Conforter la croissance : pas d’espoir sans les TPE et PME

nov 15th, 2010 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués

Le Cerf déclarait début 2009 que la reprise en 2010 était illusoire. Il y a quelques jours, l’OCDE confirmait les analyses du Cerf en révisant à la baisse ses prévisions de croissance (à un niveau inférieur pour la France) entre 2% et 2,5% en 2011 et de 2,5% à 3% en 2012. Le fait que «  88 % des chefs d’entreprise considèrent que leur entreprise évolue dans un contexte de crise depuis ces trois dernières années »  devrait inciter chacun à la plus grande vigilance et au maintien de l’action volontariste. La dernière étude de Euler-Hermes confirme en effet que « malgré les replis des défaillances enregistrés sur certains secteurs, ceux-ci sont loin de compenser les hausses historiques enregistrées depuis le début de la crise » et que les défaillances demeurent « à un niveau historique estimé à 65 900 entreprises en 2010, soit une augmentation de +2% » , les secteurs les plus touchés étant le bâtiment, les services aux entreprises et l’hôtellerie-restauration.

Les prévisions de croissance révisées sont à des niveaux tellement faibles que l’on sait que les défaillances vont continuer à progresser, et donc impacter négativement le chômage et les espoirs de relance. Pourtant, bien que 40% du montant alloué au plan de relance ait bénéficié aux PME, constitutant le plus grand sauvetage d’entreprises et d’emplois de notre histoire avec près de 30 000 entreprises sauvées, ce prémice d’aides a en partie permis d’endiguer le phénomène de défaillances, pas de l’enrayer ni de l’inverser. Ce nombre de faillites explique partiellement pourquoi le PIB français est redescendu à son niveau de 2007. Le risque qui pèse sur la croissance correspond à cette baisse de la production de richesses face à des dépenses ou des besoins qui n’ont eu de cesse de progresser. A ces phénomènes viennent s’ajouter l’impact dévastateur des mouvements sociaux qui ont bloqué l’économie française et, depuis trop longtemps, la guerre des monnaies qui se traduit aujourd’hui par le jeu de la spéculation conduisant à l’envolée du prix des matières premières. L’inflation qui en découle a pour effet d’asphyxier l’économie des entreprises qui n’ont pas la capacité de répercuter ces augmentations dans leur prix de vente. Le resserrement des marges qu’elle provoque conduit, comme à la fin 2007 et en 2008 à augmenter les besoins de financement des entreprises, notamment court terme, qui ne sont pas satisfaits.

Le plan de relance, dispositif d’urgence louable, n’a pas permis de corriger les principales difficultés auxquelles les entreprises doivent faire face. Trop d’entreprises meurent de ne pas voir réglées les questions de l’accès aux financements et des frais bancaires, d’un environnement fiscal défavorable, d’une complexité administrative pénalisante… résultantes du manque de considération réelle de la part d’un trop grand nombre d’acteurs, notamment ceux censés représenter les TPE/PME. Il est dès lors urgent que se concrétisent des actions du gouvernement pour répondre à leurs besoins, portés à la connaissance de tous par le Cerf depuis 2003.

Conforter la croissance

Dans un contexte de fortes incertitudes, des chantiers majeurs attendent donc le nouveau gouvernement et son Secrétaire d’état chargé du commerce, de l’Artisanat et des PME, Frédéric Lefebvre. L’arrivée d’une voix forte à ce ministère peut permettre d’espérer que la lutte contre les défaillances d’entreprise soit l’axe majeur de la politique de relance qui doit conforter la croissance que le Premier Ministre appelle de ses vœux et récompenser les efforts des patrons et des salariés.

Elections CCI

Les chefs d’entreprise doivent donc mettre à profit l’actuelle élection des Chambres de Commerce et d’Industrie pour éclairer les choix et l’action du gouvernement en apportant leurs voix aux propositions défendues par les listes présentées ou soutenues par le Cerf.

Pour en savoir plus et soutenir nos listes : http://www.lescreateurs.org/elections/

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