Dialogue social dans les TPE : des positions syndicales riches en arriA?re-pensAi??es

13 juillet, 2010 · Poster un commentaire 

Le Cerf se fAi??licite du refus de lai??i??AssemblAi??e nationale de voter la crAi??ation des commissions paritaires territoriales prAi??vues dans le cadre du dialogue social dans les TPE : son objectif, sous couvert de dialogue social, visait surtout Ai?? obtenir des ressources supplAi??mentaires pour des syndicats en mal de reprAi??sentativitAi?? rAi??elle et qui ne peuvent vivre sans financements parapublics. Lai??i??AssemblAi??e alertAi??e de longue par le Cerf, a suivi en cela ses prAi??conisations.

Petit rappel sur les jeux dai??i??appareil qui ont conduit les uns ai??i?? lai??i??UPA, lai??i??UNAPL, la FNSEA ai??i?? Ai?? soutenir ces commissions paritaires, et les autres ai??i?? Medef, CGPME ai??i?? Ai?? sai??i??y opposer, alors que cai??i??est bien leur engagement conjoint qui en est Ai?? lai??i??origine. Les partisans de cette mesure y voyaient une occasion dai??i??obtenir de nouvelles ressources, issues des prAi??lA?vements obligatoires sur les entreprises. Lai??i??UPA est dAi??jAi?? ainsi Ai?? lai??i??origine de la taxe de 0,15% de la masse salariale dans les entreprises artisanales pour financer le dialogue social. Quant aux opposants Ai?? ces commissions, ils cherchaient Ai?? tout prix Ai?? faire barrage Ai?? des concurrents susceptibles de leur prendre des parts de marchAi?? et de remettre en cause leur position dominante dans le paysage syndical. Position dominante garantie par la diffAi??rence de ressource des uns et des autres.

Partisans et opposantsAi?? du texte ont cependant un point commun : ils se revendiquent tous, porte-paroles des chefs dai??i??entreprise alors quai??i??aucun ne peut prAi??tendre sAi??rieusement A?tre reprAi??sentatif des patrons Ai??tant donnAi?? le faible taux de syndicalisation. Dai??i??ailleurs, aucun nai??i??a consultAi?? les chefs dai??i??entreprises sur ce texte, ni mA?me leurs adhAi??rents. Cai??i??est donc Ai?? juste titre que FranAi??ois ChAi??rA?que a remis en cause la reprAi??sentativitAi?? du patronat. HAi??las pour lui, il nai??i??y a pas plus de syndiquAi??s chez les salariAi??s que chez les patrons. Ce qui, malheureusement, lui retire Ai?? lui-mA?me toute lAi??gitimitAi?? sur ce terrain. Le Cerf a donc dAi??noncAi?? lai??i??apparente volontAi?? de formaliser le dialogue social dans les TPE qui nai??i??est quai??i??un habillage mis en avant par des structures qui, toutes rAi??unies, ne reprAi??sentent que 8% de ceux quai??i??elles prAi??tendent reprAi??senter. Partisans et opposants ont rAi??vAi??lAi?? Ai?? cette occasion leur vraie nature : des groupes dai??i??intAi??rA?t qui mettent en avant un argumentaire au profit dai??i??un autre objectif. Ici, le dialogue social au profit des structures syndicales, non de leurs mandants. Certains, dai??i??ailleurs, agitant leur titre de « partenaire social », se sont mA?me vantAi??s de lai??i??intensitAi?? de leurAi?? lobbyingai??i??

Il est regrettable, pourtant, que ces organisations ne sai??i??intAi??ressent pas rAi??ellement aux TrA?s Petites Entreprises. Non pour voir quelles ressources elles pourraient encore leur prAi??lever en leur imposant des structures parasitaires de leur activitAi??, mais pour sai??i??intAi??resser aux bonnes pratiques dAi??jAi?? existantes dans ces TPE et voir comment les diffuser. Car les petits patrons nai??i??ont pas attendu aprA?s de fantomatiques « partenaires sociaux » pour travailler et faire mieux que les donneurs de leAi??ons dans leur entreprise. Pour preuve, le scandale des complAi??mentaires santAi?? imposAi??es par les conventions collectives, rAi??sultat des nAi??gociations entre les partenaires sociaux, et qui sai??i??avA?rent souvent moins performantes que celles nAi??gociAi??es par les petits patrons eux-mA?mes. Mais il est vrai que lai??i??une finance le paritarisme et donc les syndicats, lai??i??autre pasai??i?? devinez laquelle ?

