LUTTE CONTRE LA VIE CHERE : L’OLIGOPOLE DOIT ETRE DEMANTELE !

7 décembre, 2004 · Poster un commentaire 

Le CerfA�avait dA�noncA� la table ronde du 17 juin, annonA�ant alors que les baisses de prix ne seraient pas au rendez vous, etA�les manoeuvres de la grande distribution qui prA�fA?re changer les lois plutA?t que de s’adapter aux contraintes du marchA�. Elles sont les premiA?res responsable de l’augmentation des prix dont souffrent aujourd’hui les consommateurs : la concentration excessive de ce secteur a totalement anihilA� les effets d’une concurrence saine et loyale, qui s’est dissouteA�dans les habitudes de la position dominante qu’exerce la grande distribution.

Cette concentration se traduit par un nombre d’enseignes limitA�, aux mainsA�d’un nombre de groupes encore plus limitA�. La position dominante est garantie par la mA?me concentration au niveau des centrales d’achat. RA�sultat : les enseignes se partagent plus de 85% de la distribution dans certains secteurs…

La seule solution pour lutter contre la vie chA?re est de rA�introduire les conditions d’une concurrenceA�saine et loyale : il convient donc de dA�manteler l’oligopole de la grande distribution.

La sA�paration entre les centrales d’achat et les rA�seaux de distribution mettra, par exemple, lesA�centrales d’achats en concurrence pour l’accA?s aux rA�seaux de distribution.A�Cette perte d’exclusivitA� surA�des rA�seauxA� est la garantie d’une concurrence saine au bA�nA�fice du consommateur et de la lutte contre la vie chA?re. De plus, les centrales d’achats n’A�tant plus fournisseurs exclusifs d’une enseigne, le petit commerce pourra se tourner vers ces nouveaux « grossistes » et rA�percuter,A�lui aussi, les prix bas, tout en poursuivant sa mission de service de proximitA�.

Le Cerf rappelle que le soutien A� la consommation passe par l’augmentation du revenu de ceux qui travaillent et l’amA�nagement des 35 heures.

Enfin,A�le Cerf demandeA�l’application rA�elle et effective de la loiA�A�Royer, dont les contournementsA�par la grande distributionA�sont aujourd’hui prA�judiciables, tant aux consommateurs, qu’A� l’emploi et au budget de l’Etat.

GRANDE DISTRIBUTION : L’OLIGARCHIE AGISSANTE… DOIT ETRE REMISE A SA PLACE !

24 octobre, 2004 · Poster un commentaire 

Le Cerf dA�nonce le dA�tricotage du dispositif visant A� encadrer et assurer l’A�quilibre des pratiques commerciales.

La stratA�gie de l’oligopole de la grande distribution, reposant surA�la concentration desA�enseignes et desA�centrales d’achat consiste, les actions de ces derniers mois l’on montrA�,A�A�A�la remise en question, une A� une,A�deA�toutes les mesures prises pour garantir le dA�veloppement du commerce etA�assurer la diversitA� des acteurs sur le marchA�, dans le cadre d’une concurrence saine.

Afin de noyer le poisson, leurs dirigeantsA�se sont rA�partisA�la tA?che et les revendicationsA�:

  • M.E. Leclerc, la loi Galland
  • DanielA�Bernard, les mA?tres carrA�s (loi Royer, modifiA�e Raffarin)
  • GA�rard Mulliez, l’ouverture dominicale…

Toutes ces demandes ont A�tA� renforcA�es depuis que fin 2003, la grande distribution a obtenu l’autorisation de faire de la publicitA� A� la tA�lA�vision.

Face A� l’A�volution du marchA�, en particulier le dA�veloppement du hard discount, d’une part, de nouvelles habitudes de consommation, d’autre part, la grande distribution est incapable de s’adapter, reproche qu’elle faisait au petit commerce il y a 40 ans.A�Elle cherche donc aujourd’hui, par les moyens tirA�s de l’habitude de la toute puissance, A� imposer sa loi aux consommateurs, A�A�ses concurrents, A� ses fournisseursA�etA�au lA�gislateur, sensA�A�pourtant faire appliquer et respecter la loi.

