Crise financiA?re : face A� leurs responsabilitA�s, les banques doivent satisfaire les besoins de financement de nos entreprises

29 septembre, 2008 · Poster un commentaire 

Les mauvais chiffres du chA?mage pour le mois da��aoA�t ne sont pas une surprise. Le Cerf avait prA�venu, depuis des mois, que la hausse spectaculaire des dA�faillances da��entreprise – +15% au premier semestre 2008 par rapport A� 2007 – entraA�nerait une augmentation mA�canique du nombre de demandeurs da��emploi.

Les CrA�ateurs demandent que le Premier ministre lance une mobilisation nationale en faveur des TPE-PME afin que la crise financiA?re ne se transforme pas en une crise A�conomique et sociale sans prA�cA�dent. Le Cerf prA�vient le gouvernement qua��un traitement social du chA?mage, trA?s coA�teux pour les acteurs A�conomiques et qui a dA�montrA� son inefficacitA� dans le passA�, ne saurait A?tre une solution A� la rA�cession qui frappe aujourda��hui la France.

Encore une fois, seul, le retour des liquiditA�s vers les TPE-PME permettra de limiter les faillites et les licenciements mais aussi da��investir et donc da��embaucher, de construire l’avenir. Aujourda��hui, les banques franA�aises cherchent A� compenser les pertes subies sur les marchA�s financiers en assA�chant les besoins de financement des TPE-PME. Nos entreprises sont ainsi confrontA�es A� un tarissement du crA�dit et de A� facilitA�s A� de caisse qui ne sont pourtant que la contrepartie de factures en attente de rA?glement.

Le Cerf demande donc que le gouvernement mette tout en A�uvre pour que les banques jouent A� nouveau leur rA?le de financement de la��A�conomie rA�elle et non de la spA�culation financiA?re. Avant mA?me le dA�clenchement de la crise des subprimes, le Cerf rA�clamait un encadrement des relations avec les banques (1). Le Cerf appelait notamment A� une baisse des frais bancaires abusifs, des frais qui peuvent en effet reprA�senter jusqua��A� 5% du chiffre da��affaires da��une TPE et qui sont une des causes majeures de leur asphyxie ! C’est pourquoi, le Cerf demande, par exemple l’ouverture immA�diate et au prix du marchA�, de lignes de crA�dit A�quivalentes aux frais bancaires abusivement facturA�s.

Enfin, les CrA�ateurs rappelaient qua��en 2007, le financement direct des banques franA�aises A�tait dA�jA� trop faible pour permettre A� nos entreprises da��investir et da��exporter. Si les banques coupent le robinet du crA�dit, ce sont des pans entiers de la��A�conomie et de la sociA�tA� qui sa��effondreront comme des chA?teaux de cartes.

(1) Lire le communiquA� du 3 juillet 2007 : Un avenir pour les TPE
http://www.lescreateurs.org/080703-fillon-discours-politique-generale.pdf

35 heures : l’aveuglement syndical et idA�ologique

30 mai, 2008 · Poster un commentaire 

Le CerfA� soutient l’engagement du Gouvernement A� rA�former les 35 heures et dA�nonce la position dA�fendue par ceux qu’une loi obsolA?te permet encore de qualifier de partenaires sociaux, patronat compris, qui n’ont de reprA�sentatif que le nom.
A�
Quand 8% des salariA�s et du patronat sont syndiquA�s, qui est reprA�sentatif ? de quoi ?
A�
La majoritA� des salariA�s souhaite pouvoir gagner plus, lA� oA? les « partenaires » ont dA�naturA� une rA�forme, initiA�e par les CrA�ateurs, qui devait bA�nA�ficier au plus grand nombre et aux plus dA�munis.
A�
Dans une situation catastrophique, exacerbA�e par des A�lA�ments conjoncturels, en particulier sur le plan des dA�faillances d’entreprises, la « position commune » des partenaires contre l’indispensable rA�forme des 35 heures, dA�montre, en plus, de leur irresponsabilitA� croissante, leur dA�crochage d’avec une rA�alitA� alarmante.
A�
Dans ce contexte, oA? les dA�faillances enregistrent une hausse importante du fait de la conjoncture, produire plus et baisser le coA�t du travail sont des exigences vitales pour des dizaines de milliers d e TPE et des centaines de milliers d’emplois : ni les syndicats de salariA�s, ni le patronat instituA� ne s’en prA�occupent !A� La loi qui les protA?ge, empA?che de les faire rA�pondre de leurs actes et da��assumer leurs responsabilitA�s.
A�
La rA�forme de la reprA�sentativitA� est plus que jamais une urgence pour sortir de l’aveuglement ! Poursuivre la rA�forme des 35 heures ne l’est pas moins !

