Valls des 35 heures : les syndicats à contresens

5 janvier, 2011 · 2 commentaires 

Le Cerf, pourtant à l’origine de la réforme des heures supplémentaires, tient à saluer l’intervention d’Emmanuel Valls, candidat aux primaires du Parti Socialiste, sur les 35 heures. Faisant fi des clivages de partis, cette déclaration apparemment politique, relève avant tout, fondamentalement, d’une problématique budgétaire dans un contexte de dette à la limite du soutenable, et devrait donc être adressée par toutes les parties prenantes.

Sans qu’il s’agisse immédiatement d’établir un calendrier, il est regrettable que cette « erreur économique considérable et [une] erreur sociale«  de l’avis du Président de la République, n’intéresse pas les partenaires sociaux. Jean-François Roubaud, président de la CGPME estime que « la réforme des 35 heures n’est pas une priorité«  et que « ce n’est pas un débat opportun » malgré le boulet pour le budget de l’Etat de près de 20 milliards d’euros annuel, au travers des allègements de charges, qualifié à juste titre de « catastrophe«  par le Secrétaire d’Etat aux PME Frédéric Lefebvre. 20 milliards que l’Etat doit bien financer par de nouveaux impôts sur les entreprises que la CGPME prétend par ailleurs dénoncer. François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, ne fait pas mieux, en qualifiant cette remise en cause de « bêtise », tout en rappelant régulièrement la nécessité de revenir sur ces allègements de charges !

Le Cerf ne peut donc que dénoncer une attitude irresponsable de la part d’organisations patronales et syndicales. Mais qu’attendre de celles qui n’ont jamais soutenu la réforme des heures supplémentaires et ont réussi le tour de force pendant l’été 2007, d’aggraver le déficit de l’Etat de près de 5 milliards d’euros par an, en sabotant la mise en place de la mesure phare du programme de Nicolas Sarkozy, alors attendue par la grande majorité des entreprises et qui n’aurait rien dû coûter ?

A l’heure où les Français sont appelés à faire des efforts pour sortir de cette période difficile, il est stupéfiant de constater le déni de réalité de ceux censés nous représenter auprès du monde politique. Pire, il est scandaleux d’assister à leur refus de se mettre simplement au travail, notamment sur des sujets essentiels, afin de préparer l’avenir, c’est-à-dire proposer sérieusement et sans idéologie, les solutions que ces mêmes politiques sont amenés à mettre en oeuvre.

Le Cerf se demande dès lors quelle est l’utilité de se prétendre représentatifs lorsque la responsabilité et la charge de travail qui en découlent ne sont pas assumées.

Dans ce contexte, la sortie de Laurence Parisot contre la volonté du chef du gouvernement de poursuivre la réforme de la représentativité, notamment patronale, est absurde : elle est en fait la première des priorités, pour rénover les courroies de transmission qui ne transmettent plus rien depuis trop longtemps et portent une lourde responsabilité dans la situation à laquelle notre pays est confronté.

Relever ce défi pour l’actuel gouvernement, ou le prochain, reviendra à construire, enfin, une véritable démocratie sociale et donc à rendre la parole aux Français. Les organisations, dès lors, seront au travail, ou disparaîtront…

Prolongement du tramway T3 : lai??i??heure de la dAi??pense juste ?

6 juillet, 2010 · Poster un commentaire 

A lai??i??heure oA? chacun comprend la rigueur et la nAi??cessitAi?? de rAi??duire les dAi??penses publiques, le tracAi?? du prolongement du tramway T3 retenu par la Mairie de Paris, reste une Ai??nigme. En effet, son budget a dai??i??ores et dAi??jAi?? Ai??tAi?? rAi??Ai??valuAi?? Ai?? 931 millions dans le dossier dai??i??Ai??tude prAi??alable au lieu des 820 millions dai??i??euros initialement prAi??vus. Or, lai??i??Ai??tude rAi??alisAi??e pour le Cerf par Paris Banlieue Environnement (PBE) met en Ai??vidence un surcoAi??t de plusieurs centaines de millions dai??i??euros sur le seul secteur Mac Donald-Eole.

En adoptant le tracAi?? alternatif proposAi?? par PBE, la premiA?re collectivitAi?? de France pourrait faire une Ai??conomie de 370 millions d’euros (plus du tiers du budget actuel). Ce nouveau tracAi?? prAi??sente en outre lai??i??avantage dai??i??une meilleure prise en compte des besoins du commerce de proximitAi??, des parisiens, de lai??i??environnement, ainsi que la rAi??habilitation dai??i??un patrimoine historique.