Aurait-elle gagnA� ?A�La rA�forme annoncA�e pour fin novembre prA�voit la remise en question des lois prA�citA�esA�et incriminA�es, accompagnA�e de l’amnistie des fraudes imputables A� ces enseignes A�A�soucieusesA�A� du bien A?tre des consommateurs.

Une manipulation d’une telle ampleur est difficilement imaginable.A�Elle est pourtant rendue possible par les vestiges d’une reprA�sentation patronale devenue atone, vide de sens et de propositions, qui, ne disant mot, devient complice.

Le Cerf demandeA�l’application rA�elle et effective de la loi avant toute rA�forme. Par ailleurs, si le gouvernement est soucieux de faire baisser les prix tout en garantissant le jeu d’une concurrence saine et loyale, alors il convient de dA�menteler l’oligopole de la grande distribution qui a conduit tant A� la hausse abusive des prix, qu’aux dA�rives financiA?res que l’on connait. C’est l’unique rA�forme pouvant bA�nA�ficier aux consommateurs de faA�on durable.

SARKOZY.COM : L’AGENCE DE COM DE LA GRANDE DISTRIBUTION

21 juin, 2004 · Poster un commentaire 

Les producteurs connaissaient la capacitA� de nA�gociation de la Grande Distribution (GD), NicolasA�Sarkozy vient de la dA�couvrir : non seulement l’objectif du Ministre n’est pas atteint, mais en plus, la baisse de 2% ne portera que sur quelques produits de marque A� durA�e de vie limitA�e.

Cette opA�ration marketing n’est qu’une grande opA�ration de communication sur des prix d’appel destinA�e A� faire venir les consommateurs dans les grandes surfaces en les appA?tant avec des paillettes. Le but reste de leur faire acheter les produits A� marge confortable…

Cette manipulation des mA�dias et de la politique n’est qu’une des tromperies dont la GD est coutumiA?re : la hausse du pouvoir d’achat ne sera pas au rendez-vous, les rA�sultats des groupes, si !

Le coup rA�alisA� par la GD est assez exceptionnel pour qu’on le souligne : alors que la publicitA� pour la GD et les promotions est encore interdite A� la tA�lA�vision, les usines A� vendre ont rA�ussi une campagne dont le coA�t zA�ro pour elle est supportA� par les marques et l’Etat, la couverture mA�dia A�tant assurA�e elle par l’ensemble de la presse. L’autoroute qui conduira les consommateurs A� la rentrA�e septembre dans les grandes surfaces est donc en place et elle est largement annoncA�e A� la tA�lA�vision, sans tomber sous le coup de la loi. La rA�ussite en est d’autant plus forte, que celui qui en est le hA�raut, s’A�tait fait connaA�tre pour des rA�sultats exceptionnels en matiA?re de sA�curitA� routiA?re, grA?ce A� l’application de la loi…

Autant, le succA?s de Nicolas Sarkozy, au ministA?re de l’IntA�rieur, reposait sur sa volontA� et l’application, voire le renforcement de la loi et des contrA?les, autant il trA�buche aujourd’hui parce qu’il fait le contraire en matiA?re d’A�conomie : vouloir rA�former avant d’assurer l’application rA�elle des lois.

Pire, en voulant bien faire, il a nA�gociA� et assurA� la promotion de ceux qui la bafouent.

Ce sera la deuxiA?me dA�couverte du Ministre : les pratiques de ses interlocuteurs n’ont rien A� voir avec l’intA�rA?t national, ni le soucis du pouvoir d’achat. Les patrons de la grande distribution ne regardent qu’une chose : leur compte d’exploitation.