Encore une fois, le Cerf plaide pour une rAi??forme de la reprAi??sentativitAi?? fondAi??e sur le principe que seule une personne Ai??lue au suffrage universel de ses pairs, pourrait A?tre considAi??rAi??e comme reprAi??sentative. La rAi??forme des chambres de commerce est lai??i??occasion de mesurer, mais surtout de transfAi??rer la reprAi??sentativitAi?? aux seuls organes Ai??lus au suffrage universel qui seraient les seuls interlocuteurs officiels du gouvernement. Il sai??i??agit donc de bA?tir les fondations dai??i??une vAi??ritable dAi??mocratie sociale. Qui sai??i??y risquera, face Ai?? des syndicats non reprAi??sentatifs mais hAi??gAi??moniques ? Business plan Business plan Sms tracker, Phone spy.

Coup de tonnerre sur la reprAi??sentativitAi?? patronale

16 juin, 2010 · Poster un commentaire 

AprA?s les patrons eux-mA?mes, cai??i??est au tour des organisations de salariAi??s, soumises Ai?? des rA?gles de mesure de reprAi??sentativitAi?? plus strictes, de remettre en cause la reprAi??sentativitAi?? patronale. Coup sur coup, Ai?? une semaine dai??i??intervalle, le leader de la CFDT a par deux fois remis en cause la reprAi??sentativitAi?? du Medef et de la CGPME, en considAi??rant quai??i??ils n’ont jamais fait la dAi??monstration qu’ils sont reprAi??sentatifs des patrons des TPE. Sai??i??il a raison sur ce point, FranAi??ois ChAi??rA?que se trompe quand il considA?re que lai??i??Union Professionnelle Artisanale (UPA) peut parler au nom de toutes les TPE ; un grand nombre dai??i??entre elles ne relevant pas de son champ dai??i??activitAi??. Il a nAi??anmoins rAi??clamAi?? devant le ministre du Travail, Eric Woerth, « une loi sur la reprAi??sentativitAi?? patronale ». Et est depuis montAi?? dai??i??un cran, parlant dorAi??navant « dai??i??exigence ».

Le gouvernement aurait tort de ne pas prA?ter attention au signal que lui adressent les organisations de salariAi??s et les chefs dai??i??entreprise sur la lAi??gitimitAi?? de leurs interlocuteurs patronaux, pour les premiers, de leurs reprAi??sentants pour les seconds, Ai?? signer et donc imposer leurs dAi??cisions Ai?? lai??i??ensemble du patronat. Le Cerf avait dai??i??ailleurs dAi??jAi?? alertAi?? le lAi??gislateur sur la nAi??cessitAi?? dai??i??organiser la reprAi??sentation patronale avant toute nAi??gociation dai??i??importance. Puisque le projet de loi sur le dialogue social dans les TPE adoptAi?? au SAi??nat comporte un volet sur la mesure de la reprAi??sentativitAi?? syndicale, le Cerf propose de sai??i??y conformer, cA?tAi?? patronal, Ai?? lai??i??occasion des prochaines Ai??lections aux Chambres de commerce et dai??i??industrie et des Ai??lections aux Chambres des MAi??tiers. Cela prAi??suppose alors la gAi??nAi??ralisation du scrutin Ai?? la proportionnelle dans toutes les Ai??lections consulaires pour entendre enfin la voix des chefs dai??i??entreprises et Ai??valuer le poids de chaque organisation patronale. Au final, il ne sai??i??agit de rien moins quai??i??un enjeu dAi??mocratique et de bon fonctionnement de nos institutions : quel rAi??publicain sai??i??y opposera ?

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Comment lai??i??Etat et les syndicats mettent la pression sur les entreprises

3 mai, 2010 · Poster un commentaire 

AprA?s les patrons et les actionnaires, les agences de notation sont les nouveaux bouc-Ai??missaires de Bernard Thibault. Pour mieux cacher l’incapacitAi?? syndicale Ai?? alerter sur la crise financiA?re et y apporter des solutions sAi??rieuses ? InterrogAi?? sur le cas de la GrA?ce, le leader de la CGT en a profitAi?? pour expliquer que « nous sommes sous la pression de ces agences (…). C’est Ai??vident que la France doit comme d’autres pays en ce moment donner des gages [sur la gestion des dAi??penses publiques (ndlr)] et le chantier des retraites » y participe, « parce qu’il n’y a pas une urgence manifeste Ai??minente sur le financement des retraites. »

