Le problème de la concurrence sociale transfrontalière.

nov 11th, 2010 | By Cerf Rhône Alpes | Category: 74 haute Savoie, Communiqués

Dans nos régions transfrontalières, nos TPE/PME sont confrontées à d’importants problèmes de débauchages, d’ingénieurs, de cadres et techniciens formés par les entreprises françaises sur leurs fonds propres en principal.

À titre d’information :

« Exemple sur une base comparée de 40heures par semaine pour un salaire brut de 3000€ (étude réalisée par le CERF Ain, Isère et 2 Savoie) :

Le coût global pour l’entreprise suisse sera de 3 382€ contre 4 200€ pour la TPE/PME française soit une économie de 818€ sur la part patronale de l’entreprise Suisse.

En ce qui concerne le net avant impôt pour l’employé là encore la Suisse est plus favorable, toujours pour ce même salaire Brut de 3000€ le salarié Suisse touchera 2683€ net alors que le salarié français ne touchera que 2355€ net soit une différence de 328€ net toujours en faveur du salarié Suisse. En conclusion pour un même salaire de 3000€ brut les entreprises Helvètes bénéficient de part leur régime de prélèvements sur les salaires parmi les plus bas d’Europe d’un effet mécanique d’augmentation des salaires net pour leurs personnels de 977€ (soit 41,49% d’augmentation du salaire net de l’employé).

Il est important de préciser que les travailleurs frontaliers devront obligatoirement souscrire en sus  une assurance santé car ils ne sont plus couverts par le régime général de la Sécurité sociale française ni par leur mutuelle ou assurance complémentaire en France dès leur premier jour de travail en Suisse.

En comparaison internationale, la Suisse n’est pas un paradis fiscal. Elle applique une fiscalité raisonnable, Mais, les charges sociales en Suisse sont parmi les plus faibles d’Europe…

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