La pilule sera amer, en particulier pour cette fameuse France d’en bas qui en fera les frais dans les prochains mois et dont on attend qu’elle crA�e des emplois et de la richesse pour sauver la sA�curitA� sociale, alors que l’on s’acharne sur elle et que l’on dA�truit les emplois qu’elle crA�e.

GRANDE DISTRIBUTION : LE CERF DENONCE…

10 juin, 2004 · Poster un commentaire 

Louis Lambel, prA�sident des CrA�ateurs d’Emplois de Richesses de France, dA�nonce « une table ronde sur la distribution » sans la prA�sence de l’ensemble desA�reprA�sentants du petit commerce.A�Il met en garde le Ministre de l’Economie sur le risque A�conomique et politique qu’il prend, en donnant des avantages concurrentiels et dA�loyaux A� la grande distribution, contraires A� l’esprit desA�lois Galland et Royer, modofiA�e Raffarin.

Le Ministre, sous l’influence du lobby de la grande distribution, risque de conduire la France dans une impasse A�conomique et sociale, au moment oA? le petit commerce donne dA�jA� des signes de faiblesse en matiA?re d’emploi. Ce faisant, ce sont les rA�serves d’emplois dans les TPE qui sont attaquA�es, qui seules peuvent alimenter les caisses de solidaritA�s aujourd’hui en difficultA�.

Les TPE du commerce reprA�sentent plus de 30% des recettes de TVA et emploient plus de 40% des effectifs du secteur(DA�cas).

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La dA�monstration A�tant faite que les grandes marques sont en mesures de baisser leurs prix, le ministre de l’A�conomie doit imposer une baisse des prix en direction du petit commerce, afin que ce dernier puisse A�galementA�s’aligner.

Si la loi Galland devait permettre de rA�guler les pratiques commerciales entre fournisseurs et distributeurs, elle avait A�galement pour but de garantir le jeu de la concurrence loyale entre tous les acteurs de la distribution, c’est-A�-dire entre la grande distribution et le petit commerce.A�Le ministre n’a pas A� se faire l’intermA�diaire de la grande distributionA�et ouvrir des nA�gociations avec ses fournisseurs,A�A� son seul bA�nA�fice.

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Le ministre de l’A�conomie n’a pas compA�tence pourA�promettre des agrandissements de surfaceA�A� la grande distribution. Le systA?me d’autorisation d’implantation des A�quipements commerciauxA�(loi Royer) a A�tA� mis en place en vue de garantir le jeu de la libre concurrence et en particulier la diversitA� des approvisionnements et des acteurs sur le marchA�.

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Enfin, le Cerf rappelle que l’augmentation du pouvoir d’achat relA?ve de l’activitA� A�conomique et de la rA�partition de la richesse gA�nA�rA�e. De vraies solutionsA�existent : elles ne sauraient s’appuyer surA�des avantages concurrentielsA�donnA�s A� ceux qui ont contribuA� A� dA�truire l’emploi depuis des dA�cennies.

L’augmentation du pouvoir d’achat doit passer par l’augmentation du revenu du travail.

Grande distribution : bas les masques !

17 mai, 2004 · Poster un commentaire 

Le Cerf attire l’attention du Ministre de l’A�conomie et des finances sur la nouvelle de mande de la grande distribution (GD) : la modification de la loi Royer, modifiA�e Raffarin, qui encadre le dA�veloppement des A�quipements commerciaux de plus de 300mA?.

La disparition du petit commerce de proximitA�, ces derniA?res annA�es, est A� imputer en grande partie aux agrandissements illA�gaux des grandes surfaces, qui n’ont pas attendu de modification de la loi pour outrepasser les limitations actuelles, accentuant les effets de concurrence dA�loyale et ce, en toute impunitA�.

