 ans, Anvers, Rotterdam et Barcelone ont su en profiter au dAi??triment de lai??i??emploi et de lai??i??activitAi?? Ai??conomique en France.Ai??

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A chaque manifestation, les syndicats espA?rent faire mieux que la fois prAi??cAi??dente. Avec un score de plus de 10 000 entreprises dAi??truites et 40 000 emplois sacrifiAi??s en 1995, quelle hAi??catombe nous promettent-ils aujourdai??i??hui sous couvert de raisons fallacieuses ?
DA?s lors, plus personne ne peut croire aux beaux discours sur une prAi??tendue dAi??fense de lai??i??intAi??rA?t gAi??nAi??ral.

Sources: http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/10/08/les-syndicats-et-le-piege-de-la-greve-reconductible_1422308_3232.html Phone tracker, Mobile tracking.

16 réponses to “Marche ou grA?ve : dommages collatAi??raux de blocages sociaux”

  1. LECLERCQ on 12th octobre 2010 12:52

    En général, je suis assez d’accord avec vos propos, vos commentaires, vos idées, vos propositions.
    Mais dans le cas de ce communiqué de presse, vous ne voyez que par votre petit bout de votre lorgnette.
    Je ne crois pas qu’une telle mobilisation, dans les faits, dans la rue et dans les sondages, soit à mépriser de la sorte. Certe, cela occasionne des désagréments (j’en subi, étant moi même indépendant), mais il s’agit en l’occurrence de défendre un choix de société.
    Alors, si votre choix de société, c’est « laissez moi faire mon travail sans aucune gêne », cela ne marchera pas. Nous sommes dans une société où tout interagi, vous ne pouvez pas rester dans votre coin, en ignorant ce qu’il se passe à coté.
    J’ai connu les grèves de 1995, et ma famille a fait parti de ces dommages collatéraux, je sais donc de quoi je parle.
    Cordialement

  2. GOSSON on 12th octobre 2010 1:26

    J’accuse réception de votre fax concernant les grèves ..
    Je suis patron de PME de moins de 10 salariés depuis 1985 . Et à ce titre je me permet ce commentaire .
    Plus de 70 % des Français soutiennent cette grève ce n’est sans doute pas pour rien .
    . Je crois que c’est grâce à des gens comme vous que les syndicats existe ,sans eux et avec des gens comme vous je pense qu’on serait toujours au temps de l’esclavage et du travail 7jrs / 7
    Je pense que ce sont mes salariés avec moi qui créent la richesse de mon entreprise et à ce titre ils ont droit à ma considération.
    Mais sans doute préférez vous à Mr Thibault , Les « voyous » qui nous gouvernent . Regardez d’un oeil plus objectif les affaires en cours . Les cigares de Mr Blanc, Woerth / Bétancour , les comptes créés par Mr Sarkozy pour la campagne Baladur , Etouffement des emplois fictifs Chirac , Les procureurs qui ne veulent pas que des Juges indépendants instruisent les affaires … etc …
    66% du déficite des retraites est du à la crise créé par les banques et les amis de Mr Sarkozy , 80 % des efforts est demandé aux salariés dont je suis
    Comment voulez vous que les gens n’aient pas envie de blocage et de révolution alors qu’on leur demande de travailler plus pour gagner moins …

  3. BAGNATO on 12th octobre 2010 1:49

    Merci de nous rappeler au bon souvenir des grévistes… Je suis mère de quatre enfants, exerce dans une TPE familiale et pour soulager les instituteurs non-grévistes obligés d’accueiller les élèves des collègues grévistes et éviter que mes enfants collégiens ne soient gardés dans des réfectoires (car salles de permanence surchargées) sous la responsabilité de surveillants en sous-effectifs et débordés, suis contrainte de « travailler » en présence de mes quatre enfants… Ma productivité est bien entendue très affectée et bien souvent, en suis réduite à ne faire qu’acte de présence. Le fait de subir ces mouvements pose la question du respect des droits d’autrui. Le droit de
    grève est respecté mais qu’en est-il du droit au travail ?

