UN AVENIR POUR LES TPE ?

3 juillet, 2007 · Poster un commentaire 

Ce n’est pas un hasard, si aprA?s tant d’annA�es d’efforts de communication A� destination des « A�lites », les TPE ont A�tA� au cA�ur de la campagne prA�sidentielle. Alors, on les a parA�es de toutes les vertus, de toutes les attentions… Est-ce pour enfin prendre les mesures qui s’imposent et sur lesquelles seul le Cerf avait attirA� l’attention ?

Les dA�cisions qui seront prises seront essentielles pour l’avenir de la France et de la classe politique. Le droit A� l’erreur n’est plus de mise et le levier de la rA�ussite se trouve dans ces trA?s petites, petites et moyennes entreprises, oA? l’on mesurera leur mise en oeuvre : plus de 20 millions de FranA�ais vivent en effet de ces TPE et sont prA�occupA�s par leur vie quotidienne et le devenir du pays qu’ils ont construit. Leur regard et leur jugement seront donc impitoyables.

Ils attendent des mesures fortes, claires et qui leur permettront de redevenir les acteurs qu’ils ont toujours A�tA�, crA�ateurs d’emplois et de richesse, vivant de leur travail, et, par lui, contributeurs citoyens et solidaires.

S’appliquant A� ceux qui produisent la richesse ensuite redistribuA�e, ces dA�cisions ne sauraient A?tre entravA�es par un quelconque chantage, extA�rieur A� ces entreprises.

L’emploi et la prospA�ritA� ne reviendront que par la capacitA� que la France dA�veloppera A� rendre le travail attractif et source d’espoir. Il n’est plus tolA�rable que les patrons soient de plus en plus nombreux A� ne pas gagner le smic.

Nous saluons donc la prochaine application des propositions du Cerf de dA�taxer et dA�fiscaliser les heures supplA�mentaires.

Il faut lutter efficacement contre les dA�faillances d’entreprises et pour cela, tendre la main aux patrons avant que l’inA�luctable ne surviennent : la France ne peut plus se permettre d’A?tre le leader de l’OCDE en nombre d’entreprises dA�truites et supprimer 270 000 emplois chaque annA�e par nA�gligence.

Il faut A�galement actionner tous les leviers qui agissent positivement sur la trA�sorerie de ces entreprises. Sans ce carburant essentiel, impossible d’avancer et la croissance restera en panne :
1.A�Les mesures incitatives sur le plan fiscal pour orienter l’investissement dans les TPE et PME sont donc vitales et doivent A?tre dA�veloppA�es et A�tendues ;
2.A�La TVA sociale devra faire l’objet d’une mise en A�uvre rapide ;
3.A�La suppression de la TVA interentreprises doit A?tre considA�rA�e, tant elle finance l’Etat au prix de l’investissement, de l’emploi et donc du dA�veloppement des entreprises ;
4.A�La rA�forme de la taxe professionnelle sera elle aussi incontournable ;
5.A�Mieux encadrer les relations avec les banques, baisser les frais bancaires abusifsa��

Il faut garantir une vA�ritable libre concurrence et lutter contre les oligopoles qui entravent le marchA� au dA�triment des consommateurs et du dA�veloppement des entreprises, des emplois et de la croissance.

La simplification doit A?tre poursuivie : l’externalisation totale du bulletin de salaire est un impA�ratif, afin de supprimer les sources d’erreurs et de retard de paiement, si pA�nalisant.

Il faut rA�duire la fracture, entre le privA� et le public, qui cause tant de tord au dA�veloppement et A� la croissance : il faut inscrire dans les textes la notion de service public conseilleur, avant son rA?le de contrA?le et de rA�pression.

Enfin, il faut arrA?ter de prendre des mesures qui s’appliquent ou intA�ressent systA�matiquement 6% des entreprises sans en A�valuer l’effet sur les 94% restantes.

Pour cela, il serait bon que les CrA�ateurs d’emplois et de richesse de France soient consultA�s.

Le Cerf est A� l’origine du dA�bat sur le pouvoir d’achat et la revalorisation du travail par la nA�cessaire augmentation des revenus. Il a lancA� le dA�bat sur les 35 heures avec l’idA�e de dA�taxer et dA�fiscaliser les heures supplA�mentaires. Il est le seul A� dA�noncer le plan social annuel de plus de 260 000 emplois rA�sultant des dA�faillances d’entreprises.

Le Cerf est la premiA?re plate-forme de reprA�sentation des TrA?s Petites Entreprises. Il travaille A� l’amA�lioration de l’environnement lA�gislatif et rA�glementaire pour l’exercice des activitA�s crA�atrices d’emplois et de richesse.

