Pacte de responsabilité : Hervé Lambel était l’invité de Salut les Terriens

31 janvier, 2014 · Poster un commentaire 


Hervé Lambel - SLT sur C+

Hervé Lambel était l’invité de Salut les Terriens sur Canal+ et répondait aux questions de Thierry Ardisson sur le Pacte de responsabilité face à Olivier Besancenot.

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Entreprise : cette « plaie » qui fait pourtant défaut à la France (2)

1 mai, 2012 · 5 commentaires 

La question du coût travail évoquée précédemment en amène une autre, celle de l’entreprise. Un camp souhaite lutter contre les délocalisations par des mesures de compétitivité, l’autre semble vouloir trouver les moyens de les interdire. Mais tout le monde passe à côté de la question essentielle, pourtant en creux du débat sur les prélèvements : plus que des délocalisations, la France souffre depuis des décennies de détruire plus d’entreprises que les autres pays de l’OCDE.

De grands cerveaux de l’économie ont même pu nous tenir des discours fumeux, comme le « libéral » Jacques Delpla, sur la « destruction créatrice » qui justifierait ce que nous reconnaissons à l’évidence comme une calamité. Car la destruction d’entreprise en France n’a rien de créatrice. Elle n’est pas le fruit de l’innovation, ni celui de la concurrence. Elle n’est liée à aucune dynamique économique et s’accompagne de la destruction d’emplois marchands et du capital. Bien sûr, ici et là, quelques pépites isolées permettront d’affirmer le contraire. Mais voici la réalité : depuis plus de quinze ans, la France détruit plus d’entreprises que tous ses voisinsi. Un seul pays de l’OCDE nous dépasse : l’Autriche… Si la destruction d’entreprises que subit la France était créatrice, celle-ci serait en pleine croissance et le monde aurait les yeux rivés sur notre modèle, plutôt que sur notre dette et nos déficits ! Ici, la dynamique de création d’entreprises apparaît comme un mirage : augmenter les créations sans baisser la sinistralité, cela revient à détruire toujours plus de capital. La France s’épuise en se vidant de son sang…

Là est l’origine de l’inquiétude et du ras-le-bol des Français : pas besoin d’une grande culture économique pour constater ce qui se déroule sous nos yeux depuis trop longtemps. Il faut en revanche plus de culture pour ne pas se laisser endormir par des discours pompeux sur des « invisibles », au risque de croire sinon bientôt à des « super héros » en toc, et se réveiller avec la « gueule de bois ».

Où sont les propositions pour réduire le nombre des faillites ? Où sont les discours pour s’indigner de la baisse régulière des revenus des patrons ? On préfère s’offusquer des salaires des salariés dirigeants du CAC 40. Depuis quand sont-ils des patrons ? Pour les autres, les vrais patrons, revenu moyen : 1890 €ii par mois hors période de crise pour près de 70 heures par semaine. Même pas le smic horaire. Un pays dont les patrons gagnent si peu leur vie a du souci à se faire pour son avenir : 2012 voit le rebond des défaillances d’entreprises, à son plus haut niveau pour les deux premiers mois depuis 1993 ! On craint ainsi un des plus hauts niveaux historiques, déjà supérieur à 2010 (63 400 défaillances contre 63 337). Dans ce contexte de marges sinistrées par les hausses des prix des matières premières et de l’énergie, les promesses inconsidérées d’augmentation imposée du SMIC et de la suppression des allègements de charges auront pour effet d’amplifier l’explosion des défaillances d’entreprises et du chômage. La conquête du pouvoir est-elle à ce prix ? Au mépris de ceux qui auront à en souffrir ?

Pas étonnant alors, que ceux qui en ont encore l’énergie s’exilent. Comment le leur reprocher ? Chercher à faire mieux que 1890 € par mois et réduire le risque de perdre ce que l’on a investi pour créer son propre emploi et celui de ses collaborateurs, est-ce de l’ignoble capitalisme, ou le même bon sens que celui à l’ouvre chez l’immense majorité de nos compatriotes qui voudrait bien se protéger de la folie de politiques en quête de pouvoir ?

La France a besoin d’entreprises et d’entrepreneurs. C’est à cela que doivent penser les Français. Et non plus croire les histoires qu’on nous raconte pour décrocher le 6 mai une place bien au chaud qui ne servira et protégera que celui qui l’occupera, quand il nous faudra, nous, dès le 7 mai, retourner travailler dans des entreprises de plus en plus asphyxiées, dans un monde qui saura nous rappeler et exiger de nous ce que nous lui devons.

