Tensions inflationnistes : une opportunitA� pour la France ?

17 janvier, 2008 · Poster un commentaire 

La montA�e de l’inflation liA�e A� l’augmentation des prix des matiA?res premiA?res aura des consA�quences nA�gatives trA?s lourdes sur le pouvoir d’achat et donc la demande qui reste le principal moteur d’une croissance qui ne cesse d’inquiA�ter. Les CrA�ateurs poursuivent leur credo : la baisse du coA�t du travail, pas des revenus, est, dans cette situation, une opportunitA�A� A� saisir, qui compensera une partie de la hausse du coA�t des matiA?res premiA?res en baissant les coA�ts de production et de distribution en France. Car c’est bien de la concurrence et de la consommation que la majoritA� des entreprises tirent leurs ressources et leurs capacitA�s d’investissement.

Les CrA�ateurs interpellent donc A� nouveau l’Etat et les partenaires sociaux sur la nA�cessitA� d’une baisse rA�elle du coA�t du travail, en particulier de la 35A?me A� la 40A?me heures travaillA�es, puis des heures supplA�mentaires, comme nous le prA�conisons depuis 2003. La gravitA� de la situation nous permettra-t-elle d’A?tre entendus ?

La rA�flexion sur la Taxe sur la Consommation pour la SolidaritA� et la CompA�titivitA� (TCSC), qui consiste A� transfA�rer sur la consommation, le boulet qui pA?se sur le travail et avantage les pays A� bas salaires, est donc plus que jamais d’actualitA�. La tension inflationiste actuelle pourrait mA?me, de ce point de vue, A?tre une chance pour dynamiser nos emplois et nos capacitA�s de productions locales.

Par contre, la piste d’une nouvelle taxe sur la consommation pour trouver de nouveaux financements pour France TA�lA�vision, sans agir, avant, sur les revenus et le coA�t du travail, a tout de la fausse bonne idA�e. LA� aussi, la rA�flexion sur la baisse du coA�t du travail pourrait dA�gager des marges de manA�uvres importantes, dans une entreprise oA? les charges sur les salaires sont de l’ordre de 300 millions d’Euros.

Enfin, il est bon de rappeler, contre les idA�es reA�ues, que les relevA�s objectifs rA�vA?lent que les prix dans le commerce de proximitA� et les marchA�s sont en moyenne moins A�levA�s que dans la grande distribution. Aussi les marques auraient-elles intA�rA?t A� rA�viser leur politique tarifaire vis-A�-vis d’acteurs trop nA�gligA�s et les libA�rer, autant que les consommateurs, des dA�clarations fumeuses de certains distributeurs.

35 heures : Syndicats Coupables d’un fiasco

8 novembre, 2007 · Poster un commentaire 

Les syndicats patronaux et salariA�s ont choisi de modifier la rA�forme des 35 heures initiA�e par le PrA�sident de la RA�publique et pour laquelle il avait A�tA� A�lu.
La faiblesse et le manque de luciditA� des syndicats patronaux, associA�e A� la position dogmatique des reprA�sentants des salariA�s retarderont gravement la relance de la croissance. Au nom de quelle reprA�sentativitA� ?

Si les salariA�s encore aux 39 heures (5 millions) bA�nA�ficient depuis le 1er octobre d’une vA�ritable augmentation de leur revenu, il est fort probable que d’autres qui aspirent A� faire A� faire des heures supplA�mentaires n’y auront pas accA?s, tant la rA�forme mise en place par les partenaires sociaux, contre le projet du Gouvernement, est compliquA�e et couteuse, n’apportant rien aux entreprises.

De gagnant-gagnant, le rapport s’est inversA� en dA�faveur des entreprises au fil des discussions, bien molles, entre partenaires sociaux. Ainsi, les patrons constatent encore une dA�gradation de la situation, pas de baisse de coA�t du travail et donc pas de baisse des coA�ts de production, comme cela A�tait prA�vu A� l’origine. C’A�tait pourtant bien le couple augmentation des revenus des salariA�s et baisse du coA�t de la crA�ation de richesse qui, seul, pouvait garantir le succA?s de cette rA�forme et son impact positif sur la croissance et l’emploi.