Les freins A� la croissance, vus par les crA�ateurs de croissancea��

25 septembre, 2007 · Poster un commentaire 

A l’origine de la mesure de dA�taxation et de dA�fiscalisation des heures supplA�mentaires et de la rA�forme des 35 heures, les CrA�ateurs d’emplois et de richesse de France (Cerf), premiA?re organisation de reprA�sentation des TrA?s Petites Entreprises (TPE), ont prA�sentA� au Gouvernement leurs propositions visant A� agir positiviement sur la croissance. Celles-ci rA�pondent A� l’exhortation des CrA�ateurs depuis 2003, de permettre A� la France de redevenir actrice de sa croissance et de gagner 1 point de PIB.

Louis Lambel, PrA�sident et fondateur du Cerf, estime que les A�tudes ont dA�jA� A�tA� faites, les constats A�tablis, mais que, malheureusement, les premiers concernA�s par les questions relatives A� la crA�ation de la croissance, ne sont pas au cA�ur du dA�bat. C’est la premiA?re raison, en dehors du manque rA�current de courage politique, depuis des annA�es, de l’A�chec des politiques publiques en matiA?re de croissance et d’emploi.

Il est donc nA�cessaire aujourd’hui de revenir A� des fondamentaux et en particulier de lutter A�fficacement contre l’asphyxie de ceux qui crA�ent l’emploi et la richesse en France. En cause ? le manque de liquiditA�s dans les entreprises qui crA�ent la richesse et l’emploi, que certains, pourtant, voudraient voir grandir, et les ponctions faites sur celles-ci, qui pesent de faA�on irresponsable sur l’activitA�.

La situation grave de la trA�sorerie des entreprises est soulignA�e par des chiffres alarmants sur les revenus d’activitA� de ces patrons, dA�passant de loin la seule question du pouvoir d’achat de ces derniers. Mais aussi, par le rang de la France, leader de l’OCDE en nombre de dA�faillances d’entreprises, qui explique la prA�occupation des dirigeants de TPE et PME, qui s’interrogent A� juste titre sur leur avenir. Le signal lancA� ce week-end par le Premier Minsitre est, A� ce titre, salutaire. Quelles en seront les suites ?

Car c’est bien sur cette question centrale que doit s’axer l’action du Gouvernement : les propositions A�tablies en ce sens par le Cerf, A� l’exemple de sa rA�forme des 35 heures, se veulent aussi simples dans leur conception et importantes dans les effets qu’elles auront sur l’ensemble de l’A�conomie. L’objectif est bien sA�r la croissance et la crA�ation d’emploi. Leur mise en oeuvre peut et doit A?tre rapide, pour rA�pondre A� l’urgence de la situation franA�aise.

Liste des propositions :

Lever les freins A� la croissance, vu par les crA�ateurs de croissance

Il faut rA�soudre de toute urgence le problA?me du pouvoir d’achat des entreprises !

Les CrA�ateurs prA�conisent donc de :
1.A�Renforcer les TPE sur le marchA� et lutter contre les dA�faillances
a.A�Augmenter le pouvoir d’achat :
i.A�Supprimer la TVA sur les produits de 1A?re nA�cessitA� (10 produits)
ii.A�DA�fiscaliser totalement les services A� la personne et les dA�penses non courantes
iii.A�Favoriser l’accA?s au travail des personnes en difficultA�
b.A�Garantir et stimuler la concurrence pour le consommateur en rompant l’exclusivitA� qui lie centrales d’achats et rA�seaux de distribution (lutte contre les monopoles locaux)
c.A�RA�server des marchA�s aux TPE dans les appels d’offre publics
d.A�Mettre en A�uvre rapidement la politique de Grands Travaux prA�conisA�e par le Cerf
e.A�Assurer le dA�velopement international (accompagnement et simplification des aides)
f.A�Inscrire dans les textes rA�gissant les administrations, leur rA?le de service et de conseil, avant ceux de contrA?le et de sanction
g.A�Accompagner les entreprises en difficultA�. (application du principe prA�cA�dent)