  4. Thierry DEVAUX on 12th octobre 2010 5:20

    J’en étais resté à cette définition de la grève : « cessation du travail, non rémunéré ».
    Mais….
    Beaucoup de ces grèvistes seront payés, comme d’habitude, je présume.
    Bloquer l’entrée d’une raffinerie, d’une faculté ou d’une usine n’est plus une action de grève : c’est un délit… hélas entré dans les moeurs françaises…

  5. PLOQUIN Vincent on 12th octobre 2010 9:32

    « M. Thibault, lui n’est pas élu au suffrage universel contrairement au gouvernement » Monsieur THIBAULT est élu par des travailleurs syndiqués au même titre qu’un président d’association ou de mutuelle est élus par ses adhérents. Par ailleurs, croire que le président est élu par le peuple, contrairement au gouvernement qui est NOMME par le président, c’est aller un peu en raccourci car le président d’aujourd’hui est toujours le président de son parti l’UMP qui l’a choisi en premier et le reste avec, aujourd’hui beaucoup de regret le supporte de plus en plus mal (nous avons vu la honte qu’il nous fait jusqu’en UK)
    « responsabilité envers son prochain » même les juifs ne connaissait pas leur prochain alors les laïques qui n’ont pas reçu sans doute quen connaissent-ils ? par contre ils connaissent bien la solidarité avec les démunis aussi mais pour que leur dignité soit respecté … à débattre!
    C’est très sipliste que de croie que les syndicats seraient responsables des emplois. J’ai été créateur et gestionnaire de scop et ce sont ces gens qui sont les premiers responsables notamment en travaillant leur « ressources humaines » qui ont remplacée les « directions du personnel » quid « ressources » ?
    Amicalement

  6. LEFLOCH Jean-Pierre on 13th octobre 2010 1:46

    Bonjour,
    Je suis le maire d’Ambialet (81) et je réagis à cet article car vous me l’avez transmis par fax à la mairie, ce qui à mon avis n’est pas votre rôle puisque vous êtes un syndicat patronal, et non pas « un créateur d’emploi et de richesse de france » (quelle immodestie !), mais vous vous gardez bien d’afficher cette mention sur votre communiqué (fausse pudeur peut-être, tromperie plus certainement !)
    Je ne vais passer beaucoup de temps pour ce mail car j’ai beaucoup de choses plus importantes à faire pour notre collectivité. Je trouve que vous avez une analyse « populiste », pleine d’amalgames (sur Eurostar par exemple), très haineuse aussi à l’égard des organisations syndicales, qui, malgré le peu de représentativité que vous leur accordez, ont quand même, toutes confondues, au moins 5 fois plus d’adhérents que l’ensemble des partis politiques. Et les délégués du personnel, élus des Comité d’Entreprise, CHSCT et autres sont également élus par les salariés de leurs entreprises, un monde que visiblement vous ne connaissez que très superficiellement.
    Votre message semble surtout être : « Interdisons le droit de grève, travaillez et fermez-là! »
    Désolé quelques règles existent encore dans ce pays et c’est tant mieux !

    JP LEFLOCH

  7. CERF National on 14th octobre 2010 12:21

    Monsieur le Maire, Monsieur le représentant CGT,

    Merci beaucoup pour votre réaction, qui témoigne bien de toute l’énergie et la passion dégagées par ce débat.
    Vous qui vous affublez de votre écharpe tricolore pour répondre à notre communiqué, vous vous êtes bien sûr gardé de rappeler que vous êtes représentant CGT-SNCF, ce qui vous permet d’ailleurs d’émarger au conseil économique et social régional – aux alentours de 1200 euros/mois – en plus de ce que vous paye la SNCF bien sûr ?! Pour ce qu’il en est de votre question sur notre rôle, permettez-nous de vous retourner la question sur votre statut de politicien et de syndicaliste, travailleur on ne sait plus trop. Nous regrettons cependant le caractère purement polémique, virulent et inexact de vos propos qui semble altérer votre compréhension de notre analyse.

    Le Cerf, Créateurs d’emplois et de richesse de France, est bien une organisation de représentation des très petites entreprises, comme il est indiqué sur chacun de nos documents. De là à commencer à nous faire un procès d’intention pour « tromperie »… Sachez que nous proclamons notre qualité de lobby et demandons d’ailleurs que les autres syndicats patronaux et organisations syndicales salariées en fassent de même.

