Comment lai??i??Etat et les syndicats mettent la pression sur les entreprises

3 mai, 2010 · Poster un commentaire 

AprA?s les patrons et les actionnaires, les agences de notation sont les nouveaux bouc-Ai??missaires de Bernard Thibault. Pour mieux cacher l’incapacitAi?? syndicale Ai?? alerter sur la crise financiA?re et y apporter des solutions sAi??rieuses ? InterrogAi?? sur le cas de la GrA?ce, le leader de la CGT en a profitAi?? pour expliquer que « nous sommes sous la pression de ces agences (…). C’est Ai??vident que la France doit comme d’autres pays en ce moment donner des gages [sur la gestion des dAi??penses publiques (ndlr)] et le chantier des retraites » y participe, « parce qu’il n’y a pas une urgence manifeste Ai??minente sur le financement des retraites. »

Comment ne pas s’interroger sur la responsabilitAi?? des syndicats dont le rA?le est de faire remonter lai??i??information du terrain et donc de contribuer Ai?? la prise de dAi??cision des politiques ? Il y a deux ans, en effet, ces mA?mes syndicats auraient dAi?? alerter sur la crise, faire des propositions pour l’amortir. FranAi??ois ChAi??rA?que a prAi??fAi??rAi?? nous expliquer que la hausse du chA?mage, un phAi??nomA?ne pourtant mondial Ai?? l’Ai??poque, Ai??tait due Ai?? la rAi??forme des heures supplAi??mentaires !!! Bernard Thibault ne l’a pas contreditai??i?? L’autre combat du moment Ai??tait la lutte pour le paiement d’une prime transportai??i?? Tous nous expliquant aprA?s, que la crise, bien sAi??r, c’est les autres. Et de ne surtout pas s’inquiAi??ter du nombre toujours plus faible de leurs adhAi??rents : normal, les ressources des syndicats, tirAi??es des prAi??lA?vements obligatoires, continuent, elles, d’augmenter.

Alors, la France sous la pression des agences ou les chiffres sont-ils simplement alarmants ? La dette publique a atteint 78% du PIB fin 2009 ai??i?? prA?s de 1500 milliards dai??i??euros ai??i?? contre 64% deux ans plus tA?t. Les prAi??visions pour 2010 tablent sur plus de 84% du PIB. Si la France doit absolument rAi??duire drastiquement son endettement, ce nai??i??est pas tant pour Ai??viter de voir sa note triple A dAi??gradAi??e par ces mA?mes agences de notation comme le pense Bernard Thibault : Homework en rAi??alitAi??, lai??i??exAi??cutif a le devoir de rAi??duire ses dAi??penses publiques pour pouvoir baisser la pression sociale et fiscale qui Ai??touffe lai??i??appareil de production et empA?che la crAi??ation d’emplois Sarafem over the counter How much lady era . En effet, un Etat qui ne maAi??trise pas sa dAi??pense, en fait nAi??cessairement porter le poids aux entreprises (employeurs et salariAi??s) et aux mAi??nages, et si cette dAi??pense publique progresse plus vite que lai??i??accroissement des richesses produites, alors lai??i??Etat appauvrit ceux qui travaillent. Pire, cet Etat est alors obligAi?? d’augmenter les prAi??lA?vements obligatoires et ponctionne ceux qui investissent dans l’avenir : le tissu des TPE.

La pression vient-elle donc des agences, ou Bernard Thibault participe-t-il avec les autres leaders syndicaux Ai?? cette pression constante sur lai??i??appareil de production : une pression directe du fait de revendications dAi??connectAi??es des rAi??alitAi??s Ai??conomiques et une pression indirecte, en incitant lai??i??Etat Ai?? dAi??penser toujours plus pour compenser la casse sociale quai??i??ils ont eux-mA?mes crAi??Ai?? sans se soucier des dAi??ficits ? Ainsi, alors que la France devait faire face Ai?? la plus grave rAi??cession depuis la guerre, dAi??cimant les entreprises et les emplois, ces syndicats dAi??filaient il y a un an pour des augmentations de salaires. DAi??sormais, ils incitent le gouvernement Ai?? indemniser les chA?meurs en fin de droits, au lieu de demander une baisse du coAi??t du travail pour favoriser leur embauche. Bref, au lieu de viser l’activitAi?? et la bonne santAi?? des entreprises, en particulier des TPE qui crAi??ent des emplois, l’action des syndicats contribue Ai?? les fragiliser, donc Ai?? inciter celles qui le peuvent Ai?? dAi??localiser, dai??i??autres Ai?? limiter les embauches et les investissements en France, les autres disparaissant purement et simplement. Le syndicalisme salariAi??, tel qu’il se pratique encore, et seulement, en France, nai??i??a malheureusement toujours pas compris que jouer Ai?? la lutte des classes en visant les patrons, cai??i??Ai??tait en rAi??alitAi?? sai??i??attaquer aux entreprises et en premier lieu Ai?? ceux qui y travaillent : les salariAi??s.