2.A�Baisser la pression financiA?re
a.A�Baisser le coA�t du travail
i.A�Suppression des charges patronales sur les heures supplA�mentaires
ii.A�TVA sociale (accompagnA�e de l’exonA�ration des produits de 1A?re nA�cessitA�)
b.A�RA�former la Taxe professionnelle en prenant en compte la capacitA� contributive
c.A�Baisser les frais bancaires (gestion de compte, CBa��)
d.A�Ajuster le paiement des charges sociales au niveau du volume d’activitA�
i.A�RA�duire les pA�nalitA�s A� la fraction non rA�glA�e des sommes dA�es
ii.A�Revoir le taux des pA�nalitA�s, injustifiA�, voire abusif aujourd’hui (10%)
e.A�Supprimer la TVA inter-entreprises qui augmente artificiellement les besoins de financement des entreprises pour financer l’Etat.
f.A�En cas de prud’homme ou de licenciement (TPE), rA?glement immA�diat des indemnitA�s au salariA� par un fonds de garantie (Assedic), remboursA� par l’entreprise selon un A�chancier nA�gociA�.
g.A�Garantir les dA�lais de paiements
i.A�MarchA�s Publics : engagement de rA?glement A� A�chA�ance par un tiers (TrA�sorier payeur gA�nA�ral, CDC ou OsA�o), qui sera rA�glA� par le donneur d’ordre.
ii.A�PrivA� : Assurance crA�dit adaptA�e aux TPE
1.A�Ne plusA� taxer, au titre de la TVA, les pA�nalitA�s de retard non recouvertes en cas de retard de paiement client (double pA�nalitA� !)
h.A�Simplifier
i.A�Externalisation totale du bulletin de salaire

3.A�AmA�liorer l’accA?s au financement et au crA�dit : favoriser les placements d’activitA�
a.A�DA�velopper les mesures fiscales et les produits bancaires visant A� ramener des liquiditA�s vers les TPE et PME (Transposition des SOFICA aux TPE et PME, par ex.)
b.A�Permettre un report du rA?glement de la TVA pour les entreprises en crA�ation avec A�chelonnement du remboursement. Sous forme de prA?t sur l’honneur ou sur le principe de report de charges sociales
Enfin, la nA�cessaire A�valuation des impacts des politiques publiques sur les TPE (effets sur la trA�sorerie, l’activitA� et l’emploi des TPE), premier maillon de la chaA�ne de production et de la crA�ation d’emplois.

Puis viennent, le renforcement du CNE, les rA�formes des seuils, de la reprA�sentation salariale et patronale,A� du code du travail.

Le dA�tail des propositions sur : www.lescreateurs.org

N’assassinez pas les actifs les plus prA�caires de France !

6 septembre, 2006 · Poster un commentaire 

A l’origine du dA�bat sur le pouvoir d’achat, les CrA�ateurs rA�agissent aux annonces d’augmentation des impA?ts du projet socialiste, qualifiA�es d’(im)posture A�lectoraliste, et interpellent le gouvernement sur la nA�cessitA� d’augmenter le pouvoir d’achat de ceux qui travaillent, sans peser sur les entreprises, dont le nombre des dA�faillances est encore le plus important des pays de l’OCDE.

Alors que les CrA�ateurs d’emplois et de richesse de France ont rA�ussi A� imposer la question du pouvoir d’achat et sa nA�cessaire augmentation dans le dA�bat public, ils dA�noncent les (im)postures idA�ologiques et A�lectoralistes et rappellent que toute augmentation des prA�lA?vements pA?sera de faA�on nA�gative sur l’activitA� et l’emploi, aggravant la situation des actifs les plus prA�caires de France : les patrons des TrA?s Petites Entreprises, lesquels ne gagnent pas l’A�quivalent d’une retraite de la SNCF.

