Financement des syndicats : la (dé)formation professionnelle

nov 29th, 2010 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués

La formation professionnelle reste un des enjeux majeurs de la vie de nos entreprises, au point qu’elle coûte 24 milliards d’euros par an, pour des « performances » jugées globalement déplorables – exception faite de ceux qui gèrent ce système. Ces mêmes partenaires sociaux, dont le Medef et la CGPME, voudraient encore nous faire croire que, partout où siège leur coalition en monopole, ils représentent et défendent les entreprises. Malheureusement, le fait de ne pas y trouver leur compte pour les entreprises est secondaire comparé aux avantages que procure le système aux organisations qui en vivent. Lorsque 80% des ressources de la CGPME, par exemple, provient des prélèvements obligatoires pour la formation professionnelle, il est normal de s’interroger sur l’intérêt que cette organisation aurait à vouloir changer un système qui lui rapporte tant.

Parce que trop d’entreprises paient sans avoir accès à la formation professionnelle,
Parce que celles qui y ont accès paient trop, sur la durée, par rapport aux formations reçues,
Parce que nous avons besoin de renforcer les compétences de nos collaborateurs,
Hervé Lambel, porte-parole du Cerf, avait dénoncé les abus et les travers du système pour lequel les chefs d’entreprise sont régulièrement ponctionnés.

La CGPME avait cru bon de porter « son indignation et l’atteinte à son honneur » devant les Tribunaux. Ces derniers ont depuis tranché en faveur du Cerf, et surtout souligné sa légitimité à intervenir dans un débat de cette importance. Donc point de diffamation…

En revanche, les besoins des entreprises sont toujours insatisfaits notamment en cette période de l’année où il peut paraître surprenant que les caisses nous soient annoncées comme vides pour justifier du refus de prise en charge de nos plans de formation, alors que le paiement de la contribution obligatoire ouvre un « droit à la formation »…

Les entreprises, elles, continuent d’être pillées, sans baisse du montant de cotisation à l’horizon, alors que les représentants Medef et CGPME qui gèrent ces organismes nous rabâchent à l’envie qu’ils se battent pour la baisse des prélèvements : manifestement pas de ceux qui leur rapportent !!!

Mieux, à la tête des Chambre de commerce et d’industrie, ils développent des programmes de formation qui viennent concurrencer les professionnels de la formation, lesquels se retrouvent dans une situation ubuesque et mortifaire : être les financeurs de leur principal concurrent, grâce au paiement de la taxe pour le financement des Chambres de commerce…
 
La CCI, organe appelé à représenter les entreprises, doit donc avoir à sa tête des dirigeants convaincus de la nécessité de rendre aux entreprises les services pour lesquels ces dernières cotisent. Et lorsque ce n’est pas le cas, nous, chefs d’entreprises, devons nous assurer que la Chambre agisse en faveur de l’entreprise et de la croissance.

Sur tous les sujets, et notamment celui de la formation professionnelle, la Chambre doit devenir le lieu d’un dialogue dynamique et, surtout de l’action. La Chambre, dans cette perspective doit mettre en place une Médiation de la formation professionnelle pour permettre aux entreprises de faire valoir leurs droits et aux formateurs d’être payés par les organismes collecteurs (gérés entre autre par les organisations patronales Medef et CGPME) dans des délais raisonnables et non à 6 mois voire 1 an. Au final, la réforme de la formation professionnelle doit être jointe à la nécessaire réforme de la représentativité patronale, comme le propose le Cerf depuis plusieurs années, pour une véritable transparence au service de la baisse des prélèvements. Ces objectifs ne pourront être atteints que par l’action des Chambres de Commerce, dont les patrons auront repris le contrôle.

L’entreprise et ses collaborateurs doivent être la préoccupation primordiale et continue de ceux que vous élirez.

Pour que la Chambre soit le moteur de
la réforme de la formation professionnelle
et en finir avec la concurrence aux entreprises du secteur
dès le 25 novembre,
votez pour les candidats et la liste du Cerf.
 

LA SEULE LISTE PROPOSANT UN BILAN, UN PROGRAMME, DES PROPOSITIONS ET ACTIONS CONCRETES.

 

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