Partenaires sociaux : l’ouverture A� risque du PrA�sident

31 mai, 2007 · Poster un commentaire 

En recevant les partenaires sociaux (salariA�s et patrons), le PrA�sident de la RA�publique a fait un vA�ritable geste d’ouverture vers ceux qui l’ont critiquA� ou ne l’ont pas soutenu.

Symbole d’autant plus important, que la principale mesure du programme prA�sidentiel (l’exonA�ration des charges et de l’impA?t sur le revenu aprA?s 35 heures), au cA�ur des discussions A� venir, n’a A�tA� portA�e par aucune de ces organisations qui ont ainsi A�tA� dA�savouA�es par 53 % des FranA�ais le 6 mai dernier.

En ne discutant qu’avec elles, le chef de l’Etat prend le risque, comme l’ont toujours fait ses prA�dA�cesseurs, d’oublier ceux qui l’ont A�lu et de se priver des moyens de faire aboutir le projet prA�sidentiel.

Il y a pourtant urgence A� l’application des mesures de bon sens, simples et bA�nA�fiques pour l’A�conomie, l’emploi et la solidaritA�, que des organisations qui ne peuvent plus prA�tendre A� la reprA�sentativitA� ne savent porter.

La rA�forme, en la matiA?re, appelA�e des vA�ux du PrA�sident ne pourra se permettre d’ignorer les nouveaux acteurs sociaux dont le rA?le a A�tA� dA�terminant, depuis des annA�es, pour relancer le dA�bat sur le travail, le pouvoir d’achat et A�laborer la mesure de sortie de crise des 35 heures.

Cette nouvelle reprA�sentativitA� trouve sa fondation dans la mesure mA?me de la rA�forme des 35 heures, qui, de l’avis de tous, pour la premiA?re fois, n’oppose pas salariA�s et patrons, mais, au contraire, les rend solidaires, dans un objectif commun !

Cette modernitA� enfin A� l’A�uvre et reconnue par les A�lecteurs, n’a jamais pu A?tre mise en place par les vieux acteurs d’une reprA�sentativitA� institutionnalisA�e pour faits de RA�sistance (!), trop occupA�s A� entretenir, dans une guerre de tranchA�es dommageable A� la France, une fausse lutte des classes.

La France a besoin de cette modernitA� pour relever les dA�fis de notre monde. Dans cette vision, les TPE, comme elles l’ont A�tA� tout au long de la campagne, doivent A?tre centrales. Car, chacun le sait, c’est sur elles que reposent les plus gros espoirs en matiA?re de crA�ations d’emplois, enjeu majeur de l’action prA�sidentielle.

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GRANDE DISTRIBUTION : L’OLIGARCHIE AGISSANTE… DOIT ETRE REMISE A SA PLACE !

24 octobre, 2004 · Poster un commentaire 

Le Cerf dA�nonce le dA�tricotage du dispositif visant A� encadrer et assurer l’A�quilibre des pratiques commerciales.

La stratA�gie de l’oligopole de la grande distribution, reposant surA�la concentration desA�enseignes et desA�centrales d’achat consiste, les actions de ces derniers mois l’on montrA�,A�A�A�la remise en question, une A� une,A�deA�toutes les mesures prises pour garantir le dA�veloppement du commerce etA�assurer la diversitA� des acteurs sur le marchA�, dans le cadre d’une concurrence saine.

Afin de noyer le poisson, leurs dirigeantsA�se sont rA�partisA�la tA?che et les revendicationsA�:

  • M.E. Leclerc, la loi Galland
  • DanielA�Bernard, les mA?tres carrA�s (loi Royer, modifiA�e Raffarin)
  • GA�rard Mulliez, l’ouverture dominicale…

Toutes ces demandes ont A�tA� renforcA�es depuis que fin 2003, la grande distribution a obtenu l’autorisation de faire de la publicitA� A� la tA�lA�vision.

Face A� l’A�volution du marchA�, en particulier le dA�veloppement du hard discount, d’une part, de nouvelles habitudes de consommation, d’autre part, la grande distribution est incapable de s’adapter, reproche qu’elle faisait au petit commerce il y a 40 ans.A�Elle cherche donc aujourd’hui, par les moyens tirA�s de l’habitude de la toute puissance, A� imposer sa loi aux consommateurs, A�A�ses concurrents, A� ses fournisseursA�etA�au lA�gislateur, sensA�A�pourtant faire appliquer et respecter la loi.

Aurait-elle gagnA� ?A�La rA�forme annoncA�e pour fin novembre prA�voit la remise en question des lois prA�citA�esA�et incriminA�es, accompagnA�e de l’amnistie des fraudes imputables A� ces enseignes A�A�soucieusesA�A� du bien A?tre des consommateurs.

Une manipulation d’une telle ampleur est difficilement imaginable.A�Elle est pourtant rendue possible par les vestiges d’une reprA�sentation patronale devenue atone, vide de sens et de propositions, qui, ne disant mot, devient complice.

Le Cerf demandeA�l’application rA�elle et effective de la loi avant toute rA�forme. Par ailleurs, si le gouvernement est soucieux de faire baisser les prix tout en garantissant le jeu d’une concurrence saine et loyale, alors il convient de dA�menteler l’oligopole de la grande distribution qui a conduit tant A� la hausse abusive des prix, qu’aux dA�rives financiA?res que l’on connait. C’est l’unique rA�forme pouvant bA�nA�ficier aux consommateurs de faA�on durable.