Plus grave, les feuilles de paye qui ont A�tA� A�tablies fin octobre, pour la premiA?re fois depuis la mise en place de cette « rA�forme », suscitent l’ire de trA?s nombreux patrons qui craignent mA?me aujourd’hui de se retrouver dans l’illA�galitA� : entre la complexitA� accrue du systA?me et des cabinets comptables insuffisamment prA�parA�s, toutes les conditions d’instabilitA� et de risque accru sont rA�unies pour fragiliser les entreprises, en particuliers les plus petites d’entre elles.

Comment en est-on arrivA� lA� ? Face A� une mA�diatisation forte de l’action gouvernementale et prA�sidentielle, l’intervention discrA?te des partenaires sociaux, encore qualifiA�s de reprA�sentatifs, est passA�e totalement inaperA�ue. Il faudra bien pourtant qu’elle soit actA�e et servira, plus que la question du financement des organisations, A� poser la question de la reprA�sentativitA� et de son efficacitA� sur le plan de l’intA�rA?t gA�nA�ral.

Pour mA�moire, ces mA?mes organisations expliquaient en 2003 que la page des 35 heures A�tait tournA�ea�� justifiant alors la naissance du Cerf.

« Financement » des TPE par les banques : OA? est le scandale ?

31 octobre, 2007 · Poster un commentaire 

380 milliards d’euros, le chiffre est lA?chA� : voilA� donc ce qu’ont A� se partager les prA?s de 2,5 millions d’entreprises pour les 6 derniers mois… Et la majoritA� d’entre elles n’y a pas accA?s ! On voit vite la limite de l’accA?s des entreprises les plus petites (TPE) au financement sensA� permettre la pA�rennisation de l’activitA�, l’investissement nA�cessaire A� son dA�veloppement et, sonA�corollaire, la crA�ation d’emploi.

Outre ce problA?me de l’injection des fonds dans les entreprises qui en auraient le plus besoin, la vraie question qui se pose A� la majoritA� des patrons dans leur relation aux banques sont en fait d’un autre ordre : clients ils sont, clients ils resteront !

Comment les banques agissent-elles pour se garantir un revenu avec des clients qu’elles considA?rent « A� risque » ? « FacilitA�s » de caisse au prix fort (3 fois le taux du crA�dit, alors qu’il s’agit de financer des factures dont on attend le rA?glement), frais bancaires abusifs (jusqu’A� 5% du chiffre d’affaires)a�� C’est le pouvoir d’achat mA?me des entreprises qui est ponctionnA� alors que, par ailleurs, elles sont rA�guliA?rement confrontA�es au refus de vente sur les produits qu’elles demandent et se voient, par contre, proposer toujours plus de services supplA�mentaires.

Les CrA�ateurs d’emplois et de richesse de France demandent donc une vA�ritable remise A� plat des frais bancaires que les TPE ne sont pas en capacitA� de nA�gocier et, par ailleurs, la suppression de la TVA interentreprises qui augmente artificiellement le besoin de financement des entreprises, au dA�triment de l’activitA� et de l’investissement.

Enfin, le Cerf a fait d’autres propositions pour baisser la pression financiA?re sur les TPE et leur pouvoir d’achat, c’est par lA� que leur situation se trouvant amA�liorA�e, les marges de manA�uvre, mA?me en matiA?re de crA�dit, seront trouvA�es.

35 HEURES, EXONERATION DE CHARGES SALARIALES ET IMPOT SUR LE REVENU

17 décembre, 2003 · Poster un commentaire 

Louis Lambel, PrA�sident du Cerf,A�A�demandeA�A�A� nouveau :

  1. LaA�suppression des charges sociales pour le salariA� entreA�la 35A?me etA�la 40A?me heuresA�travaillA�es.
  2. L’exonA�ration d‘impA?t sur le revenu entreA�la 35A?me etA�la 40A?me heuresA�travaillA�es .
  3. L’affectation des charges patronales de 35 A� 40 heures aux caisses de solidaritA�, en particulierA�versA�les personnes A?gA�es.

