35 heures : Syndicats Coupables d’un fiasco

8 novembre, 2007 · Poster un commentaire 

Les syndicats patronaux et salariA�s ont choisi de modifier la rA�forme des 35 heures initiA�e par le PrA�sident de la RA�publique et pour laquelle il avait A�tA� A�lu.
La faiblesse et le manque de luciditA� des syndicats patronaux, associA�e A� la position dogmatique des reprA�sentants des salariA�s retarderont gravement la relance de la croissance. Au nom de quelle reprA�sentativitA� ?

Si les salariA�s encore aux 39 heures (5 millions) bA�nA�ficient depuis le 1er octobre d’une vA�ritable augmentation de leur revenu, il est fort probable que d’autres qui aspirent A� faire A� faire des heures supplA�mentaires n’y auront pas accA?s, tant la rA�forme mise en place par les partenaires sociaux, contre le projet du Gouvernement, est compliquA�e et couteuse, n’apportant rien aux entreprises.

De gagnant-gagnant, le rapport s’est inversA� en dA�faveur des entreprises au fil des discussions, bien molles, entre partenaires sociaux. Ainsi, les patrons constatent encore une dA�gradation de la situation, pas de baisse de coA�t du travail et donc pas de baisse des coA�ts de production, comme cela A�tait prA�vu A� l’origine. C’A�tait pourtant bien le couple augmentation des revenus des salariA�s et baisse du coA�t de la crA�ation de richesse qui, seul, pouvait garantir le succA?s de cette rA�forme et son impact positif sur la croissance et l’emploi.

Plus grave, les feuilles de paye qui ont A�tA� A�tablies fin octobre, pour la premiA?re fois depuis la mise en place de cette « rA�forme », suscitent l’ire de trA?s nombreux patrons qui craignent mA?me aujourd’hui de se retrouver dans l’illA�galitA� : entre la complexitA� accrue du systA?me et des cabinets comptables insuffisamment prA�parA�s, toutes les conditions d’instabilitA� et de risque accru sont rA�unies pour fragiliser les entreprises, en particuliers les plus petites d’entre elles.

Comment en est-on arrivA� lA� ? Face A� une mA�diatisation forte de l’action gouvernementale et prA�sidentielle, l’intervention discrA?te des partenaires sociaux, encore qualifiA�s de reprA�sentatifs, est passA�e totalement inaperA�ue. Il faudra bien pourtant qu’elle soit actA�e et servira, plus que la question du financement des organisations, A� poser la question de la reprA�sentativitA� et de son efficacitA� sur le plan de l’intA�rA?t gA�nA�ral.

Pour mA�moire, ces mA?mes organisations expliquaient en 2003 que la page des 35 heures A�tait tournA�ea�� justifiant alors la naissance du Cerf.

35 HEURES : L’EFFARANTE REFORME OU L’AVEU D’INCOMPETENCE DU « PATRONAT » FRANA�AIS ET DES POLITIQUES

7 février, 2005 · Poster un commentaire 

Comment les syndicats « patronaux » peuvent-ils s’enorgueillir d’avoir « rA�ussi » A� faire passer une rA�forme qui ne rA�sout pas les problA?mes de 92% des entreprises basA�es en France ?

Une telle mA�connaissance des besoins des TrA?s Petites Entreprises n’a d’A�gal que l’aveuglement qui fait dire A� ces « reprA�sentants » qu’avec cette rA�forme « la page sera tournA�e« . Ceux-lA� mA?me ont la mA�moire courte, qui A�crivaient dA�jA� il y a plus de deux ans, « 35 heures, la page est tournA�e ». Combien de fois la tourneront-ils cette page avant de se prA�occuper enfin de ceux qu’ils sont censA�s reprA�senter (20 millionsA�de citoyens)A�?

Comment peuvent-ils prA�tendre A?tre A� l’origine d’une rA�forme qu’ils n’ont pas souhaitA�e ?

Ayant pris le train en marche, ils signent une « rA�forme » qui maintient l’augmentation du coA�t du travail des entreprises face A� une concurrence mondiale de plus en plus pressante, tandis que les salariA�s ne bA�nA�ficient pas d’une rA�elle valorisation de leur travail et donc de la hausse du pouvoir d’achat nA�cessaireA�au soutien de l’A�conomie, de l’emploiA�et du progrA?s social.

La seule rA�ussite, A�tonnante, est d’arriver, encore, A� faire croire qu’ils parlent au nom des entrepreneurs !

La proposition du Cerf qui fut A� l’origine de la vA�ritable relance du dA�bat permettra de redistribuer immA�diatement plus d’un milliard d’euros de pouvoir d’achat aux salariA�s tout en renforA�ant la compA�titivitA� des entreprise : il ne s’agit que d’une mesure saine de justice, tant pour les salariA�s que pour les entreprises.

La page n’est donc pas tournA�e et il reste nA�cessaire de revenir sur une loi encore et toujours inadaptA�e aux besoins des FranA�ais et aux enjeux de l’A�conomie mondiale.

Il faudra donc :

  • ExonA�rer de charges salariales (jusque lA� payA�es par le salariA�), le travail de la 35A?me A� la 40A?me heure
  • ExonA�rer d’impA?t sur le revenu (par crA�dit d’impA?ts), le travail de la 35A?me A� la 40A?me heure
  • Verser les charges patronales sur le travail de la 35A?me A� la 40A?me heure aux caisses de solidaritA� aux personnes A?gA�es.

Alors les franA�ais pourront travailler plus et gagner plus, tout en faisant gagner la France.