Les Créateurs pour la France (message aux candidats – 2007)

21 décembre, 2006 · 2 commentaires 

Assez d’invectives et de mélange des genres.

Assez des insultes répétées !

Non les patrons ne sont pas des voyous !

Premiers précaires de France, ils sont le pilier de la solidarité !

Les dirigeants qui gagnent des sommes que certains jugent démesurées, ne sont pas des patrons mais des salariés protégés par un contrat de travail qui garantit les rémunérations incriminées ! Alors, faut-il remettre en cause ces contrats et donc le droit du travail ?

Les patrons, eux, anciens salariés, sont issus du monde du travail, rarement des grandes écoles ! Celui qui gère mal son entreprise, n’a pas de parachute doré : il est poursuivi sur ses biens personnels pour réparer ses erreurs.

C’est de ces patrons, les seuls qui puissent prétendre à ce titre, que viendra le salut de la France. Car il faut accepter de ne pas se payer et engager le peu que l’on a, accepter de n’avoir ni garantie de revenu, ni protection sociale, et, depuis trop longtemps, d’être insulté, pour créer une entreprise, créer des emplois et de la richesse ! C’est de l’engagement de ces patrons que la France a tiré sa force, pour créer les emplois, financer la solidarité, la culture et les études de ceux qui se permettent aujourd’hui de jeter l’opprobre et le discrédit sur les actifs les plus précaires de France.

C’est sur ces patrons que la France, gaspilleuse des deniers publics, a transféré sa charge : elle les a transformés en contremaître de l’Etat percepteur, nourrissant ainsi une illusoire lutte des classes, qui fait le jeu de catégories privilégiées, accrochées à des postes conférés au titre d’une représentativité tout aussi illusoire, mais qui garantit des rentes à ceux qu’elle met en place.

Ces patrons, attachés à leur pays, mais pieds et mains liés, non par leur recherche de profit, mais bien par les contraintes financières qui pèsent arbitrairement sur leur entreprise, sont conduits à des décisions qui ne relèvent plus du libre choix !

Etre patron, c’est croire, vouloir, initier, oser, encourager, motiver et faire concrètement les choses. C’est incarner les valeurs positives de l’action qui permettent le mouvement. C’est donc par les patrons, en priorité, que passera le redressement de la France et les solutions aux défis auxquels nous sommes durablement confrontés pour les années à venir. Pour cela, encore faut-il arrêter de casser l’entreprise et en faire un bouc émissaire à bon compte, au risque sinon, d’épuiser la ressource.

C’est possible, si ceux qui ne sont pas patron, prennent conscience, si ne n’est pas déjà fait, du rôle fondamentalement citoyen et solidaire des travailleurs non protégés, en ne les confondant pas avec les « responsables, mais non coupables » de tous ordres, donneurs de leçons, qui vivent sur le dos de l’entreprise et se jouent des citoyens.

——–

Ce manifeste, toujours d’actualité en 2012, a déjà reçu plusieurs milliers de signatures. N’hésitez pas à y apporter votre soutien.

——–

Pour aller plus loin sur la condition des patrons… et sur leurs revenus…

LUTTE CONTRE LA PRECARITE ? CROISSANCE ET AUGMENTATION DES REVENUS !

18 mars, 2006 · Poster un commentaire 

Les CrA�ateurs d’emplois et de richesse de France, comme la grande majoritA� des FranA�ais, sont inquiets : dans une pA�riode de tension sociale forte et oA? le nombre des entreprises en difficultA� ne cesse de progresser, dA�truisant plus de 200 000 emplois salariA�s par an et mettant plus de 50 000 patrons et leur conjoint sur la paille, oA? sont les mesures d’urgence pour la croissance, seule condition A� la crA�ation d’emploi ?

La rA�ponse du dA�veloppement des services A� la personne est une absurditA� A�conomique, si elle ne s’accompagne pas d’une hausse significative du pouvoir d’achat, qui doit permettre d’accA�der A� ces services. Aussi, s’il est nA�cessaire de travailler sur l’offre, pour que cet effort ne se traduise pas par plus de dA�faillances et donc de chA?mage, travailler sur la demande en la rendant tout simplement financiA?rement possible, n’en est-il pas moins urgent. Or, avec un nombre record de salariA�s au smic et l’augmentation du nombre des allocataires du RMI, le marchA� n’apporte pas les conditions de dA�veloppement des services que le Gouvernement appelle de ses vA�ux.

L’Etat doit donc prendre toutes les mesures pour augmenter le revenu et le pouvoir d’achat de ceux qui travaillent, sans peser sur les entreprises. Une telle volontA� de justice sociale, A�clairA�e par la luciditA� A�conomique, serait le meilleur soutien A� sa politique.

Le Cerf affirme que les salariA�s des trA?s petites entreprises doivent A?tre les premiers A� voir des mesures concrA?tes s’appliquer dans ce sens : ils fournissent le plus gros effort sans avoir bA�nA�ficiA� des 35 heures. Mais le rA�tablissement de l’A�galitA� ne pourra se faire que par compensation : rA�duction des charges payA�es par les salariA�s (suppression des charges au-delA� de la 35A?me heure) et exonA�ration (par crA�dit d’impA?ts) du revenu du travail au-delA� de la 35A?me heure, afin de leur rendre ce qui leur revient de droit : le fruit de leur travail.

