Présidentielle : les extrêmes rassemblent plus de 30% des voix. Merci qui ?

24 avril, 2012 · 26 commentaires 

Si la France peut se réveiller ce 23 avril 2012 avec un tiers de voix qui s’expriment pour les partis extrémistes, comment ne pas véritablement entendre, enfin, le cri des Français ?

Responsables de les avoir privés de leur droit à l’expression et de leur capacité de négocier pour construire leur avenir,

Absents totalement pour lancer les alertes sur la crise qui continue de ravager nos entreprises, nos emplois, notre économie et le modèle de solidarité français, minant de fait nos chances de rebondir,

Les syndicats, patronaux et de salariés, qui vivent de l’argent des Français dans des proportions démesurées au regard de leur contribution réelle au dialogue et au progrès social, continuent de se prétendre représentatifs et ont préféré reporter leurs négociations après l’élection présidentielle, comme si la situation du pays autorisait encore à attendre. C’était, s’il en était encore besoin, l’ultime démonstration de leur désintérêt pour notre devenir, et de leur responsabilité dans l’inaction que nous reprochons, in fine par erreur, aux politiques…

Comment ces syndicats peuvent-ils oser, dans les tribunes qui leur sont régulièrement offertes, s’inquiéter à ou prétendre protéger la République de la montée des populismes, lutter contre la dégradation de la situation économique et sociale, quand ils en sont les principaux responsables ? Où étaient-ils fin 2007-début 2008 quand notre économie montrait les signes de risque d’effondrement à cause d’une crise qu’ils n’ont découverte, pour les plus précoces, que fin 2008 ?

Comment encore accepter l’aveuglement des politiques sur ce sujet, quand un Mélenchon qui promettait une « Constituante » appelle à manifester le 1er mai avec les impotents gavés à l’argent public qui nous ont conduit dans la situation dans laquelle nous sommes, un François Hollande qui promet par une réforme de la Constitution de leur donner encore plus de pouvoir, ou un Nicolas Sarkozy qui se contente de nous parler des seuls syndicats de salariés, quand la responsabilité est partagée avec l’ensemble des syndicats patronaux ?

Cette campagne présidentielle sera gagnée par l’un ou pour l’autre des finalistes, certes. Mais la France continuera de s’enfoncer, quel que soit le programme promis, si les Français restent dépossédés de leur destin par les tenants conservateurs pour eux-mêmes d’un système de représentation oligarchique qu’ils exècrent de plus en plus et dont ils savent qu’ils les conduisent à la ruine.

Entendez-les, car ils ne vous le pardonneront plus.

Sur le même sujet, « Montée du Front National, les organisations patronales et les syndicats responsables ! »

ReprA�sentation patronale : les exclus se mobilisent pour les A�lections prud’homales 2008

18 mars, 2008 · Poster un commentaire 

Les CrA�ateurs d’emplois et de richesse de France (Cerf) ont rencontrA� le 13 mars A� Valence, les dirigeants du CFPI (ConfA�dA�ration franA�aise des patrons indA�pendants) en vue de prA�parer, au niveau national, les A�lections prud’homales de dA�cembre 2008, avec la constitution de listes indA�pendantes et reprA�sentatives.

Cette rA�union fait suite A� une sA�rie de rencontres, sur tout le territoire, avec d’autres organisations, pour prA�parer les diffA�rentes A�chA�ances A�lectorales dans le contexte de la rA�forme de la reprA�sentativitA� syndicale.

Cette mobilisation est le fruit d’un travail de fond entrepris de longue date. Elle traduit la volontA� des patrons de rompre avec une situation d’oligopole de droit de trois syndicats – Medef, CGPME et UPA – qui ne rA�pondent pas aux revendications des patrons, une situation qui explique le faible taux de syndicalisation de notre pays (A� peine 8%). Cette mobilisation marque enfin la volontA� de chefs d’entreprise exclus du dialogue social de voir A�merger, de maniA?re dA�mocratique et en toute transparence, des reprA�sentants issus du patronat rA�el dans les discussions avec les partenaires sociaux.

Concernant la rA�novation du dialogue social, le Cerf est convaincu qu’il est maintenant urgent de se libA�rer d’un systA?me qui A�tait justifiA� au sortir de la Seconde Guerre mondiale, mais qui est aujourd’hui A� l’origine de toutes nos paralysies.

