RA�forme de la reprA�sentativitA� : le monopole s’organise

11 avril, 2008 · Poster un commentaire 

Alors que les discussions entre les partenaires sociaux viennent de sa��achever, le Cerf dA�plore que la question de la reprA�sentativitA� patronale ait A�tA� largement A�ludA�e. Mais que pouvait-on attendre d’une discussion entre des nantis rivA�s A� leurs siA?ges et attachA�s aux privilA?ges qui dA�coulent de leur position dominante ? La discussion sur la reprA�sentativitA� sa��est limitA�e aux « partenaires sociaux », dA�tenteurs lA�gaux du monopole de la reprA�sentation des salariA�s et des patrons.

Le cercle qui sa��est accaparA� la reprA�sentation nationale, n’a pas manquA� d’A�viter tout dialogue avec les autres acteurs sociaux qui, bien souvent, ont fait plus pour leurs mandants, que la reprA�sentation imposA�e et dont le financement est pour le moins obscur… Pourquoi le medef na��a-t-il pas consultA� les organisations indA�pendantes avant da��entamer les discussions avec les syndicats de salariA�s ? Les limites de l’ouverture prA?nA�e par les uns, comme la volontA� affichA�e de faire bouger les lignes promue avec de jolies couleurs par les autres, sont une nouvelle fois atteintes, dA�montrant A� qui en douterait encore que la rA�forme ne saurait venir de l’intA�rieur.

Que dire donc d’une reprA�sentation dans laquelle 92% des FranA�ais ne se reconnaissent pas ?
Que dire d’une reprA�sentativitA� qui ne se soucie pas de la��efficacitA� rA�elle de ses revendications et sa��imagine na��avoir aucun compte A� rendre A� ses adhA�rents ?
Que dire d’une reprA�sentativitA� qui lA�galise les emplois fictifs et vit, A� l’insu des salariA�s et des entreprises, de prA�lA?vements aussi multiples qu’indirects sur l’activitA� et les salaires, que l’on soit adhA�rent ou non ?
Que dire d’une reprA�sentativitA� et de partenaires sociaux qui privent leurs mandants (salariA�s et employeurs) de la libertA� de choix (par exemple, sur les complA�mentaires santA�), et organisent l’inquisition, l’insA�curitA� et la peur, dans les entreprises ?
Que dire da��organisations patronales qui na��ont pas dA�fendu en leur temps le CNE, et donc jouA� de leur pouvoir da��organisation reprA�sentative, pour protA�ger les employeurs menacA�s aujourda��hui par la rA�troactivitA� des lois ?
Tous ces sujets semblent bien loin des prA�occupations de ceux qui ont animA� le « dA�bat », pour mieux se garantir ce qui, de plus en plus, ressemble A� un gA?teau (un de plus) A� se partager entre amis.

Le Cerf demande aujourd’hui que les A�lections professionnelles (CCI, Chambre des MA�tiersa��) se dA�roulent A� la proportionnelle, que les rA�sultats soient pris en compte au mA?me titre que les Pruda��hommes, pour acter la reprA�sentation des patrons et leur donner accA?s aux instances oA? ils devraient siA�ger de plein droit : comment en effet accepter que le Cerf ait par exemple obtenu 40% des voix A� la section commerce du CCI de Lille en 2005 mais que le prA�fet na��ait pas reconnu notre organisation comme reprA�sentative et ne lui ait pas accordA� de siA?ge pendant que da��autres organisations comme le CJD qui na��avaient pas prA�sentA� de candidats siA?gent au Conseil A�conomique et social rA�gional. La rA�forme de la reprA�sentativitA� ne peut ignorer les choix des A�lecteurs.

Les propositions et actions du Cerf ont reA�u plus de 10 000 soutiens individuels en 2007 sur l’ensemble du territoire : quelle autre organisation peut aujourd’hui se prA�valoir d’une telle audience ? Qui peut refuser de reconnaA�tre la place prA�pondA�rante occupA�e par une organisation qui ne vit pas des deniers publics ?

« La rA�forme de la reprA�sentativitA� est le chantier majeur de cette mandature. Tout autre rA�forme sera vaine si celle-ci n’aboutit pas : ce sont les A�curies d’Augias du PrA�sident, » a dA�clarA� HervA� Lambel, vice-prA�sident du Cerf, qui prA�cise « c’est la pierre angulaire du redressement de la France. »

CNE : TPE en otage

31 août, 2005 · Poster un commentaire 

Louis Lambel, PrA�sident des CrA�ateurs d’emplois et de richesse de France (Cerf) dA�nonce les pratiques des syndicats agissant contre l’emploi. En annonA�ant les recours qu’ils ont introduits contre le Contrat Nouvel Embauche, les syndicats de salariA�s ne cachent pas leur volontA� de mettre une pression sur les employeurs, en voulant leur faire courir le risque de l’illA�galitA� des contrats qu’ils auraient pu contracter et en particulier des licenciements effectuA�s dans ce cadre lA�gal, pouvant les conduire A� des condamnations sA�vA?res et dommageables pour les entreprises.

Alors que jusqu’alors les syndicats s’en cachaient, ils affichent aujourd’hui clairement la mA�thode qui consiste A� prendre les entreprises en otage, en particulier les plus petites et plus fragiles d’entre elles.

La dA�marche est dommageable, mais comprA�hensible de la part d’organisations qui ne connaissent rien A� la rA�alitA� de l’emploi et de la situation A�conomique dans les TrA?s Petites Entreprises et qui ne peuvent prA�tendre A� une quelconque reprA�sentativitA� dans les entreprises de 0 A� 10 salariA�s, les plus nombreuses concernA�es par la mesure.