DAi??cA?s de Jacques Marseille : la France perd un Ai??conomiste dAi??fenseur des TPE-PME

8 mars, 2010 · Poster un commentaire 

Le Cerf salue la mAi??moire dai??i??une grande figure de lai??i??Ai??conomie, Jacques Marseille. « Cai??i??est un des premiers Ai??conomistes Ai?? avoir dAi??fendu les TPE quand tant dai??i??autres croient encore Ai?? la primautAi?? de lai??i??Etat ou des grandes entreprises dans la crAi??ation de richesses et tiennent les TPE pour quantitAi?? nAi??gligeable » explique HervAi?? Lambel, vice-prAi??sident du Cerf. De plus, « Les Ai??conomistes ont souvent le dAi??faut de cloisonner les diffAi??rents acteurs ai??i?? Etat, entreprises, mAi??nagesai??i?? – comme si lai??i??action des uns nai??i??avait pas de rAi??percussions Ai??conomiques sur les autres. Jacques Marseille est un des premiers Ai??conomistes Ai?? avoir fait un lien entre le gaspillage de lai??i??argent public, les dAi??rives du syndicalisme et la pression sociale et fiscale mise sur les petites entreprises » poursuit HervAi?? Lambel. Dans son livre, « Le grand gaspillage » paru en 2002, lai??i??historien dAi??nonce notamment les gaspillages de lai??i??Etat-mAi??decin, Etat-enseignant, Etat-employeur, Etat-dAi??centralisateurai??i?? sans oublier les politiques dai??i??emploi : la France fait partie des pays qui y consacrent le plus dai??i??argent – environ 5% du PIB, deuxiA?me poste de dAi??pense publique derriA?re lai??i??Education ai??i?? et qui a pourtant un des plus forts taux de chA?mage.

Jacques Marseille a en particulier Ai??pinglAi?? le gaspillage de lai??i??argent de la formation professionnelle : dans un dossier du magazine Le Point du 19 juin 2008, lai??i??historien dAi??nonce un systA?me Ai?? la fois inAi??quitable et inefficace : inAi??quitableAi?? parce quai??i??il profite en premier lieu aux salariAi??s des grandes entreprises qui sont dAi??jAi?? les mieux formAi??s et non Ai?? ceux qui en auraient rAi??ellement besoin. Inefficace car la coordination des acteurs de la formation professionnelle et lai??i??Ai??valuation des formations font dAi??faut, mais aussi en raison de lai??i??opacitAi?? de circuits de financement. Surtout, Jacques Marseille y dAi??nonce des fraudes Ai??normes qui permettent aux organisations patronales et syndicales dai??i??augmenter illAi??galement leurs ressources via la surfacturation de prestations, voire des formations fictives. Ce « scandale de 24 milliards dai??i??euros » dAi??jAi?? dAi??noncAi?? dans des livres et de nombreux rapports, a conduit en 2009 Ai?? une rAi??forme de la formation professionnelle.

Le Cerf reconnaissait donc en Jacques Marseille, un alliAi?? des TPE-PME qui par son travail de vulgarisation dans les mAi??dias, a rendu lai??i??entreprise accessible au plus grand nombre et a contribuAi?? Ai?? une meilleure comprAi??hension des enjeux Ai??conomiques. Son regard manquera pour Ai??clairer le dAi??bat public. Cheap diakofackboy Buy cannabis seeds toronto Nasonex cheap

Les FranA�ais sont prA?ts, mais les partenaires ? Vite la rA�forme !