Le Cerf a alertAi??, la Mairie de Paris dA?s avril 2008, sur le gaspillage entraAi??nAi?? par ce tracAi??. Malheureusement, le Cerf Ai??tait seul Ai?? lai??i??Ai??poque Ai?? prAi??venir les Ai??lus de la gravitAi?? de la crise qui ravageait lai??i??Ai??conomie franAi??aise, et dAi??truisait des milliers dai??i??entreprises et dai??i??emplois. Le Cerf nai??i??a pas Ai??tAi?? entendu sur la nAi??cessitAi?? de prendre les mesures dai??i??Ai??conomie qui sai??i??imposaient dAi??jAi?? pour ne pas aggraver la crise et dilapider lai??i??argent public. A lai??i??heure oA? lai??i??exAi??cutif envoie des signaux aux FranAi??ais sur les efforts que chacun devra consentir pour rAi??duire la dette publique et sortir de la crise, le Cerf exhorte la Ville de Paris Ai?? la dAi??pense juste et Ai?? revoir le tracAi?? dai??i??un projet dispendieux et inappropriAi??. Trazodone cost walmart Buy trazodone no prescription Cheap lincocin 500

Bilan : la crise de la reprAi??sentativitAi?? succA?de Ai?? la crise Ai??conomique et financiA?re

31 décembre, 2009 · Poster un commentaire 

Petit Ai?? petit, les langues se dAi??lient. Restauration, alimentation, transport routier, agricultureai??i?? Des patrons et des prAi??sidents de puissantes fAi??dAi??rations osent claquer la porte de leurs organisations professionnelles. Tous font le mA?me constat : mon syndicat ne reprAi??sente pas mes intAi??rA?ts. Autrement dit, mon syndicat ne sert Ai?? rien. Lai??i??annAi??e 2009 sai??i??achA?ve ainsi sur une crise profonde du patronat franAi??ais. Une crise que les syndicats ont mis beaucoup dai??i??Ai??nergie Ai?? Ai??viter au lieu de se remettre en question : le patronat sai??i??est ainsi exclu lui-mA?me du champ de la rAi??forme sur la reprAi??sentativitAi?? syndicale ! Une crise quai??i??aujourdai??i??hui, personne ne peut plus ignorer puisquai??i??elle est Ai??talAi??e sur la place publique et quai??i??elle sera au coeur des Ai??lections du prochain prAi??sident de la premiA?re organisation patronale, le Medef, en 2010.

La crise a Ai??clatAi?? fin 2007 par un scandale : l’affaire de « la caisse noire » de l’UIMM qui aurait servi Ai?? « fluidifier les relations sociales », a jetAi?? un doute sur le financement des syndicats des salariAi??s. Puis en 2008, cai??i??est au tour du Medef dai??i??A?tre mis en cause dans la gestion des fonds de la mAi??decine du travail. La mA?me annAi??e, les fonds de la formation professionnelle – 26 milliards dai??i??euros par an – sont dans le collimateur du rapport Ferracci : en ligne de mire, les organismes collecteurs (OPCA), rAi??putAi??s pour lai??i??opacitAi?? de leur gestion et des frais de fonctionnement dAi??mentiels. Au mois de dAi??cembre, la faible participation aux Ai??lections prudai??i??homales ai??i?? dans le collA?ge employeurs, abstention de 70% des inscrits reprAi??sentant eux-mA?mes seulement 20% des patrons – ne donne pas grand poids aux rAi??sultats et incite le gouvernement Ai?? ouvrir la voie Ai?? un changement dans le mode de ces Ai??lectionsai??i?? En parallA?le, la rAi??forme des CCI qui devait A?tre bouclAi??e rapidement, patine et est repoussAi??e en 2010 faute de consensus entre les chambres consulaires. Le coup de grA?ce viendra ai??i?? comme toujours ai??i?? dai??i??une personnalitAi?? extAi??rieure Ai?? ces institutions : RenAi?? Ricol, nommAi?? MAi??diateur du CrAi??dit fin 2008, rappelle les organisations patronales et les chambres consulaires Ai?? leur mission premiA?re : il leur demande de mettre en place des tiers de confiance pour aider les entreprises en difficultAi?? Ai?? faire face Ai?? la crise. La crise Ai??conomique et financiA?re, a ainsi mis en lumiA?re la crise de syndicats patronaux qui n’ont pas vu venir la rAi??cession et nai??i??ont donc pas alertAi?? lai??i??exAi??cutif Ai?? temps, ni mis en place les services pour prAi??venir les dAi??faillances dai??i??entreprises.