Comment ne pas s’interroger sur la responsabilitAi?? des syndicats dont le rA?le est de faire remonter lai??i??information du terrain et donc de contribuer Ai?? la prise de dAi??cision des politiques ? Il y a deux ans, en effet, ces mA?mes syndicats auraient dAi?? alerter sur la crise, faire des propositions pour l’amortir. FranAi??ois ChAi??rA?que a prAi??fAi??rAi?? nous expliquer que la hausse du chA?mage, un phAi??nomA?ne pourtant mondial Ai?? l’Ai??poque, Ai??tait due Ai?? la rAi??forme des heures supplAi??mentaires !!! Bernard Thibault ne l’a pas contreditai??i?? L’autre combat du moment Ai??tait la lutte pour le paiement d’une prime transportai??i?? Tous nous expliquant aprA?s, que la crise, bien sAi??r, c’est les autres. Et de ne surtout pas s’inquiAi??ter du nombre toujours plus faible de leurs adhAi??rents : normal, les ressources des syndicats, tirAi??es des prAi??lA?vements obligatoires, continuent, elles, d’augmenter.

Alors, la France sous la pression des agences ou les chiffres sont-ils simplement alarmants ? La dette publique a atteint 78% du PIB fin 2009 ai??i?? prA?s de 1500 milliards dai??i??euros ai??i?? contre 64% deux ans plus tA?t. Les prAi??visions pour 2010 tablent sur plus de 84% du PIB. Si la France doit absolument rAi??duire drastiquement son endettement, ce nai??i??est pas tant pour Ai??viter de voir sa note triple A dAi??gradAi??e par ces mA?mes agences de notation comme le pense Bernard Thibault : Homework en rAi??alitAi??, lai??i??exAi??cutif a le devoir de rAi??duire ses dAi??penses publiques pour pouvoir baisser la pression sociale et fiscale qui Ai??touffe lai??i??appareil de production et empA?che la crAi??ation d’emplois Sarafem over the counter How much lady era . En effet, un Etat qui ne maAi??trise pas sa dAi??pense, en fait nAi??cessairement porter le poids aux entreprises (employeurs et salariAi??s) et aux mAi??nages, et si cette dAi??pense publique progresse plus vite que lai??i??accroissement des richesses produites, alors lai??i??Etat appauvrit ceux qui travaillent. Pire, cet Etat est alors obligAi?? d’augmenter les prAi??lA?vements obligatoires et ponctionne ceux qui investissent dans l’avenir : le tissu des TPE.

La pression vient-elle donc des agences, ou Bernard Thibault participe-t-il avec les autres leaders syndicaux Ai?? cette pression constante sur lai??i??appareil de production : une pression directe du fait de revendications dAi??connectAi??es des rAi??alitAi??s Ai??conomiques et une pression indirecte, en incitant lai??i??Etat Ai?? dAi??penser toujours plus pour compenser la casse sociale quai??i??ils ont eux-mA?mes crAi??Ai?? sans se soucier des dAi??ficits ? Ainsi, alors que la France devait faire face Ai?? la plus grave rAi??cession depuis la guerre, dAi??cimant les entreprises et les emplois, ces syndicats dAi??filaient il y a un an pour des augmentations de salaires. DAi??sormais, ils incitent le gouvernement Ai?? indemniser les chA?meurs en fin de droits, au lieu de demander une baisse du coAi??t du travail pour favoriser leur embauche. Bref, au lieu de viser l’activitAi?? et la bonne santAi?? des entreprises, en particulier des TPE qui crAi??ent des emplois, l’action des syndicats contribue Ai?? les fragiliser, donc Ai?? inciter celles qui le peuvent Ai?? dAi??localiser, dai??i??autres Ai?? limiter les embauches et les investissements en France, les autres disparaissant purement et simplement. Le syndicalisme salariAi??, tel qu’il se pratique encore, et seulement, en France, nai??i??a malheureusement toujours pas compris que jouer Ai?? la lutte des classes en visant les patrons, cai??i??Ai??tait en rAi??alitAi?? sai??i??attaquer aux entreprises et en premier lieu Ai?? ceux qui y travaillent : les salariAi??s.

Cai??i??est pourquoi le Cerf rAi??clame une rAi??forme de la reprAi??sentativitAi?? qui garantisse la reprAi??sentation de tous les salariAi??s au sein d’instances indAi??pendantes Ai??lues au suffrage universel.

Je vote pour une reprAi??sentation responsable et reprAi??sentative