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i Taux de défaillances d’entreprises (rapport entre le nbre de défaillances/nbre d’entreprises) en 2009 via Euler Hermes
France : 2,2%, Allemagne : 0,9%, Angleterre : 1,7%, Etats-Unis : 1,1%, Autriche : 2,3%
ii Source INSEE

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Lire : Entreprise : cette « plaie » qui fait pourtant défaut (1)

Entreprise : cette « plaie » qui fait pourtant défaut à la France (1)

1 mai, 2012 · 7 commentaires 

Responsable du chômage, de la pauvreté, de la casse sanitaire et sociale du pays, sans aucun apport bénéfique pour notre société, l’entreprise, cet ennemi « sans visage », fait un bouc-émissaire parfait en période électorale : elle ne vote pas. Mieux, on peut en plus faire croire aux Français qu’on les épargnera en taxant cette hydre odieuse qui sert les marchés, cet autre « ennemi invisible », en lui fournissant de la main-d’oeuvre/consommatrice qui sert à alimenter le « système » par son travail et sa consommation. L’exploitation du travail par le capital est bien sûr toujours à l’oeuvre. En France plus qu’ailleurs. En tout cas, sur le plan de la dialectique. Il en ressort de grands discours sur la justice. Mais pour quel néant ?

Car au nom de cette posture ne voit-on pas resurgir des propositions démagogiques, populistes et dangereuses ? Notamment de la part de ceux qui prétendent « rassembler » les Français, mais qui, à bien y regarder, manipulent honteusement l’opinion en cristallisant ses peurs sur l’économie et ses acteurs, alimentant ainsi, plus que jamais, et en profondeur, la division du peuple de France, le levant contre ce qui reste sa seule chance d’atteindre les objectifs de création de richesse et d’emplois, permettant de soutenir une solidarité au bord de la faillite : l’entreprise et l’esprit d’entreprendre.

Parmi ces propositions, de véritables délires du type : « pour augmenter les recettes fiscales de l’Etat, on peut imaginer de taxer les entreprises de services qui ne sont pas délocalisables » (Michel Sapin, ex-ministre de l’Economie et des Finances, qui rêve d’y revenir)… On continue de croire que l’entreprise est une réserve de richesses et non le lieu où elles sont produites : il n’y aurait qu’à se servir !

Mieux, face au récent constat de l’OCDE de la hausse du coût du travail qu’il n’est plus possible de nier, François Hollande, pris de court, propose enfin de baisser la charge qui pèse sur le travail et tue l’emploi en France : il faudrait donc baisser les cotisations et, en contrepartie, taxer les machines. Quel imbécile a pu sérieusement souffler cette idée à un candidat à la présidence de la République ? Ignore-t-on encore que les principaux secteurs industriels où la France est compétitive avec les pays émergents, sont justement les industries fortement mécanisées ? et ce, pour une raison fort simple : à ce jour, les pays émergents achètent les robots au même prix que nous. Vouloir taxer les robots des industries localisées en France, c’est vouloir liquider le peu de production qui nous reste encore…

Le pire est que cela n’a rien à voir avec des questions économiques, mais seulement de politique politicienne : ne pas s’aligner sur l’idée de la TVA dite sociale qui porte comme une tare d’être présentée par la droite, en prétextant qu’il « serait injuste de faire payer à tous les Français, ce qui est payé par les entreprises ». Mais sauf à être totalement ignare en matière d’économie d’entreprise et de fiscalité, ce qui peut malgré tout se concevoir mais n’en est pas moins inquiétant si l’on prétend vouloir présider à la destinée d’un pays de 60 millions d’âmes, comment oser affirmer que les charges patronales sur les salaires sont payées par les entreprises et qu’il serait injuste de les faire payer aux consommateurs ? Les charges dites patronales sont intégrées aux prix de revient des produits, et sont donc constitutives du prix de vente, donc payées par les consommateurs. Pardon : par les consommateurs suffisamment stupides pour acheter des produits qui intègrent ces charges, donc les produits fabriqués en France. Et on prétend vouloir défendre les entreprises et la production française ou européenne pour pérenniser nos emplois ? De qui se moque-t-on ? Serons-nous assez stupides pour laisser prospérer des discours qui nous conduiront collectivement à la ruine ?

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Heures supplAi??mentaires : FranAi??ois Fillion prA?t Ai?? sortir le canif ?

23 août, 2011 · 15 commentaires 

De grA?ce ne cAi??dez pas aux sirA?nes idAi??ologiques de ceux qui ont commis les plus grandes erreurs en matiA?re dai??i??Ai??conomie et dai??i??emplois ces derniA?res dAi??cennies.