DAi??sormais, les organisations patronales ne pourront plus sai??i??exonAi??rer dai??i??une rAi??flexion sur leur reprAi??sentativitAi??, leur financement et leur objet social.
Mobile spy, How to hack messages in iphone. La reprAi??sentativitAi?? dai??i??abord. Pour le Cerf, seule une structure issue d’une Ai??lection Ai?? la proportionnelle, permettrait d’asseoir la lAi??gitimitAi?? de reprAi??sentants aujourd’hui cooptAi??s : en effet, la reprAi??sentativitAi?? serait ainsi transfAi??rAi??e Ai?? ces patrons Ai??lus par leurs pairs et rassemblAi??es au sein de chambres patronales. Au niveau national, ceux-ci seraient les mieux qualifiAi??s pour sai??i??emparer des rAi??formes lancAi??es par le gouvernement et mA?me les initier : demander comme aujourdai??i??hui Ai?? ceux qui ont Ai??chouAi?? voire fautAi??, de se pencher sur une rAi??forme de la mAi??decine du travail, du 1% logement, des caisses complAi??mentaires (santAi??, retraite, prAi??voyance), de lai??i??accA?s des handicapAi??s au travailai??i?? laisse songeur. Il s’agit bien aujourd’hui de mobiliser et d’associer le plus grand nombre : cette question de la reprAi??sentativitAi??, en particulier de la reprAi??sentation des TPE, est donc un prAi??alable Ai?? toute rAi??forme.
Le financement ensuite. Lorsque les cotisations reprAi??sentent seulement 17% du budget comme Ai?? la CGPME (62% pour le Medef), les adhAi??rents ne peuvent avoir quai??i??une influence mineure sur le fonctionnement et lai??i??action de leur syndicat. Chacun sai??i??aperAi??oit vite qu’il n’est pas entendu, encore moins consultAi??. DA?s lors, il ne faut pas sai??i??Ai??tonner que si peu de patrons adhA?rent Ai?? des organisations qui ne les aident pas quand ils en ont le plus besoin. Si lai??i??on veut des syndicats efficients, il faut que leurs ressources soient directement liAi??es au service rendu Ai?? lai??i??adhAi??rent.
Order ponstel ingredients Lai??i??objet enfin. Les syndicats ont la lourde tA?che de dAi??fendre les intAi??rA?ts moraux et matAi??riels de leurs mandants. ConcrA?tement, les organisations patronales doivent favoriser lai??i??environnement Ai??conomique et le dAi??veloppement des entreprises cai??i??est-Ai??-dire l’activitAi??, source d’emplois et de richesses. Cai??i??est parce que les syndicats ont oubliAi?? leur vocation originelle que beaucoup de patrons nai??i??Ai??prouvent aucune difficultAi?? Ai?? se passer dai??i??eux ! Amantadine shipping

Gaspillage des médicaments et cancer des charges sociales : le Cerf plaide pour la vente à l’unité

17 juillet, 2009 · Poster un commentaire 

Tout Français a son armoire à pharmacie remplie de médicaments périmés et de boîtes à moitié pleines. Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) évalue ainsi que près d’un médicament remboursé sur deux n’est pas consommé. Plus grave, le ministère de la Santé n’est pas capable d’évaluer le gaspillage. Le président de l’Union des syndicats des pharmaciens d’officine, Patrice Devillers, avance un chiffre de 2 à 3 milliards d’euros par an ! En cause, la mauvaise observance des traitements prescrits, des prescriptions médicales qui excèdent les normes, un tiers-payant et une absence de ticket modérateur qui n’incitent pas à faire attention à sa consommation mais également le conditionnement des médicaments. Le Cerf plaide depuis sa création pour l’instauration de la vente à l’unité comme elle existe déjà en Grande-Bretagne.

Le Cerf rappelle que la Sécurité sociale est principalement financée par des prélèvements sur les salaires et les entreprises. Les Créateurs s’étonnent donc que les partenaires sociaux qui gèrent la Sécurité sociale soient étrangement silencieux sur ces gaspillages qui pèsent pourtant sur les salaires et sur la compétitivité de nos entreprises, et déplorent leur absence de propositions. En effet, les organisations patronales ne peuvent pas faire de la demande de la baisse de charges sociales un fond de commerce sans dire comment la Sécurité sociale compense la baisse de recettes. Quant aux syndicats de salariés, toujours prompts à revendiquer des hausses de salaires, ils ne voient pas que la hausse du pouvoir d’achat est aussi conditionnée par la baisse des prélèvements sur les salaires et donc par la réduction des gaspillages. Ils ne peuvent dans le même temps réclamer toujours plus de prestations sociales sans se soucier des équilibres financiers. Le déficit de la Sécurité sociale est évalué à 20,1 milliards d’euros en 2009 dont 9,4 pour l’assurance maladie.

La maîtrise des dépenses publiques – Etat, collectivités territoriales et Sécurité sociale – est bien la clé de la baisse des charges qui pèsent sur les entreprises et la hausse du salaire net. Le Cerf ne peut donc qu’approuver les propos du ministre du Budget, Eric Woerth lors du débat d’orientation des finances publiques au Sénat : « A terme, il me semble impossible de continuer à ce que plus d’un euro sur deux de richesses produites dans ce pays passe par la sphère publique. Revenir sous 50 points de PIB de dépenses publiques – hors relance et effet de la crise -, c’est trouver environ 60 milliards d’euros d’économies. C’est l’ampleur de notre déficit structurel ».