GrA?ves : l’ANTISOCIALE

21 novembre, 2007 · Poster un commentaire 

Les CrA�ateurs d’emplois et de richesse de France, premiers reprA�sentants des TrA?s Petites Entreprises, responsables de la manifestation contre les blocages dimanche 18 novembre, aux cA?tA�s de LibertA� ChA�rie, se fA�licitent de la mobilisation A� Paris de plusieurs milliers de participants. Ils rappellent, sans contestation possible, le soutien massif venu de la France entiA?re, y compris des DOM, contre des blocages irresponsables et coupables.

Si nous affirmons que le droit de grA?ve est un droit fondamental et constitutionnel, il n’en est pas de mA?me du droit de blocage que s’octroient quelques catA�gories privilA�giA�es. Nous dA�nonA�ons donc l’abus de position dominante et l’attaque portA�e par les grA�vistes contre les revenus des actifs en position de dA�pendance et de faiblesse. Car l’objectif est bien de contraindre le Gouvernement en sacrifiant les salaires et le chiffre d’affaires des salariA�s et des entreprises les plus fragiles. C’est une attaque directe contre le pouvoir d’achat et les bases de notre A�conomie.

Toute poursuite de cette forme d’expression visant une partie de la population, pour faire pression sur un tiers (ici l’Etat et leur direction), en faisant porter le risque sur les entreprises et les emplois du secteur privA�, avec la garantie totale pour l’emploi et l’avenir des entreprises publiques, est absolument inadmissible et rompt avec le principe d’A�galitA�.

Pour mA�moire, et comme appel A� la responsabilitA�, les grA?ves de 1995 ont dA�truit plus de 10 000 entreprises, 40 000 emplois salariA�s et 12 000 emplois non salariA�s. Qui est encore lA�gitime pour parler de solidaritA� ?

La France et les FranA�ais, face A� des bloqueurs sans A�tats d’A?mes, n’ont pas les moyens de voir se perpA�tuer une telle situation. A dA�faut d’une levA�e immA�diate des blocages, l’Etat devra prendre ses responsabilitA�s s’il ne veut pas A?tre le complice d’un sabotage d’envergure national et voir les drames individuels se multiplier.

Enfin, dans cette situation, le Gouvernement sait pour quelle urgence il a A�tA� A�lu avec une forte majoritA� et un taux de participation exceptionnel.

Les Créateurs pour la France (message aux candidats – 2007)

21 décembre, 2006 · 2 commentaires 

Assez d’invectives et de mélange des genres.

Assez des insultes répétées !

Non les patrons ne sont pas des voyous !

Premiers précaires de France, ils sont le pilier de la solidarité !

Les dirigeants qui gagnent des sommes que certains jugent démesurées, ne sont pas des patrons mais des salariés protégés par un contrat de travail qui garantit les rémunérations incriminées ! Alors, faut-il remettre en cause ces contrats et donc le droit du travail ?

Les patrons, eux, anciens salariés, sont issus du monde du travail, rarement des grandes écoles ! Celui qui gère mal son entreprise, n’a pas de parachute doré : il est poursuivi sur ses biens personnels pour réparer ses erreurs.

C’est de ces patrons, les seuls qui puissent prétendre à ce titre, que viendra le salut de la France. Car il faut accepter de ne pas se payer et engager le peu que l’on a, accepter de n’avoir ni garantie de revenu, ni protection sociale, et, depuis trop longtemps, d’être insulté, pour créer une entreprise, créer des emplois et de la richesse ! C’est de l’engagement de ces patrons que la France a tiré sa force, pour créer les emplois, financer la solidarité, la culture et les études de ceux qui se permettent aujourd’hui de jeter l’opprobre et le discrédit sur les actifs les plus précaires de France.

C’est sur ces patrons que la France, gaspilleuse des deniers publics, a transféré sa charge : elle les a transformés en contremaître de l’Etat percepteur, nourrissant ainsi une illusoire lutte des classes, qui fait le jeu de catégories privilégiées, accrochées à des postes conférés au titre d’une représentativité tout aussi illusoire, mais qui garantit des rentes à ceux qu’elle met en place.

Ces patrons, attachés à leur pays, mais pieds et mains liés, non par leur recherche de profit, mais bien par les contraintes financières qui pèsent arbitrairement sur leur entreprise, sont conduits à des décisions qui ne relèvent plus du libre choix !