    Au lieu de prétendre à une représentativité qui n’est aucunement issue du suffrage universel, que ce soit des patrons ou des salariés, contrairement à ce que vous prétendez, nous ne dénonçons en aucun cas les élections qui ont lieu dans les entreprises, mais qui, jusqu’à maintenant privaient les salariés de la liberté de choisir leur propre représentation syndicale en dehors de 5 structures imposées. Il en est de même de la représentation patronale. Système à l’origine malheureusement de beaucoup de dérives qui entâchent syndicats patronaux et salariaux. Elu politique, trouveriez-vous normal que les lois régissant notre république ne se discute qu’entre l’UMP et le PS par exemple, en se soustrayant au débat de l’Assemblée Nationale au motif que ces 2 partis auraient des élus au parlement et que ces élus transféreraient leur représentativité issue du suffrage universel à 2 partis, qui n’ont comme légitimité que d’exister et de représenter leurs adhérents. A bien y réfléchir, nous pensons que vous vous accorderez à reconnaitre que la vision du Cerf est peut-être plus démocratique que celle que vous nous prêter, et que notre combat pour une vraie démocratie sociale permettrait à terme, à l’ensemble des salariés et patrons d’être représentés, voire de s’engager activement afin d’éclairer au mieux l’exécutif et le législatif dans le sens véritable de l’intérêt général, au lieu de seulement faire de la politique comme c’est le cas actuellement.

    Elu de la république, nous ne vous apprendrons pas que l’exécutif est dans son rôle quand il propose des réformes ou des actions, que naturellement le Parlement, la haute et la basse chambre, est normalement dans son rôle à son tour pour corriger les erreurs, les dérives, les excès ou les manquements d’un texte présenté par l’exécutif. Qu’il n’en est pas moins dans son rôle à son tour de proposer des textes. A toutes ces étapes, les partenaires sociaux sont associés et ont la capacité d’intervenir, mais mieux encore, en France, les partenaires sociaux sont membres à part entière de la 3eme Chambre, le CESE, a partir de laquelle ils peuvent mener des études et faire des propositions en amont des actions de l’exécutif et du Parlement. Et sur la question des retraites, ces mêmes partenaires sociaux sont membres du COR (Conseil d’Orientation des Retraites) dont au passage, est-il utile de vous le rappeler, ils sont les gestionnaires et administrateurs (des caisses de retraites). Alors excusez-nous d’être étonnés lorsque les syndicats nous disent qu’il n y a pas eu de concertations, qu’ils n’ont pas eu le temps, alors que cela fait plusieurs décennies que le problème des retraites est posé en France. En dehors de l’argument politique, il nous semble malheureusement que ce qui est mis en évidence aujourd’hui, c’est fondamentalement l’absence de travail des organisations qu’elles soient salariées ou patronales, et cette absence de travail se traduit à notre sens par le sentiment justifié des français de ne pas être entendus par le politique dans ses légitimes attentes et revendications, lesquelles cependant, dans le système actuel, ne peuvent être portées que par ceux qui se sont appropriée la voix des Français, tant du côté salarié que patronal, et font que, depuis plusieurs décennies, un fossé semble se creuser entre les français et la classe politique. Ce qui se traduit tout au long de ces années par les votes-sanction que le monde politique a dû subir de façon quasi systématique. Un médecin, un enseignant, un fonctionnaire ou même un chef d’entreprise, par exemple, membre du gouvernement ou du parlement, ne peuvent prétendre à la maitrise de tous les sujets auxquels les français dans leur diversité sont confrontés. Sauf dans des cas très limites et justifiés, la critique du Cerf ne portera sur le monde politique, mais bien sur ceux dont le rôle est d’apporter la bonne et juste information à ceux qui ont pris l’engagement de servir les Français en acceptant les plus hautes responsabilités. Il est anormal que les critiques des Français se portent sur la seule classe politique de façon générale ou de façon partisane, quand, effectivement, les manquements sont ailleurs. Et si le Cerf existe aujourd’hui et reçoit une écoute de plus en plus favorable, c’est bien parce que, la nature ayant horreur du vide, nous occupons un espace laissé dans une jachère néfaste depuis trop longtemps.