La France demeure leader mondial du nombre de dA�faillances d’entreprises, lesquelles dA�truisent chaque annA�e 200 000 emplois salariA�s et prA?s de 65 000 emplois non salariA�s.

Les dA�faillances dA�truisent ainsi proportionnellement 2 fois plus de postes de dirigeants que de postes salariA�sa��

Ces patrons qui aimeraient avoir le loisir de se prA�occuper de leurs marges, sont malheureusement trop occupA�s A� essayer de gA�nA�rer de la trA�sorerie dont le manque les conduit trop souvent au bord du gouffre.

Sur le pouvoir d’achat, les CrA�ateurs continuent de demander l’augmentation des revenus de ceux qui travaillent et en particulier des salariA�s, auxquels il est absurde de faire payer des charges sociales, qui les privent de 22% de pouvoir d’achat tout en rendant leur propre emploi chaque jour moins compA�titif.

Une action auprA?s des 5 millions de salariA�s qui n’ont pas bA�nA�ficiA� des 35 heures, consistant A� supprimer les cotisations salariales entre la 35A?me et la 40A?me heure, injecterait immA�diatement plus de 1,5 milliard d’Euros de pouvoir d’achat dans l’A�conomie.

Il convient A�galement, dA?s maintenant, de prA�voir l’instauration progressive de la TVA sociale, qui orientera la consommation vers les produits qui crA�ent des emplois en France.

DA�faillances : arrA?tez le massacre !

13 janvier, 2006 · Poster un commentaire 

ConformA�ment A� ses prA�visions, Louis Lambel, prA�sident des CrA�ateurs d’ emplois et de richesse de France (Cerf) dA�plore une nouvelle annA�e noire pour les dA�faillances d’entreprises :

50 200 cas en 2005 !

Cette hausse, ininterrompue depuis la mise en place de 35 heures, devrait se poursuivre en 2006 et dA�truire une nouvelle fois plus de 250 000 emplois salariA�s et non salariA�s.

Loin des thA�ories sur le dA�clin ou l’optimisme de bon aloi, les mA�nages vivant ces drames jugent de plus en plus sA�vA?rement les A�lites.

En cette pA�riode de vA�ux, politiquement corrects, peut-on encore espA�rer voir prises les mesures de justice sociale qui permettront d’augmenter les revenus de ceux qui travaillent, et cesser de massacrer ces entreprises que l’on nous demande si expressA�ment de crA�er, tant elles seraient nA�cessaires A� l’emploi et A� notre pays ?

DEFAILLANCES D’ENTREPRISE : LA FRANCE, LEADER MONDIALa��

5 juillet, 2005 · Poster un commentaire 

Parmi les pays qui reprA�sentent 90% du PIB mondial, la France, au septiA?me rang en nombre d’entreprises, est premiA?re en nombre de dA�faillances : 48 664 en 2004. Soit :

a�?A�20% de dA�faillances de plus que le second (l’Allemagne, comptant pourtant 20% d’entreprises en plus).
a�?A�25% de plus que le premier mondial en nombre d’entreprises (les USA, comptant plus du double d’entreprises),
a�?A�73% de plus que le premier europA�en en nombre d’entreprise (l’Italie, comptant deux fois plus d’entreprises),
a�?A�55% de plus que le second europA�en en nombre d’entreprise (le Royaume Uni, comptant 1,5 fois plus d’entreprises).

Cette situation s’explique par la demande lA�gitime d’adaptabilitA� des TPE, de la part de leurs clients (consommateurs ou donneurs d’ordres) et par la demande tout aussi lA�gitime de sA�curitA� de l’emploi des salariA�s, concentrant ainsi depuis plusieurs annA�es toute la prA�caritA� sur les petites entreprises et leur patron, au dA�triment du fondement de notre A�conomie et de son systA?me de solidaritA�.

Ceci est d’autant plus grave, que les dA�faillances continuent de progresser dans les secteurs traditionnellement crA�ateurs d’emplois (commerce, BTP, HA?tellerie, restauration, servicesa��) et reculent dans les secteurs les moins utilisateurs de mains-d’A�uvre (immobilier et industrie), remettant fortement en question les chances de voir des effets rapides de la politique gouvernementale en matiA?re d’emploi. La France risque mA?me de voir se confirmer son autre place de leader europA�en du plus fort taux de chA?mage.