Cette nouvelle demande de la grande distribution (aprA?s la Loi Galland et l’ouverture dominicale) rA�vA?le en fait toute la manA�uvre orchestrA�e de puis des mois par la GD, marquant sa stratA�gie agressive sur le plan politique, A� dA�faut d’accepter de baisser ses marges, pour faire face A� une concurrence de plus en plus performante.

Le Cerf prA�vient le ministre de l’A�conomie et des finances de l’effet dA�vastateur d’une modification des lois Galland, Royer (modifiA�e Raffarin) et de la loi sur l’ouverture dominicale sur :

-A�A�A�A� l’emploi, premier vecteur de consommation et de financement des caisses de solidaritA�,

-A�A�A�A� l’A�conomie.

Le Cerf attire l’attention du Ministre sur l’intA�rA?t particulier dA�fendu par ceux qui sont A� l’origine de la promotion de telles idA�es au dA�triment de l’intA�rA?t national.

Le Cerf rappelle que

- la Loi Galland est aujourd’hui garante de plus de 250 000 emplois directs en France, tant A� la production qu’A� la distribution, et permet de lutter contre les dA�localisations, dont les premiers A� souffrir sont les PME et TPE (5 emplois dA�truits pour 1 emploi crA�A� en GD).

- l’ouverture dominicale ne gA�nA?rera pas de consommation supplA�mentaire : les A�ventuelles baisses de tarif que pourraient concA�der la GD seront logiquement anA�anties par le coA�t majorA� du travail du dimanche. Par contre, la charge induite sur l’ensemble des acteurs du commerce pA�nalisera encore les plus petits et, au final, le consommateur.

Cette « piste » est contraire aux principes de base de l’A�conomie, qui veut que la sA�curitA� A�conomique et la libre concurrence soient garanties par la multiplicitA� des acteurs.

Enfin, une telle mesure marquerait un retournement de la part du gouvernement et montrerait le mA�pris, tant de la parole donnA�e que des 10 millions de franA�ais qui vivent directement de l’activitA� de ce secteur.

M-E LECLERC : LA VERITE TRAVESTIE

13 février, 2004 · Poster un commentaire 

Louis Lambel, PrA�sident des CrA�ateurs d’Emplois et de Richesses de France (Cerf),A�rappelleA�A�que les prix pratiquA�s par la grande distribution et par les magasins Leclerc en particuliersA�sont loin d’A?tre aussi bas qu’on tente de le faire croire au consommateur : si le prix affichA� sur le ticket de caisse peut, dans certain cas sembler assez peu A�levA�, c’est que Monsieur Leclerc oublie de prA�ciser que chaque « prixA�bas »A�se traduitA�par l’augmentation des charges salariales et patronales sur nos bulletins de salaires,A�afin de financer le chA?mage induit par son dA�veloppement.

Est-il utile de rappeler que ce dA�veloppement est en parti financA� par les fonds publics, en ce qui concerne bon nombre d’infrastructures logistiques sans lesquelles la grande distribution ne pourrait prospA�rer. Il sera A�galement rappelA� que pendant que les fonds publics servent A� financer le dA�veloppement de la grande distribution, ces mA?mes fonds publics servent A� financer les interdictions de stationner et les parcmA?tres qui tuent le commerce de proximitA�.

Le Cerf, A� ce titre, demande aux pouvoirs publics de rA�tablir un environnement commercial garantissant le jeu de la transparence et de la concurrence loyale entre les acteurs du commerce.

Il faut donc :

  • maintenir la loi Galland, notamment sur la question des marges arriA?res,
  • appliquer la Loi Royer, modifiA�e Raffarin,
  • transformer ou A�tendre les Commissions dA�partementales de l’A�quipement commercial pour prendre en compte les zones de chalandise,
  • maintenir le statut quo en matiA?re de baux commerciaux,
  • garantir au commerce indA�pendant les mA?mes avantages qu’A� la grande distribution,
  • revenir sur l’autorisation de publicitA� A� la tA�lA�vision qui crA�e un nouveauA� »champ » de concurrence dA�loyale.