    Ainsi, nous pensons que vous serez obligé de reconnaitre que l’analyse précédente ne laisse pas de place au populisme ni aux amalgames, et qu’à une lecture plus attentive de ce que nous écrivons, vous prendrez conscience de l’extrême mesure de nos propos. En aucun cas nous n’avons remis en cause le droit de grève, ni aujourd’hui, ni par le passé. Le droit de blocage n’est lui pas inscrit dans la constitution. Le préambule de la Constitution de 1946 prévoit par contre un certain nombre d’obligations pour l’Etat qui a conduit, pour des raisons historiques, à la mise en place d’un certain nombre de monopoles qu’il ne nous appartient pas à priori de contester, sauf à ce que ces monopoles conduisent à l’entrave aux obligations de l’Etat. Il en découle l’obligation pour l’Etat de garantir ses services : s’il s’avère incapable de le faire au travers de son monopole, il n’aura d’autres solutions à termes, pour répondre à ses propres obligations, que de supprimer ces monopoles et de les ouvrir à la concurrence afin de garantir les droits constitutionnels des citoyens dont il est le garant.

    Sur la question « des règles qui existent encore dans ce pays et c’est tant mieux », nous sommes donc d’accord, mais sachez que les patrons des TPE ne pourront pas, eux, se soustraire à la règle qui leur impose de payer des charges sociales chaque mois et les salaires de leurs collaborateurs bien évidemment, et que les blocages qui les empêche de réaliser le chiffre d’affaires nécessaire à ces obligations met leur entreprise et les emplois en péril. Le bilan de 1995 en atteste et nous trouvons cela pour notre part inadmissible. Ce n’est manifestement pas votre cas, ce qui nous conduit à prendre acte du si peu de cas qu’un élu de la république puisse faire d’une partie de ses concitoyens qui financent l’économie locale et la solidarité. Et qui subissent une double-peine que vous semblez ignorer : les patrons et salariés de TPE/PME tombent eux aussi sous le coup de la réforme, et sont d’autant plus pénalisés qu’on les empêche de travailler. C’est bien cela que nous dénonçons, Monsieur le Maire, notre rôle n’étant pas le vôtre : celui de faire de la politique.
    Il serait bon que les autres organisations aient les mêmes scrupules.

    Nous restons à votre disposition pour poursuivre cet échange si vous le trouvez nécessaire.

    Source : http://www.cesr-midi-pyrenees.fr/pdf/pdf_nostravaux/230408ConventionREGIONSNCF.pdf

    Et aussi, pour M. le représentant masqué : http://www.lescreateurs.org/2007/11/21/greves-lantisociale/

  8. CERF National on 14th octobre 2010 1:28

    Monsieur,
    Vous avez tout à fait raison à ceci près : les sondages confirment effectivement que 70% des français soutiennent le mouvement de contestation, que les analystes de tous bords reconnaissent être une réaction au gouvernement et non pas seulement sur les retraites. Ceci dit, 100% des moutons de panurges avaient suivi leur leader, avaient-ils pour autant raison ?

    La réforme des retraites a pour objectif l’équilibre budgétaire d’un système dont personne ne conteste l’absolue nécessité. Absolue nécessité, renforcée par le volume général de la dette française qui met en péril même la capacité de notre pays à assumer ses engagements vis-à-vis du peuple, mais aussi hélas de ses créanciers extérieurs. La contestation articulée au départ autour de la pénibilité (problème relevant de la santé au travail) puis de l’égalité homme/femme (relevant avant tout d’un problème d’égalité salariale) sont sans lien direct avec cette obligation d’équilibre budgétaire qui reste l’objectif de cette réforme. Ces problèmes existent et doivent être traités, rien ne s’y oppose.

    Vous commettez par contre une erreur : l’esclavage existe encore. Une catégorie de notre population n’a pas de durée maximale de temps de travail. Cette même catégorie n’a pas le revenu minimum lié à son travail. Certains dans cette catégorie font donc un nombre d’heures considérées comme scandaleusement insupportables pour un revenu souvent très faible. Les patrons de TPE gagnent en moyenne 1850Euros/mois pour une durée minimale de 60h/semaine, souvent plus proche de 70h. Pour un ménage avec 2 enfants, ce revenu représente le seuil de pauvreté reconnu au niveau européen. Malgré la faiblesse de ces revenus, l’immense majorité de ces patrons, comme vous, accordent la plus grande considération à leurs collaborateurs, parfois même au-delà du raisonnable. Ne serait-ce que sur les deux années écoulées, ils ont été des dizaines de milliers à ne pas se payer pendant plyusieurs mois, en espérant sauver leur entreprise et les emplois. Nous considérons comme inacceptable que des blocages à vocation destructrice viennent aggraver leur situation sans parler de mettre en péril les fondements même de ce que l’on prétend défendre en descendant dans la rue et en bloquant l’économie. Car, patron de TPE, vous savez comme moi que l’activité, et l’activité seule, finance la solidarité et que la meilleure considération à apporter à tous, particulièrement en période de crise, c’est le maintien et le développement de l’activité. Et ceci n’a rien à voir avec les extrapolations politiques que vous jugez utile de faire dans votre commentaire.

