Pétition banques


POUR UN DROIT AU CREDIT OPPOSABLE ET CONTRE LES FRAIS BANCAIRES ABUSIFS

 

Le constat

Le Cerf, première organisation de représentation des Très Petites Entreprises (TPE), a constaté que les ménages modestes et les petits patrons partagent les mêmes soucis avec leur banquier : difficultés pour obtenir un prêt ; facturation de frais bancaires pour la gestion de leur compte qui grève leur pouvoir d’achat ; crédit revolving et découverts facturés à des taux usuraires ; agios payés supérieurs à la somme débitrice ; interdit bancaire pour des sommes dérisoires… Ces pratiques, même quand elles ciblent les consommateurs, touchent au final les entreprises. Le Cerf a donc décidé de porter les revendications des Français mécontents de leur banque.

Pourquoi une pétition ?

Depuis la crise économique et financière de 2008, le Cerf est contacté en permanence par des consommateurs et des chefs d’entreprise qui voient leur vie quotidienne et leur activité suspendues au bon vouloir de leur banque. Ces clients se retrouvent souvent sans recours face à un banquier tout puissant qui refuse tout dialogue et marge de négociation. Le Cerf alertait pourtant depuis des années, les gouvernements successifs sur l’abus de position dominante des banques et les dérives de leurs pratiques commerciales.

Le Cerf est aujourd’hui convaincu que seule une pétition peut convaincre le pouvoir politique de prendre des mesures fortes pour encadrer l’activité des banques. Avec la crise économique et l’explosion du chômage, il y a urgence à agir contre les pratiques des banques qui mettent en péril des entreprises et des ménages.

Nos revendications

A court terme, il s’agit d’obtenir rapidement une augmentation de l’offre de crédit pour les ménages modestes et les petites entreprises afin de soutenir la consommation et l’activité. C’est l’idée d’instaurer un droit au crédit opposable : il ne s’agit nullement de distribuer du crédit sans conditions et sans limites de montant mais de revenir aux règles de l’orthodoxie financière qui font reposer le montant du crédit que l’on peut accorder à un client sur sa capacité de remboursement. Concrètement, une loi peut être rapidement votée pour contraindre les banques à prêter aux clients solvables. Le rôle de contrôle du médiateur du crédit voire de sanction de la DGCCRF si le refus de vente est avéré, doit être suffisamment dissuasif pour éviter les abus actuels : découvert autorisé à 14-15% au lieu d’un crédit de trésorerie à 4-5% du même montant.

A long terme, il s’agit de changer profondément et durablement les pratiques des banques pour qu’elles reviennent à leur métier traditionnel de soutien à l’activité et à la consommation. C’est l’idée de faire de la BPCE, une « banque pilote » qui aurait pour politique de supprimer les frais bancaires pour la gestion du compte, de développer le crédit  et de refuser de marger sur les découverts. Pour ne pas perdre leurs clients, les autres banques seraient contraintes de changer leurs politiques commerciales.

SIGNEZ LA PETITION CONTRE LES ABUS BANCAIRES