35 heures : quel cadeau aux riches ?

22 mai, 2008 · Poster un commentaire 

Le Cerf, A� la��initiative de la rA�forme des heures supplA�mentaires pour relancer le pouvoir da��achat, l’annonA�ait dA?s le mois de fA�vrier, les heures supplA�mentaires dA�fiscalisA�es, A�a marche, anticipant les publications de la��Acoss* : dA�sormais prA?s de six entreprises sur dix y ont recours. Et ce chiffre augmente pour le sixiA?me mois da��affilA�. A� Les effets bA�nA�fiques de la rA�forme vont progressivement se diffuser dans l’A�conomie A� assure HervA� Lambel, vice-prA�sident du Cerf, A� c’est A� partir du second semestre qu’ils commenceront A� A?tre vA�ritablement perceptibles, en particulier, sur le pouvoir d’achat des salariA�s A�.

Le Cerf considA?re nA�anmoins que la rA�forme sur les heures supplA�mentaires sera quasiment achevA�e lorsque la baisse du coA�t du travail prA�vue initialement sera effective. Malheureusement, les partenaires sociaux ont imposA� une limitation de la portA�e de cette rA�forme en nA�gociant une majoration de 25% des heures supplA�mentaires sans la contrepartie correspondante : la suppression des charges patronales. Ce manque de luciditA� aura des effets nA�gatifs sur la��emploi et la croissance dans un contexte A�conomique dominA� par la crise des subprimes et une inflation importA�e dans un contexte de croissance nationale faible. Les premiers chiffres annoncA�s par Euler HermA?s indiquent plus de 51 600 dA�faillances da��entreprises (+3%) pour 2008, en deA�A� de nos propres prA�visions (+5 A� +7%).

La responsabilitA� des partenaires sociaux est totale dans la��aggravation des dA�ficits publics dans la rA�forme sur les heures supplA�mentaires. En effet, les syndicats ont exigA� le remboursement par la��Etat des A� pertes A� qua��engendreraient les exonA�rations de charges sociales sur les heures supplA�mentaires. CoA�t annuel : 5,5 milliards da��euros dans un paquet fiscal censA� A?tre un cadeau aux riches. Or, soit la mise en place initiale des 35 heures impliquait que les cotisations sur le temps de travail lA�gal suffisaient A� financer les caisses de solidaritA�, et alors les exonA�rations de charges sur les heures supplA�mentaires ne crA�aient pas de dA�ficit ; soit le passage aux 35 heures ne permettait pas d’alimenter suffisamment les caisses de solidaritA�, et crA�aient un dA�ficit structurel, il A�tait alors irresponsable et coupable de promouvoir et d’accepter la mise en place des 35 heures.

Pris sous cet angle, il est effectivement grand temps de s’intA�resser A� la richesse du paritarisme, A� son financement et donc A� son coA�t : on y trouvera, A� n’en pas douter, de nombreuses A�conomies A� rA�aliser, qui augmenteraient le pouvoir d’achat des salariA�s et allA?geraient la pression sur la trA�sorerie des TPE, sans rA�duire les prestations de solidaritA�. Mais sur la possibilitA� d’une telle rA�forme, qu’attendre de « partenaires sociaux », qui, pour le coup, ne sont plus que des partenaires aux intA�rA?ts bien compris ?

Les nouveaux acteurs sociaux ont vocation A� refonder le paysage syndical pour servir un intA�rA?t gA�nA�ral trop souvent absent des prA�occupations da��une minoritA� protA�gA�e focalisA�e sur ses propres intA�rA?ts et qui monopolise la table des nA�gociations.

*Acoss : Agence centrale des organismes de SA�curitA� sociale, caisse nationale des Urssaf

35 heures et heures sup’ : les ressources des salariA�s augmentent !

6 février, 2008 · Poster un commentaire 

Le Cerf se fA�licite des effets positifs de la rA�forme des heures supplA�mentaires dont il est A� l’initiative : grA?ce A� ce dispositif, les ressources des salariA�s des TPE et de certaines administrations, comme l’Education nationale, ont globalement progressA� plus qu’annoncA� pour les quatre derniers mois.

Les prochains chiffres de l’Acoss sur les heures travaillA�es pour le dernier trimestre 2007, publiA�s dans quelques jours, donneront raison aux pronostics des CrA�ateurs quand ils dA�voilaient leur proposition pour libA�rer le travail, au bA�nA�fice des travailleurs et de l’entreprise.

Il est cependant regrettable que les partenaires sociaux aient ratA� ce rendez-vous essentiel, limitant ainsi les effets positifs de cette mesure : de fait, de nombreux salariA�s volontaires pour travailler plus pour gagner plus sont aujourd’hui empA?chA�s de le faire A� cause de conventions collectives inadaptA�es qui, censA�es les protA�ger, aujourd’hui les desservent.

Enfin et surtout, en choisissant de modifier le projet de rA�forme prA�sidentiel, les partenaires sociaux ont empA?chA� la mesure de dA�ployer tous ses effets positifs : la suppression du volet qui aurait permis de faire baisser le coA�t du travail dans la rA�forme aurait agit positivement sur les prix.

DA?s lors, l’intervention des partenaires sociaux a A�tA� prA�judiciable, d’une part, au pouvoir d’achat des FranA�ais, au moment oA? les tensions inflationistes font craindre pour la relance de la croissance et, d’autre part, sur les dA�ficits publics qu’ils ont aggravA�s, amputant le budget de l’Etat de 5,5 milliards d’euros qui auraient pu A?tre utilisA�s ailleurs.

Le Cerf voit malgrA� tout, dans ces premiers signes extrA?mement positifs, la dA�monstration que l’action sur la baisse des charges, tant celles payA�es par les salariA�s, que celles supportA�es par les entreprises, sont une voie incontournable de l’amA�lioration des conditions de vie des FranA�ais.

Dans cette perspective, la mise en place de la taxe sur la consommation pour la solidaritA�, la compA�titivitA� et l’emploi (TaCSCE) devient urgente.