    Enfin, vous terminez sur l’expression « travailler plus pour gagner moins », sachez que le Cerf est à l’origine du « travailler plus pour gagner plus » et la réforme sur les heures supplémentaires. Or, contrairement à ce que vous affirmez, et avec vous des syndicats déconnectés de la réalité des TPE, de très nombreux salariés grâce à notre proposition et à sa mise en place par le gouvernement ont effectivement vu leur pouvoir d’achat augmenter.

    Nous restons à votre disposition pour débattre de ce « travailler plus pour gagner plus » si vous le souhaitez.

  9. CERF National on 14th octobre 2010 1:52

    Monsieur Devaux, nous sommes parfaitement d’accord. Loin de vouloir remettre en cause le droit de grève, comme certains aiment à le croire, nous essayons simplement d’expliqué que le rôle d’un syndicat ne se borne pas à faire grève, mais se trouve aussi dans l’information des politiques de certaines réalité de terrains dont certains – pas tous – élus manquent cruellement. Si l’on continue à détruire des emplois de la sorte parce que certains syndicats ne font pas leur travail, alors bientôt M. le Maire n’aura plus d’électeurs, et vers qui se retournera-t-il ? L’histoire nous montre qu’il y a ensuite les manifestations d’élus, lors de délocalisation par exemple. Mais il est certes plus facile de rester sur des positions populistes en criant au scandale à tous va : quand les entreprises délocalisent et quand l’Etat veut réformer. Seul problème : le status quo est un mythe. Il s’agira donc un jour de faire un choix. Soit on réforme, soit on délocalise. Au grand dam de certains voulant voir ici des position poujadistes voir fascistes, rien n’empêche d’être réaliste et d’aimer ce pays que leur manque de courage met pourtant en péril.

  10. CERF National on 14th octobre 2010 1:55

    Monsieur, vous avez tout à fait raison en ce qui concerne les élections présidentielles. En revanche, n’ayant pas tout compris à votre commentaire, nous essaierons cependant de répondre. Nous ne disons pas que les syndicats sont responsables des emplois, nous exprimons cependant le fait qu’ils ont une part de responsabilité lorsqu’ils organisent des grèves de cette manière. Comme l’indique Monsieur Devaux, il est nécessaire de revenir aux sources : à la définition de syndicat et de grève. Ce que nous disons, c’est qu’il nous semble que les actions en ce moment ne correspondent pas aux définitions, que les syndicats menant cette grève sont donc « hors sujet » quelque part. L’explication n’est donc pas aussi « simpliste », mais de par le format d’un communiqué, nous ne pouvons détailler complétement les positions qui le sont, elles, sur le site ou sur demande.

  11. Boulesteix on 14th octobre 2010 3:30

    j’ai aujourd’hui 46 ans et je m’interroge.
    Toute ma vie, j’ai suivi les préceptes familiaux. travail, volonté, remise en question. J’ai, ainsi, un parcours riche et varié. Si je regarde ma situation, je ne suis pas à plaindre. Seulement, jusqu’à maintenant, j’ai serré les dents, courbés l’échine et je trouve que cela suffit et plusque la retraite à 67 ans, je m’inquiète des perspectives. Notamment les conditions de travail qui se dégradent. Je suis intimement convaincu que je n’irais pas jusqu’à 67ans. Le monde du travail est devenu impitoyable et si je deviens moins performant, on me mettra sur la touche et j’attendrai l’heure de la retraite en vivotant avec le R.S.A. Le pôle emploi: ça donne vraiment envie !
    De plus, on ne peut pas vivre égoïstement dans la société. Des gens souffrent et malgré leur volonté de s’insérer, ils ne le peuvent pas. Pas de travail (il n’y a pas 2 600000 fainéants en France), salaires de misère ne permettant pas de se loger.
    Question aux économistes
    quel taux de croissance permettrait de retrouver 2 million d’emplois.
    Avec la productivité que l’on connait n’est ce pas une utopie?
    faut il adopter le modèle social chinois pour pouvoir rivaliser avec leur économie?
    pour combien de temps encore les trains et les avions seront européen ?