LE COUP D’ETAT PERMANENT

31 mai, 2005 · Poster un commentaire 

Le rA�sultat du scrutin est sans appel pour l’ensemble de la classe politique franA�aise : europA�ens, les FranA�ais ont, une nouvelle fois, dA�savouA� leurs reprA�sentants, qui n’ont encore rien compris au scrutin du 29 mai.

Comme certains le soulignent, le fossA� se creuse entre la France et ceux sensA�s la reprA�senter et qui ont confisquA� le pouvoir, A� droite comme A� gauche et chez les partenaires sociaux, plongeant notre sociA�tA� dans un immobilisme suicidaire.

La culture politique et du pouvoir, A� l’A�uvre dans les organisations reprA�sentatives et politiques, reposant sur la quA?te et la prise de pouvoir, puis au maintien au pouvoir de ceux qui y ont accA�dA�, sacrifiant les missions dA�lA�guA�es par ceux qui les ont portA� aux commandes, a conduit toute la campagne du rA�fA�rendum.

RA�sultat : ce coup d’Etat permanent plonge aujourd’hui la France et l’Europe dans une situation sans prA�cA�dent, qui accA�lA?rera ce que certains prA�tendaient dA�fendre.

A ceux qui disaient lutter contre le libA�ralisme, et ont entraA�nA� une partie des FranA�ais sur la voix du « non », la Chine, qui s’A�tait engagA�e, A� la demande europA�enne, A� augmenter ses taxes A� l’exportation, a rA�pondu, suite aux rA�sultats franA�ais, en annonA�ant qu’au contraire, elle les supprimaient toutes, purement et simplement. Le Japon, de son cA?tA�, revient sur l’installation d’ITER sur son territoire, tandis que les Etats-Unis renforcent leur soutien A� Boeing et accentuent la lutte contre Airbus en saisissant l’OMC. La Russie de Poutine, qui croit peu A� l’Europe, attend de la voir faire le mA�nage chez elle. Dans ce contexte, la Grande Bretagne de Toni Blair, hA�ritier de la politique de Mme Thatcther, est en position pour prendre le leadership europA�ena��

Qui s’en A�tonnera ? quelle union europA�enne pour faire face A� l’avancA�e d’un capitalisme mondial qui n’a rien A� voir avec le libA�ralisme, garant du progrA?s et de la justice et seule alternative A� la concentration des pouvoirs et des capitaux entre les mains de quelques-uns, qui se satisfont d’un systA?me oA? la libre concurrence et l’A�galitA� des chances n’existent pas : les dA�localisations vont donc se poursuivre et s’accA�lA�rer.

Ces partisans du « non », prA�tendant dA�fendre la veuve et l’orphelin sont en train de lui construire son enfer et renforcent ceux contre qui ils prA�tendaient lutter, tant notre dA�pendance vis-A�-vis de ceux-lA� est grande et nos moyens de faire face, plus inexistants qu’avant le rA�fA�rendum : car, alors, le monde avait encore l’illusion d’une unitA� et d’une construction europA�ennes. Le dA�sir de « changer les choses » de ces prA�tendants dirigeants repose, en fait, sur un sentiment de toute puissance, hA�ritage des 5 siA?cles passA�s et aujourd’hui illusoire.

Ceux qui avaient prA�tendu faire barrage A� l’extrA�misme en votant Jacques Chirac en avril 2002, lui offre aujourd’hui, grA?ce au « non », le meilleur des marchepieds et le propulse sur le devant de la scA?ne, lui permettant, A� juste titre, de dA�noncer la perte de reprA�sentativitA� des A�lites franA�aises.

Pour autant, les FranA�ais veulent pouvoir vivre de leur travail, qui doit leur permettre de garantir un prA�sent et se projeter dans l’avenir. Mais ils ont le sentiment que les A�lites ont instaurA� un systA?me qui les broie au profit de ses mA?mes A�lites qui, chaque jour, montrent A� quel point elles vivent bien.

L’image de l’entreprise est maintenue dans un mode de reprA�sentation simpliste, alors qu’elle est garante de la production des richesses que nous sommes appelA�s A� partager et qu’elle est, aujourd’hui, entravA�e dans son rA?le. Les crA�ateurs d’emplois et de richesse de France, constructeurs d’avenir, continueront donc A� porter et dA�velopper des projets, pour ceux qui le pourront encore, mais avec un fardeau supplA�mentaire, nA� des A�goA?smes et des intA�rA?ts particuliers.