Les Créateurs
ont lancé leur mobilisation en 2003,
alors que toutes les représentations
patronales considéraient que "la
page des 35 heures était tournée".
Face au danger
pour nos entreprises d'une telle défaillance
de représentation, les Créateurs
avançaient dès janvier de la même
année, leur proposition relative à
l'exonération des charges sur les heures
travaillées au-delà de la 35ème
heure, pour libérer le coût du
travail dans nos entreprises, mieux rémunérer
le travail de nos salariés, soutenir
la consommation et la croissance et libérer
les capacités d'investissement.
Les Créateurs
étaient également les seuls, en
2003, à interpeler le gouvernement et
les politiques, sur les défaillances
d'entreprises et le pouvoir d'achat.
Cette position était justifiée au regard de chiffres
alarmants, indiquant que les défaillances
et la courbe du chômage étaient
reparties à la hausse dès le premier
trimestre 2001, date de mise en application
des 35 heures : près de 50 000 entreprises
détruites chaque année, supprimant
70 000 emplois non salariés et 200 000
emplois salariés. Ces chiffres, soulignant
la fragilité des Très Petites
Entreprises, ont été systématiquement
communiqués pour interpeller l'opinion
sur la situation du pilier de l'économie
et de la solidarité nationale.
Cette
communication et ce travail pédagogique
constants à destination des représentants
de la nation ont permis de placer les questions
des 35 heures, du pouvoir d'achat et de l'entreprise
au cœur du débat de la campagne
présidentielle.
Les avancées obtenues par le Cerf depuis sa création en 2003 :
- l'exonération des heures supplémentaires pour les salariés, tandis que l'action continue pour obtenir la baisse du coût du travail ;
- l'exonération des plus-values commerciales en cas de cession d'activité ;
- des avancées importantes mais insuffisantes en matière de simplification administrative ;
- des avancées importantes, mais également insuffisantes, en matière de prévention des défaillances d'entreprises ;
- la limititation du coût du statut du conjoint collaborateur ;
- l'engagement du gouvernement pour les grands travaux d'infrastructure, qui généreront une activité importante pour nos entreprises ;
- l'intervention des pouvoirs publics sur les délais de paiement ;
- la décision du gouvernement d'orienter une partie de l'épargne vers le financement des TPE et PME...