  12. JJLamrose on 15th octobre 2010 8:19

    Il y a une simple chose que je voudrait rappeler et que beaucoup on oublié.

    100% de l’argent dépensé par le service public provient des travailleurs du service privé.
    si A subventionne B, tout ce que depensera B sera donc payé par A.
    Que fera le service public quand il n’y aura plus personne pour payer tout ce qu’il dépense…
    Le déclin de la france ne viendra pas de l’extérieur mais bien de l’intérieur.

    Pour moi CGT est le Cancer Généralisé du Travail. Ils ont détruit plus d’emploi qu’ils n’en ont crée. Le syndicalisme doit être la défense des travailleurs et non pas l’inverse.

  13. Bauer on 18th octobre 2010 10:30

    Boh c’est pas très grave de perdre des emplois puisque de toute façon les chinois vont tout nous prendre !
    Donc toute et tous à la manif et en grève pour sauver ce qui peut encore l’être.
    Le déficit des retraites doit simplement être comblé par celle et ceux qui sont responsables de ce désastre pas par les générations futures qui n’ont rien demandées !
    je vois pas pourquoi moi salarié de 23 ans je devrai être »sacrifié » pour résoudre une situation à laquelle j’ai aucune responsabilité !

  14. CERF National on 19th octobre 2010 8:52

    Merci pour votre commentaire Bauer.

    Nous devons cependant avouer que nous ne partageons pas entièrement votre point de vue, qui reviendrait, nous semble-t-il, au syllogisme suivant : allez manifester, bloquer l’économie, et vous aurez une part de responsabilité dans la chute de l’économie. Ceci justifiera le fait que « les chinois vont tout nous prendre ». La meilleure manière de résister aux ambitions étrangères ne serait-elle pas au contraire de faire quelques « sacrifices » nécessaires afin de préserver notre économie ? Car je doute que le système de sécurité sociale « à la chinoise » vous convienne.
    Comme le disent certains, nous ne pouvons plus nous cacher derrière notre petit doigt, et un positionnement individualiste ne mène à rien. Les grévistes prétendent défendre l’intérêt général, mais visiblement, d’après votre commentaire, serait-ce l’intérêt individuel qui prime ?

  15. blosseville on 19th octobre 2010 10:53

    Je suis à 300% d’accord avec l’analyse du CERF ; la réaction des syndicats est de la démagogie pure ; ils savent très bien eux que sans la restructuration du syteme de retraite , il est condamné à brève échéance . Les gens devraient au contraire descendre dans la rue pour protester contre l’existence des régimes spéciaux de retraite . Quelle honte qu’aujourd’hui encore , un cheminot parte à la retraite à 50 ans . Pourquoi existe t-il encore tant de différences dans les méthodes de calculs entre privé et public . Y a t’ il deux France , celle de la sécurité absolue de l’emploi , des avantages innombrables ; et celle de la précarité à tous niveaux qui permet aux précédents de vivre sans se soucier de l’avenir . Pourquoi traite t ‘on le privé avec autant de mépris alors que c’est nous qui finançons l’ insouciense des autres …
    Personne ne le dit , mais les caisses du public ont ruinées les caisses du privé .
    Les gens ont-ils définitivement perdu leur bon sens !

  16. CERF National on 19th octobre 2010 11:31

    Merci beaucoup pour votre message, M. Blosseville.

    D’autant plus que ces mêmes syndicats sont intégrés au COR (Conseil d’Orientation des Retraites) depuis plus de 10 ans ! Avant de prendre les armes, il aurait peut-être fallu des propositions valables quand il était encore temps. Suite à votre commentaire, nous vous renvoyons vers un podcast qui sera bientôt mis en ligne d’un entretien d’Hervé Lambel expliquant les positions du Cerf.

    Bien à vous

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