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Cessez dai??i??Ai??couter ceux qui annonAi??aient dAi??jAi?? que lai??i??augmentation du chA?mage Ai?? lai??i??Ai??tAi?? 2008 Ai??tait due Ai?? la mise en place de la loi sur les heures supplAi??mentaires, alors quai??i??une crise mondiale sans prAi??cAi??dent frappait toutes les Ai??conomies… Les interventions de ces Ai??Ai??partenaires antisociauxAi??Ai?? nai??i??ont donc pas permis dai??i??alerter sur la crise de 2008, encore moins de mettre en place les solutions permettant dai??i??en sortir. Au contraire, ils bloquaient encore lai??i??annAi??e derniA?re une Ai??conomie au bord du gouffre que certains prAi??dicateurs bAi??ats nous annonAi??aient sortie dai??i??affaire. Mais avant cela, sur le seul plan de lai??i??emploi des jeunes, un des enjeux majeurs de lai??i??action gouvernementale, les accords passAi??s entre les partenaires sociaux ont conduits, depuis 2004, Ai?? la suppression de 200Ai??000 emplois par an. Qui peut encore Ai??couter et apporter du crAi??dit Ai?? ceux qui comptent parmi les principaux fossoyeurs de notre Ai??conomie et de lai??i??emploi en FranceAi???

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Ne touchez pas aux heures supplAi??mentairesAi??: leur volume au deuxiA?me trimestre 2011, parallA?lement Ai?? lai??i??augmentation des chiffres de lai??i??intAi??rim, dAi??montre leur utilitAi?? pour des entreprises qui cherchent Ai?? saisir toutes les opportunitAi??s de croissances dans une pAi??riode particuliA?rement instable (marchAi??s financiers, hausse du chA?mage et des faillitesai??i??). Elles sai??i??accompagnent dai??i??une vAi??ritable hausse du pouvoir dai??i??achat pour leurs bAi??nAi??ficiaires, majoritairement des bas salaires, qui travaillent plus pour prAi??parer la crAi??ation dai??i??emplois de demain. Donc les rentrAi??es fiscales et sociales issues de la croissance. Enfin, aucune dAi??monstration nai??i??a jamais Ai??tAi?? faite que les heures supplAi??mentaires auraient un impact nAi??gatif sur la crAi??ation dai??i??emploi. Au contraire, lai??i??activitAi?? crAi??e lai??i??activitAi??.

Lai??i??effet de la modification envisagAi??e, en plus dai??i??A?tre contre productif, serait marginal en matiA?re de recettes.

Enfin, une telle annonce ouvre la porte Ai?? dai??i??autres futures modifications, reculades incomprAi??hensibles et inacceptables pour des entreprises qui y ont trouvAi?? un outil dai??i??adaptation et de croissance, et pour des salariAi??s qui y ont trouvAi?? une augmentation de leurs revenus, la protection de leur travail et les conditions de la crAi??ation de futurs emplois. Un tel coup de canif dans le dispositif serait un signal extrA?mement nAi??gatif du retour de la rigiditAi?? du marchAi?? du travail dont la France doit absolument sortir pour rAi??pondre Ai?? tous ses dAi??fisAi??: dAi??fis de la crAi??ation de richesse et dai??i??emploi, pour la croissance et la rAi??duction de la dette. La rAi??action des employeurs sera nAi??cessairement de « rAi??duire la voilure » en refusant des marchAi??s qui ne garantiraient pas, en volume et dans le temps, de quoi crAi??er des emplois. Leurs voisins immAi??diats, soumis aux mA?mes contraintes, auront les mA?mes rAi??actions. Le rAi??sultat sai??i??appelle la dAi??croissanceai??i??

Sur les blocages de l’Ai??conomie pendant la crise, lire Ai??galement :

MAi??pris et DAi??magogie : de lai??i??indAi??cence du syndicalisme Ai?? la franAi??aise

Mainmise de la CGT et de Sud Ai?? la SNCF : la surenchA?re suicidaire sur le fret ferroviaire

GrA?ves et blocages : quand la libertAi?? conduit au sabotage

Prime transport : une discussion qui rAi??vA?le la faillite de la reprAi??sentativitAi?? avant celle de la France ?

FAILLITES 2003 : ANNEE NOIRE

12 janvier, 2004 · Poster un commentaire 

Alors que le nombre des faillites pour 2003 (plus 11,5%) est le plus fort depuis 1992, Louis Lambel, PrA�sident du Cerf rappelle l’impA�rieuse nA�cessitA� de prA�venir les dA�faillances d’entreprises au premier rang desquelles les TPE.