Ces travailleurs seront-ils pris en considA�ration et entendus ?

TPE : ASSEZ AVEC LA PRECARITE INSTITUTIONNALISEE !

13 juin, 2005 · Poster un commentaire 

Le Cerf salue la volontA� affirmA�e du Premier Ministre de mettre les TPE au cA�ur de son dispositif de relance et de l’emploi. Nous attirons son attention sur le risque d’ingA�rence, dans la vie des TPE, d’organisations non reprA�sentatives et incompA�tentes pour parler en leur nom : la situation actuelle, en particulier en matiA?re de dA�faillances et d’emploi, est le rA�sultat de mesures prA�conisA�es par des organisations « instituA�es » reprA�sentatives et dont l’ignorance des TPE a conduit A� l’accroissement considA�rable et intolA�rable de la prA�caritA� de celles-ci, de leurs salariA�s et, surtout, de leur patrons et de leur conjoints.

C’est ainsi qu’elles ont vu leur marge se rA�duire ces derniA?res annA�es, qu’elles ont crA�A� moins d’emplois que par le passA� et pour certaines participent A� une dA�croissance en rA�duisant leurs effectifs (seule solution trouvA�e pour rA�duire leur prA�caritA�) ainsi que leur chiffre d’affaires, pour pouvoir mieux « se porter ».

Comment leur reprocher A� ces dirigeants, qui, souvent, se partagent A� peine le SMIC A� deux ?
Comment leur reprocher, A� eux, qui, quand ils perdent leur emploi, perdent A�galement leurs biens personnels et se retrouvent au ban de la sociA�tA� ? Quelle solidaritA� pour ceux-lA�, qui, A� travers leur propre emploi, ont crA�A� celui des autres ?

La sortie de la crise ne pourra se faire que par la croissance dont les TPE sont le principal moteur : sans elles, pas d’emplois. Sans elles, surtout, pas de grandes entreprises qui trouvent dans ces premiA?res autant de fournisseurs et sous-traitants, que de clients contribuant A� la consommation intA�rieure.

Les mesures annoncA�es vont donc dans le bon sens, mais les signes attendus ne sont pas encore lA�.

Il faut saluer le chA?que-emploi entreprise, mais aller plus loin dans ce dispositif qui laisse encore trop de marge d’erreur et conduira A� son A�chec.

La fluidification du recrutement est essentielle, mais reste soumise A� la capacitA�, qui fait aujourd’hui dA�faut, de financer ces nouvelles embauches.

C’est pourquoi il faut revenir sur les 35 heures dans les TPE et mettre en place la rA�forme proposA�e par le Cerf, tant ces entreprises et leurs salariA�s sont pA�nalisA�s par ce dispositif :

1.A�Suppression des charges payA�es par le salariA� de la 35A?me A� la 40A?me heure (+ 25% d’augmentation),
2.A�ExonA�ration du revenu du travail de la 35A?me A� la 40A?me heure, sur des salaires non majorA�s ;
3.A�Versement des charges patronales, dA?s la 35A?me heure, A� une caisse de solidaritA� aux personnes A?gA�es.

Il faut aller au bout de la demande du Cerf en matiA?re de prA�ventions des dA�faillances dans les TPE (48 000 en 2003), afin de mettre un terme au plan social annuel prA�vu de plus de 200 000 emplois salariA�s auxquels il faut ajouter l’emploi des patrons non protA�gA�s et de leurs conjoints. L’accompagnement personnalisA� est une urgence.

Il faut garantir l’efficacitA� des lois Galland et Royer, par leur application stricte, avant de vouloir en changer, et rompre avec l’oligopole de la grande distribution qui fausse la concurrence et les prix, dA�truit l’emploi, le commerce et l’innovation en verrouillant le marchA�, tout en favorisant les dA�localisations.

Il faut rA�parer au plus vite l’injustice consistant A� ne pas lA�gifA�rer rapidement sur l’exonA�ration de la plus-value commerciale, qui reprA�sente, bien souvent, le fruit lA�gitime d’une vie de travail.

Enfin, l’Etat ne doit pas promouvoir la crA�ation d’entreprise en tant que telle, mais faire en sorte que le statut d’entrepreneur soit le plus enviable : car sans entrepreneur, pas d’entreprise et pas de crA�ation d’emploi. A voir les aspirations des jeunes, suite A� l’acharnement syndical, administratif et rA�glementaire,l’entrepreneuriat a perdu ce statut.

Il faut donc que soit inscrit, dans les textes rA�gissant les services publiques, leur rA?le de conseil aux administrA�s que sont les entreprises, avant leur rA?le de contrA?le et de sanction : le Premier Ministre a annoncA� un pas dans le sens de cette proposition du Cerf lors de son discours de politique gA�nA�ral ; Christian Jacob, ancien Ministre des PME, en aura donc la charge de la mise en A�uvre : les espoirs sont aussi grands que le bA�nA�fice commun que nous pourrons, tous, en tirer.

La lutte pour l’emploi et la crA�ation de richesse ne pourra se gagner que par un engagement sans faille dans la lutte contre la prA�caritA� A� laquelle sont soumises les trA?s petites entreprises : sur ce terrain-lA�, les 2 300 000 « petits » patrons qui font vivre 20 millions de citoyens, attendent un engagement fort et clair d’un gouvernement qui ne doit pas s’appuyer sur une reprA�sentation faussA�e et inopA�rante.