Taux des dA�faillances en 2004 (dA�faillances/nombre total d’entreprises) a�� Extrait a��

A� Part du PIB mondial Rang Taux de dA�faillance Rang Nbre de DA�faillances Rang Nombre d’Entreprises Rang
USA 38,0% 1 0,6% 13 34 317 3 5 677 740 1
Japon 14,8% 2 0,5% 14 A� 5 2 791 841 5
Allemagne 8,3% 3 1,3% 6 39 213 2 2 926 570 4
Royaume-Uni 6,2% 4 0,5% 14 21 756 4 4 021 390 3
France 6,1% 5 1,9% 3 48 664 1 2 498 100 7
Italie 5,1% 6 0,2% 18 11 083 6 5 120 000 2

Sources nationales et prA�vision Euler HermA?s

35 HEURES : STATISTIQUES ET REALITE

4 juillet, 2005 · Poster un commentaire 

L’Insee, qui avait annoncA� en 2004 que le pouvoir d’achat des mA�nages n’avait pas baissA�, a annoncA� que les 35 heures n’ont pas eu d’incidence nA�gative sur l’emploi et les entreprisesa��
A�
Au-delA� de l’effet d’annonce utilisA� par un certain nombre, les crA�ateurs d’emplois et de richesse de France (Cerf) rappellent que cette A�tude comporte une premiA?re limite : la pA�riode de rA�fA�rence (1997-2000) correspond A� la pA�riode de mise en place de la nouvelle lA�gislation.
A�
Au cours de cette pA�riode, les entreprises passA�es rapidement aux 35 heures, sont celles qui y avaient le plus intA�rA?t, c’est-A�-dire qui pouvaient en tirer un bA�nA�fice en matiA?re de productivitA� par tA?te ou une augmentation de la productivitA� du capital.
A�
Il semble difficile de pouvoir mesurer pour 2000 l’incidence du passage A� 35 heures au cours de cette mA?me annA�e, annA�e de mise en place par les entreprises obligA�es de le faire, sans qu’elles y trouvent un intA�rA?t : les effets seront donc mesurA�s les annA�es suivantes.
A�
Enfin et surtout, les entreprises A�tudiA�es sont les entreprises de plus de 50 salariA�s pour les premiA?res A�tudes, de plus de vingt salariA�s pour l’actualisationa�� la base informationnelle prise en compte pour A�tudier l’impact de la loi semble des moins pertinentes et pousse A� se poser la question de l’intA�rA?t d’une A�tude qui occulte plus de 92% des entreprises.
A�
Sachant qu’historiquement, la crA�ation d’emploi est la plus forte dans les entreprises de moins de vingt salariA�s (les plus nombreuses et employant le plus de salariA�s en France), la majoritA� de celles passA�es aux 35 heures l’ayant fait en 2000, on voit la double limite, fondamentale, d’une telle A�tude, qui empA?che de tirer toute conclusion sur l’incidence du passage aux 35 heures dans les entreprises.
A�
Par contre, il convient de rappeler que dA?s 2001, les dA�faillances d’entreprise repartaient A� la hausse, aprA?s une baisse ininterrompue depuis 1996, enregistrant leur plus forte progression en 2003, depuis 1992.
A�
2005 verra le nombre des dA�faillances continuer de croA�tre et approchera les 50 000 cas, dA�truisant plus de 200 000 emplois salariA�s, auxquels il convient d’ajouter les emplois non salariA�s des patrons et de leur conjoint, soit prA?s de 75 000 emplois.
A�
Sur l’emploi, il faut noter que la crA�ation nette d’emploi dans les trA?s petites entreprises a fortement ralenti depuis le 1er trimestre 2001, et, fait historique, a enregistrA� un recul au 3A?me trimestre 2003, dA�truisant 20 000 emplois.
A�
C’est pourquoi les CrA�ateurs d’emplois et de richesse de France demandent que les 35 heures fassent l’objet d’une rA�forme adaptA�e aux besoins des TrA?s Petites Entreprises et que la lutte contre les dA�faillances demeurent une prioritA� du gouvernement : il en va du succA?s de la politique gouvernementale de lutte pour l’emploi.

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