18 juin, 2008 · Poster un commentaire 

Les deux organisations syndicales de salariA�s dites « majoritaires » ont appelA� A� la grA?ve le 17 juin.A� Avec le soutien que constituent les rA�centes dA�clarations du Medefa�� En cause, la rA�forme sur le temps de travail, qui vise A� assouplir, entreprise par entreprise, le contingent da��heures supplA�mentaires, et la rA�forme des retraites, qui prA�voit un allongement de la durA�e de cotisation. En rA�alitA�, il ne s’agit que de manA�uvres sur le terrain des parts du marchA� syndicala��

DA�noncA� par les syndicats dits « minoritaires », ce mouvement fait suite A� la��A�chec de la manifestation des fonctionnaires du 10 juin dernier. Au-delA� de la gA?ne occasionnA�e aux usagers-travailleurs-clients, cette journA�e met, une nouvelle fois, en lumiA?re le dA�calage qui existe entre les syndicats et ceux qua��ils prA�tendent « reprA�senter » faisant grandir le sentiment des FranA�ais de ne pas A?tre A�coutA�s.

En vA�ritA�, les FranA�ais souhaitent, dans leur majoritA�, avoir la possibilitA� de A� travailler plus pour gagner plus A�. Et les premiers bA�nA�ficiaires du dispositif sur les heures supplA�mentaires, les salariA�s des TPE toujours A� 39 heures – oubliA�s des syndicats – ont vu leur revenu augmenter, sans avoir A� travailler plus. Pire, les postures des partenaires sociaux, sous couvert de dA�fense du dialogue social, empA?chent aujourd’hui plusieurs millions de travailleurs de voir une amA�lioration de leur bulletin de salaire, ce que permettrait pourtant la rA�forme annoncA�e par le Premier Ministre et dont le Cerf est l’initiateur. Il faudra d’ailleurs aller plus loin et mettre en A�uvre la baisse du coA�t du travail promise par le PrA�sident de la RA�publique en supprimant les charges patronales sur les heures supplA�mentaires.

Sa��agissant des retraites, les FranA�ais ont admis que la durA�e de vie sa��allongeant, il na��existait pas da��autres solutions que da��augmenter la durA�e de cotisation pour financer le systA?me existant. Tous les autres pays d’Europe ont dA�jA� arbitrA� dans ce sens. Les Japonais, deuxiA?me puissance A�conomique au monde, travaillent au-delA� de 70 ans, les SuA�dois A�galement.

Sur le fond, les FranA�ais sont de moins en moins dupes de l’intA�rA?t que leur portent des partenaires sociaux qualifiA�s A� juste titre « d’A�cran de fumA�e » par Xavier Darcos. Et le Premier Ministre, en plus de tenir ses engagements, rA�pond aux demandes du Cerf, quand il fixe des objectifs aux partenaires sociaux, puis quand il prend des dispositions quand ceux-ci ne les atteignent pas !

Coupables da��un manque de rA�alisme et de pragmatisme, exonA�rA�s de responsabilitA�s sur les actions qu’ils mA?nent et les postures qu’ils prennent, les « partenaires », patronat compris, ne dA�fendent les intA�rA?ts ni des entreprises, ni des salariA�s. Ils brassent beaucoup d’argent. Au profit de qui ? La voiture de fonction d’un Bernard Thibault reprA�sente une dA�pense lA�gale, que la trA?s grande majoritA� des patrons ne peut se permettrea��

Le Cerf appelle donc A� la crA�ation da��une autoritA� indA�pendante chargA�e d’A�valuer les propositions sorties des boA�tes A� idA�es que devraient A?tre les syndicats, afin de sortir de la dA�fense d’intA�rA?ts trop souvent corporatistes ou idA�ologiques ! Pour parvenir, enfin, A� un syndicalisme de progrA?sa��

Les organisations syndicales de salariA�s comme de patrons seraient alors contraintes de mettre en A�uvre la dA�mocratie sociale, en commenA�ant au sein de leurs propres appareils : permettre l’A�mergence de courants et d’idA�es, permettre leur expression, garantir A� tous une reprA�sentation effectivea�� assurer A� tous la possibilitA� de s’exprimer, mais assurer A� tous qu’on ne puisse imposer n’importe quoi A� la majoritA�. La mise en place absurde des 35 heures de Madame Aubry devrait nous avoir tous vaccinA�s contre l’aveuglement !