Si l’exonA�ration des revenus est anti-constitutionnelleA�nosA�propositions ne le sont pas :

  • Le lA�gislateur a dA�terminA� que laA� France pouvait fonctionnerA�sous lesA�35 heures,A�sur la base des prA�lA?vements effectuA�s sur la richesse produite en 35 heures.
  • Le code des impA?ts est connu pour receler un nombre incalculable d’exonA�rations.
  • Les primes versA�es dans les MinistA?res sur les fonds spA�ciaux n’entrent pas dans le calcul de l’impA?ts sur le revenu des fonctionnaires.

IlA�est impossibleA�A� la majoritA� des TPE de passer aux 35 heures sans remettre en cause leur activitA�.A�Autant dire qu’elles seront bientA?t toutes dans l’illA�galitA�A�!

La limitation du temps de travail,A�dA�finieA�A�A�par la loi sur les 35 heures,A�est une atteinte A� la libertA� et au droit au travail,A�est une entrave A� l’exercice des responsabilitA�s individuellesA�dA�finies, entre autre,A� par le Code Civil.

Tout retard pris dans la mise en place duA�dispositifA�proposA� par les CrA�ateurs d’emplois et de richesses de FranceA�(Cerf) sera dommageable pour les TPE qui reprA�sentent 50% du PNB, 61% des actifs et font vivre directement plus de 20 millions de citoyens en France.

Le rA?le central dans notre A�conomie jouA� par les TPE (emploi, richesse, lien social, sA�curitA�, intA�gration…), permet d’affirmer queA�tout soutien apportA� auxA�TPE et A� leurs salariA�s bA�nA�ficieA�A� la France.

PERSONNES AGEES : SOLIDARITE PAR LE TRAVAIL LE CERF PROPOSEa��

6 novembre, 2003 · Poster un commentaire 

Louis Lambel, PrA�sident du Cerf, propose d’alimenter les caisses de solidaritA�, en particulier des personnes A?gA�es, par les charges sociales patronales des heures travaillA�es entre la 35A?me et la 40A?me heure.

Cette proposition s’inscrit dans celle plus large rattachA�e A� une adaptation de la Loi sur les 35 heures pour les TPE, impossible A� mettre en place dans nos entreprises.

Dans une vA�ritable optique de revalorisation du travail, d’induction de comportements solidaires et citoyen, le Cerf propose en effet :

  1. La suppression des charges sociales pour le salariA� entre la 35A?me et 40A?me heures travaillA�es.
  2. La non soumission A� l’impA?t sur le revenu du travail salariA� entre 35A?me et 40A?me heures.
  3. L’affectation des charges patronales de 35 A� 40 heures aux caisses de solidaritA�, en particulier pour les personnes A?gA�es.

Un tel assouplissement marquerait l’attachement et le soutien du Gouvernement au fondement de notre A�conomie, les TPE, tout en tenant ses engagement de baisse des impA?ts, sans baisser ses recettes fiscales.

Cette mesure n’a d’effet que 20 mois aprA?s sa mise en application sur les recettes d’ImpA?ts sur le Revenu, alors qu’il augmente immA�diatement les recettes de TVA et augmente l’A�pargne disponible pour l’investissement dans les TPE.

Les TPE, aujourd’hui en difficultA�s (45 000 dA�pA?ts de bilan en 2002, +7% prA�vus en 2003), toujours dans l’impossibilitA� matA�rielle de mettre en place les 35 heures, ne peuvent fonctionner, A�conomiquement, dans ce cadre. Le dA�plafonnement des heures supplA�mentaires non surtaxA�es, serait un vA�ritable bol d’air pour ces entreprises et une mesure d’accompagnement de la relance de la consommation des mA�nages A� laquelle aspirent les salariA�s.

Il s’agit bien lA� d’une mesure de sauvegarde des entreprises existantes, nA�cessaire aux 1 500 000 entreprises A� crA�er et de solidaritA� intergA�nA�rationnelle.