Etre patron, c’est croire, vouloir, initier, oser, encourager, motiver et faire concrètement les choses. C’est incarner les valeurs positives de l’action qui permettent le mouvement. C’est donc par les patrons, en priorité, que passera le redressement de la France et les solutions aux défis auxquels nous sommes durablement confrontés pour les années à venir. Pour cela, encore faut-il arrêter de casser l’entreprise et en faire un bouc émissaire à bon compte, au risque sinon, d’épuiser la ressource.

C’est possible, si ceux qui ne sont pas patron, prennent conscience, si ne n’est pas déjà fait, du rôle fondamentalement citoyen et solidaire des travailleurs non protégés, en ne les confondant pas avec les « responsables, mais non coupables » de tous ordres, donneurs de leçons, qui vivent sur le dos de l’entreprise et se jouent des citoyens.

——–

Ce manifeste, toujours d’actualité en 2012, a déjà reçu plusieurs milliers de signatures. N’hésitez pas à y apporter votre soutien.

——–

Pour aller plus loin sur la condition des patrons… et sur leurs revenus…

INADAPTATION DE LA PROCEDURE DE PREVENTION DES CONFLITS : LES USAGERS, CREATEURS DE RICHESSE, PRIS EN OTAGES

21 janvier, 2005 · Poster un commentaire 

Le Cerf dA�nonce une fois encore l’entrave faite A� cette partie de la population, qui assure, chaque jour, par son travail, les ressources de la solidaritA� nationale et le revenu des fonctionnaires aujourd’hui en grA?ve.

Le droit de grA?ve est un acquis social incontestable. Mais le Cerf rappelle A� ce sujet l’obligation constitutionnelle de l’Etat d’assurer les missions dont il a la charge : le service public n’A�chappe pas A� cette rA?gle et il est urgent que l’Etat assume ses responsabilitA�s en garantissant l’accA?s aux services dont il a le monopole.

Malheureusement, la France est un Etat oA? seul le chef d’entreprise assume et supporte la responsabilitA� pleine et entiA?re de sa fonction, le transformant bien souvent en bouc A�missaire de tous les maux, laissant surtout, aux autres dA�cideurs (politiques et administratifs) et responsables syndicaux la possibilitA� de se rA�fugier derriA?re un dA�sormais tristement cA�lA?bre « responsable, mais pas coupable », qui laisse la collectivitA� assumer et rA�gler par l’impA?t le fruit de cette irresponsable culpabilitA�.

DROIT DE GREVE : DIALOGUES DE SOURDS

14 juillet, 2004 · Poster un commentaire 

Les trA?s petites entreprises et leurs salariA�s, premiA?res victimes de la prise en otage des usagers, dA�guisA�e en droit de grA?ve, dA�plorent l’apparente absence de volontA� de l’Etat de faire face A� ses obligations.

Si le dialogue est une A�vidente nA�cessitA� pour rA�soudre un certain nombre de problA?mes, les responsables politiques ne peuvent oublier que la notion de service public relA?ve de l’obligation pour l’Etat « d’assurer A� l’individu et A� la famille les conditions nA�cessaires A� leur dA�veloppement » (Art 10 – PrA�ambule Constitution)

La mA?me constitution rappelle A�galement, avant le droit de grA?ve « le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi » (Art 5). Il ne saurait donc A?tre autorisA� ou tolA�rA� une entrave A� ce principe fondamental du respect du devoir et du droit d’autrui.

Il sera utilement rappelA� que « Tout A?tre humain qui, en raison [...] de la situation A�conomique, se trouve dans l’incapacitA� de travailler a le droit d’obtenir de la collectivitA� des moyens convenables d’existence. » (Art. 11)

Il ne peut donc y avoir de discussion, aujourd’hui ou demain, sur un service minimum, tant que n’est pas affirmA�e en prA�alable, la garantie du service, par voie de rA�quisition prA�fectorale si nA�cessaire.

A dA�faut, l’Etat, faisant alors la dA�monstration de son incapacitA� A� assumer ses obligations, il conviendra de procA�der A� l’ouverture au privA�, par dA�lA�gation, des services publics afin de ne pas priver les usagers de leurs droits et leur permettre de remplir leurs obligations.