Cai??i??est pourquoi le Cerf rAi??clame une rAi??forme de la reprAi??sentativitAi?? qui garantisse la reprAi??sentation de tous les salariAi??s au sein d’instances indAi??pendantes Ai??lues au suffrage universel.

Je vote pour une reprAi??sentation responsable et reprAi??sentative

La dAi??magogie et les tours de passe-passe ne sauveront pas la SAi??cu !

6 novembre, 2009 · Poster un commentaire 

Le vote du projet de loi de financement de la SAi??curitAi?? sociale 2010 ne sai??i??est pas fait sans grincements de dents Ai?? lai??i??AssemblAi??e. Le gouvernement prAi??voit un dAi??ficit de 30,6 milliards dai??i??euros, soit trois fois plus quai??i??en 2007. Sans amAi??lioration notable jusquai??i??en 2013. La situation critique des entreprises et de l’emploi a dAi??jAi?? conduit Ai?? l’effondrement des recettes en 2009 (-11 milliards) et conduit les parlementaires Ai?? rechercher de nouvelles ressources pour financer la SAi??curitAi?? sociale : des dAi??putAi??s et des sAi??nateurs proposent ainsi de rAi??duire les allA?gements de charges sur les bas salaires. Il s’agit lAi?? d’une fausse bonne idAi??e puisque le dAi??ficit de la SAi??curitAi?? sociale n’est pas crAi??Ai?? par ces allA?gements de charges : en effet, l’Etat est contraint par la loi du 25 juillet 1994 de compenser lai??i??intAi??gralitAi?? des rAi??ductions et exonAi??rations de cotisations sociales, soit 26,5 milliards pour les bas salaires sur un total de 30,6 milliards.

RAi??duire les allA?gements de charges sur les bas salaires est mA?me une idAi??e dangereuse car cela revient Ai?? augmenter le coAi??t du travail. Cette mesure n’aurait que des effets pervers : soit l’entreprise peut rAi??percuter cette hausse dans ses prix et alors c’est le consommateur qui paiera in fine l’augmentation des charges sociales ; soit l’entreprise ne peut jouer sur les prix en raison de la concurrence de produits importAi??s plus compAi??titifs et elle doit alors rogner sur ses marges. L’impact d’une telle mesure serait immAi??diat sur la trAi??sorerie des entreprises et conduirait Ai?? la destruction de milliers d’emplois et de TPE-PME dAi??jAi?? Ai??branlAi??es par la crise, ou Ai?? leur dAi??localisation pour continuer Ai?? travailler.

RAi??duire les allA?gements de charges sur les bas salaires est aussi une idAi??e dAi??magogique. Car c’est faire croire que l’on rAi??duirait ainsi des « cadeaux » faits aux entreprises alors qu’il s’en suivra en rAi??alitAi?? un accA?s plus difficile Ai?? l’emploi pour les actifs les moins qualifiAi??s et donc une rAi??duction du nombre de contributeurs au financement de la SAi??curitAi?? sociale. En effet, la rAi??duction du coAi??t du travail reste un moyen efficace pour crAi??er et sauvegarder des emplois, en particulier les moins qualifiAi??s et ceux facilement « dAi??localisables ». Dans son rapport de fAi??vrier 2006, le Conseil dai??i??orientation pour lai??i??emploi sur les aides publiques estime que les allA?gements de cotisations sociales dAi??cidAi??s au dAi??but des annAi??es 90 auraient permis de crAi??er ou de sauvegarder jusquai??i??Ai?? 600 000 emplois. La DGTPE et la DARES considA?rent que la suppression totale des allA?gements de charges sociales conduirait Ai?? dAi??truire environ 800 000 emplois en lai??i??espace de quelques annAi??es. Des emplois qui supportent malgrAi?? tout des chargesai??i?? Les dAi??truire reviendrait donc Ai?? rAi??duire les recettes de la SAi??curitAi?? sociale.

Taxer toujours plus le travail est donc non seulement contreproductif pour les entreprises et pour les mAi??nages mais cela revient Ai?? fragiliser les recettes de la SAi??curitAi?? sociale qui reposent principalement sur le niveau d’emploi. Le Cerf propose donc de changer d’assiette en instaurant une TVA sociale : cela permettrait de rAi??duire les charges pesant sur le travail et du mA?me coup les compensations des allA?gements de charges actuellement supportAi??es par lai??i??Etat. Les cotisations sociales actuellement prAi??levAi??es sur les salaires et au final payAi??es par les consommateurs seraient ainsi transfAi??rAi??es directement et en toute transparence sur la consommation de tous les produits. Les produits fabriquAi??s Ai?? lai??i??Ai??tranger qui en particulier ne supportent pas les mA?mes normes sociales, fiscales et environnementales que les entreprises basAi??es en France, participeraient alors Ai??galement au financement de notre protection sociale : une solution qui aboutit Ai?? un Ai??quilibre financier plus juste pour la pAi??rennitAi?? de notre modA?le social. Purchase lady era 100mg Buy cefadroxil 500mg Order levlen 28