Chômeurs en fin de droits : il est temps d’innover

24 mars, 2010 · Poster un commentaire 

400 000 personnes selon Pôle emploi, 360 000 pour les partenaires sociaux, 200 000 selon le gouvernement. Personne n’est d’accord sur le nombre de chômeurs en fin de droits qui vont se retrouver sans revenu de remplacement en 2010. Une querelle de chiffres qui a permis aux syndicats de salariés de bloquer les discussions et de s’exonérer de toute proposition favorisant un retour rapide dans l’emploi des bénéficiaires de la solidarité nationale. Le Cerf considère, en effet, particulièrement en période de crise, qu’il est toujours préférable d’inciter le retour à l’emploi plutôt que le maintien au chômage qui pèse sur l’activité et les autres salariés. La déshérence sociale et le sentiment d’inutilité ajoutés au coût économique et social, sont destructeurs pour la cohésion nationale. Bref, il faut tout mettre en oeuvre pour payer une personne à travailler plutôt que de la laisser au bord de la route, et constater, impuissant, la dégradation de l’économie.

Le Cerf préconise donc que pour toute embauche en CDI d’un chômeur en fin de droits, son salaire brut chargé vienne en diminution des charges à payer par l’entreprise. Ainsi, ce coup de pouce donné aux personnes sans emploi revient à donner un coup de pouce à l’activité et aux recettes sociales et fiscales : à masse salariale égale, l’entreprise bénéficie de l’arrivée de nouvelles compétences pour l’aider à remplir son carnet de commande et répondre à la demande. A terme, les recettes de l’Etat ne peuvent qu’augmenter avec la hausse de l’activité et de la croissance. Le Cerf propose que cette mesure audacieuse soit expérimentée sur l’année 2010 et limitée aux entreprises de moins de 50 salariés. A charge pour le gouvernement d’en mener une évaluation. L’exécutif n’a rien à y perdre, tout à y gagner.

La CGT s’oppose bien sûr à toute participation de l’UNEDIC au financement de ce type de dispositif. Le Cerf doit donc faire le constat que les propositions des syndicats visent seulement à indemniser ces chômeurs sur une durée plus longue et donc à les maintenir plus longtemps hors de l’emploi, et rendre plus difficile leur retour à la vie active. Plusieurs syndicats plaident notamment pour un assouplissement des conditions d’attribution de l’ASS et la création d’une allocation spécifique de crise cofinancée par l’assurance chômage et l’Etat. Cette politique de traitement social du chômage, déjà à l’oeuvre depuis trente ans, a démontré son inefficacité car son coût pèse sur la production et le pouvoir d’achat, et ne permet pas de faire baisser le nombre de chômeurs.

Le gouvernement doit donc sortir de ce cercle vicieux qui consiste à dépenser toujours plus pour les chômeurs sans résultats, en faisant payer aux entreprises les salaires de leurs employés et les indemnités des personnes sans emploi, au lieu que le secteur productif marchand paie des actifs pour créer des richesses et participer au financement de la solidarité nationale. A l’heure de la réforme des retraites et au moment où le gouvernement cherche à faire monter le taux d’emploi des seniors, il est capital que toujours plus d’actifs participent à l’effort national pour la relance de l’économie par le travail. C’est à cette condition seulement que le redressement des comptes publics pourra devenir réalité.

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ChA?meurs en fin de droits : une solution pour booster la relance

1 mars, 2010 · Poster un commentaire 

UnAi??million de personnes sans emploi devraient Ai??puiser leurs droits Ai?? indemnisation dai??i??ici Ai?? la fin de lai??i??annAi??e 2010. Et le nombre de chA?meurs de longue durAi??e progresse encore de 2,8% au mois de janvier. Le gouvernement a dai??i??ores et dAi??jAi?? annoncAi?? quai??i??il prAi??sentera prochainement des mesures pour les personnes qui risquent de se retrouver sans revenu de remplacement.Ai?? Notre sociAi??tAi?? ne peut pas se permettre dai??i??attendre la reprise dai??i??autant que le Premier ministre estime que le chA?mage va continuer Ai?? augmenter jusquai??i??Ai?? la mi-2010. Il faut donc une mobilisation nationale en faveur de lai??i??emploi et de la crAi??ation de richesses.

Le Cerf se fAi??licite donc que le secrAi??taire dai??i??Etat Ai?? lai??i??Emploi, veuille notamment proposer une formation rAi??munAi??rAi??e Ai?? ces personnes sans emploi.Ai?? Cependant, le manque de qualifications nai??i??est pas la seule explication Ai?? lai??i??augmentation des chA?meurs de longue durAi??e : la confiance, moteur de lai??i??embauche et des investissements, nai??i??est pas encore au rendez-vous. Mais surtout, en pAi??riode de crise, le coAi??t du travail est un obstacle encore plus grand au recrutement de nouvelles compAi??tences. Cependant, les patrons de TPE-PME ne demandent pas mieux que dai??i??embaucher car ils ont plus que jamais besoin de main dai??i??oeuvre pour rAi??pondre Ai?? la demande ou aller chercher de nouveaux clients et remplir leur carnet de commande.

Le Cerf propose donc que chA?meurs de longue durAi??e et petits patrons soient aidAi??s par un contrat gagnant-gagnant : le salaire brut chargAi?? correspondant Ai?? toute nouvelle embauche en CDI dai??i??un chA?meur en fin de droits, viendrait en diminution du total des charges patronales Ai?? payer. Cette mesure, limitAi??e Ai?? lai??i??annAi??e 2010 et aux entreprises de moins de 50 salariAi??s, permettrait ainsi Ai?? masse salariale Ai??gale, de crAi??er des emplois productifs, de relancer lai??i??activitAi??, de baisser le coAi??t du travail et donc dai??i??amAi??liorer la compAi??titivitAi?? de nos petites entreprises. De plus, il est plus utile que ces personnes sans emploi soient rAi??munAi??rAi??es pour leur travail plutA?t quai??i??elles soient indemnisAi??es pour rester au chA?mage.

La mesure proposAi??e par le Cerf reprAi??sente donc davantage un investissement quai??i??une charge supplAi??mentaire pour le budget de lai??i??Etat : en effet, plus dai??i??emplois productifs signifie plus de croissance et donc plus de recettes sociales et fiscales ; moins de chA?meurs signifie aussi moins de dAi??penses pour lai??i??Unedic et pour lai??i??Etat en aides sociales. Le Cerf propose ainsi de transformer une charge qui pA?se sur la croissance en opportunitAi?? d’accAi??lAi??rer la relance. Si les combats communs et prAi??sents forgent le sentiment d’appartenance qui fonde la nation, la mobilisation nationale face Ai?? la crise est plus que jamais nAi??cessaire. Buy himcocid syrup Shipping probalan Skunk seeds #1