47 000 dA�pA?ts de bilan, c’est chaque annA�e un plan social annoncA� pour plus de 130 000 actifs du secteur privA�.

La loi de mobilisation pour l’emploi doit en premier lieu prA�server l’emploi existant : la prA�vention des faillites doit A?tre au cA�ur du dispositif.

Les solutions prA�conisA�es par le Cerf sont :

  • AmA�nagement des 35 heures :

Pour le salariA�

    • Suppression des charges pour le salariA� de 35 A� 40 heures travaillA�es,
    • Non soumission A� l’impA?t du revenu de 35 A� 40 heures travaillA�es.

Pour l’employeur

    • Charges sociales patronales non surtaxA�es, entre 35 et 40 heures, affectA�es A� la solidaritA� aux personnes A?gA�es.
  • Mise en place immA�diate de la commission de prA�vention des faillites, calquA�e sur la commission de surendettement des mA�nages.
  • DA�veloppement rapide des moyens de financement des TPE (incitations fiscales, FIP, rA?le de la BDPMEa��).
  • Extension du Titre Emploi SimplifiA� Entreprise jusqu’A� 10 salariA�s.

La faillite des entreprises n’est jamais que, trop souvent, la consA�quence d’un transfert de la charge de l’Etat sur l’entreprise et les salariA�s.

PREVENTION DES FAILLITES : LE CERF PROPOSE La��ACCOMPAGNEMENT PERSONNALISEa��

8 novembre, 2003 · Poster un commentaire 

HervA� Lambel, vice-prA�sident du Cerf, a prA�sentA� ce vendredi, au SecrA�tariat d’Etat aux PME, au commerce, A� l’artisanat, aux professions libA�rales et A� la consommation, le dispositif d’Accompagnement PersonnalisA�, en vue de la prA�vention des faillites.

45 000 dA�pA?ts de bilan interviennent chaque annA�e : 90% sont des tpe. C’est un plan social annuel annoncA� de plus de 130 000 emplois qu’il convient d’enrayer.

L’Accompagnement PersonnalisA�, mis en place par une commission ad hoc, est dA�clenchA� automatiquement au premier retard de paiement A� un organisme collecteur : URSSAF, ImpA?ts (TVA)… A�Ceux-ci servent d’outils d’alerte, en vue de rompre l’isolement du chef d’entreprise et lui apporter un soutien. AprA?s confirmation d’une difficultA� dans l’entreprise par un premier contact tA�lA�phonique, l’organisme collecteur alerte la commission appelA�e A� intervenir.

Les mesures prises peuvent alors A?tre de trois ordres :

  • NA�gociation du rA?glement de la dette,
  • Proposition de mise en place d’un cadre accompagnant (« gestion de crise » a�� « coaching »a��),
  • « Mandataire remplaA�ant » en cas de dA�faillance physique du dirigeant (maladie, accidenta��).

La Commission de PrA�vention et de Soutien est constituA�e des partenaires traditionnels de l’entreprise et des reprA�sentants professionnels.

Ce dispositif, qui se veut global, implique fortement les organismes collecteurs en vue de pA�renniser A� terme leur ressources et permet A� des cadres confirmA�s volontaires, en recherche d’emploi ou intA�ressA�s par la reprise d’entreprise, de faire bA�nA�ficier des dirigeants en difficultA�s de leurs compA�tences, tout en bA�nA�ficiant eux-mA?mes d’une immersion dans des TPE.

Cette derniA?re expA�rience est dA�jA� menA�e avec succA?s par le Cerf, en partenariat avec des associations d’aides A� la recherche d’emploi des cadres.

Ont A�galement A�tA� A�voquA�s la proposition du Cerf sur les 35 heures, la mise en place du « chA?que emploi », la crA�ation d’un MinistA?re et d’une administration dA�diA�s, la prochaine A�mission du Cerf avec Radio Droit de CitA� (Mantes-la-Jolie) pour promouvoir l’entreprise auprA?s des jeunes.

La prA�vention par l’environnement

Enfin, il a A�tA� saluA� les mesures dA�jA� prises, en particuliers dans la Loi Initiative Economique, mais rappelA� la nA�cessitA� de placer les TPE, du fait de leur rA?le centrale dans l’A�conomie, la crA�ation de richesse et sa rA�partition, au cA�ur de toute dA�cision A�conomique, sociale et fiscale.