Ports autonomes : une rA�forme attendue

24 avril, 2008 · Poster un commentaire 

Les CrA�ateurs d’emplois et de richesse de France saluent et soutiennent la dA�cision du Gouvernement de rA�former les ports autonomes, et en particulier, tout ce qui touche aux opA�rations de manutention.

Cette mesure attendue de longue date par tous les professionnels, s’inscrit dans la logique des Grands Travaux prA�conisA�s par le Cerf et voulus par le PrA�sident de la RA�publique. Ceux-ci seront en effet un des A�lA�ments majeurs pour permettre de redA�velopper des filiA?res professionnelles (activitA�s portuaires et fret ferroviaire) ruinA�es par un monopole corporatiste et syndical, qui ne peut, de prA?s ou de loin, s’apparenter A� la reprA�sentativitA�. C’est bien A� cause de ce monopole que des activitA�s essentielles pour notre A�conomie ont A�tA� transfA�rA�es par le passA� A� Rotterdam, Anvers et Barcelone.

Devant notre situation A�conomique, le temps de la reconquA?te a sonnA�. Ainsi, ce sont bien la relance de l’A�conomie, de l’intA�gration europA�enne et du marchA� euro-mA�diterranA�en qui sont l’enjeu de cette dA�cision.

RA�forme de la reprA�sentativitA� : le monopole s’organise

11 avril, 2008 · Poster un commentaire 

Alors que les discussions entre les partenaires sociaux viennent de sa��achever, le Cerf dA�plore que la question de la reprA�sentativitA� patronale ait A�tA� largement A�ludA�e. Mais que pouvait-on attendre d’une discussion entre des nantis rivA�s A� leurs siA?ges et attachA�s aux privilA?ges qui dA�coulent de leur position dominante ? La discussion sur la reprA�sentativitA� sa��est limitA�e aux « partenaires sociaux », dA�tenteurs lA�gaux du monopole de la reprA�sentation des salariA�s et des patrons.

Le cercle qui sa��est accaparA� la reprA�sentation nationale, n’a pas manquA� d’A�viter tout dialogue avec les autres acteurs sociaux qui, bien souvent, ont fait plus pour leurs mandants, que la reprA�sentation imposA�e et dont le financement est pour le moins obscur… Pourquoi le medef na��a-t-il pas consultA� les organisations indA�pendantes avant da��entamer les discussions avec les syndicats de salariA�s ? Les limites de l’ouverture prA?nA�e par les uns, comme la volontA� affichA�e de faire bouger les lignes promue avec de jolies couleurs par les autres, sont une nouvelle fois atteintes, dA�montrant A� qui en douterait encore que la rA�forme ne saurait venir de l’intA�rieur.

Que dire donc d’une reprA�sentation dans laquelle 92% des FranA�ais ne se reconnaissent pas ?
Que dire d’une reprA�sentativitA� qui ne se soucie pas de la��efficacitA� rA�elle de ses revendications et sa��imagine na��avoir aucun compte A� rendre A� ses adhA�rents ?
Que dire d’une reprA�sentativitA� qui lA�galise les emplois fictifs et vit, A� l’insu des salariA�s et des entreprises, de prA�lA?vements aussi multiples qu’indirects sur l’activitA� et les salaires, que l’on soit adhA�rent ou non ?
Que dire d’une reprA�sentativitA� et de partenaires sociaux qui privent leurs mandants (salariA�s et employeurs) de la libertA� de choix (par exemple, sur les complA�mentaires santA�), et organisent l’inquisition, l’insA�curitA� et la peur, dans les entreprises ?
Que dire da��organisations patronales qui na��ont pas dA�fendu en leur temps le CNE, et donc jouA� de leur pouvoir da��organisation reprA�sentative, pour protA�ger les employeurs menacA�s aujourda��hui par la rA�troactivitA� des lois ?
Tous ces sujets semblent bien loin des prA�occupations de ceux qui ont animA� le « dA�bat », pour mieux se garantir ce qui, de plus en plus, ressemble A� un gA?teau (un de plus) A� se partager entre amis.

Le Cerf demande aujourd’hui que les A�lections professionnelles (CCI, Chambre des MA�tiersa��) se dA�roulent A� la proportionnelle, que les rA�sultats soient pris en compte au mA?me titre que les Pruda��hommes, pour acter la reprA�sentation des patrons et leur donner accA?s aux instances oA? ils devraient siA�ger de plein droit : comment en effet accepter que le Cerf ait par exemple obtenu 40% des voix A� la section commerce du CCI de Lille en 2005 mais que le prA�fet na��ait pas reconnu notre organisation comme reprA�sentative et ne lui ait pas accordA� de siA?ge pendant que da��autres organisations comme le CJD qui na��avaient pas prA�sentA� de candidats siA?gent au Conseil A�conomique et social rA�gional. La rA�forme de la reprA�sentativitA� ne peut ignorer les choix des A�lecteurs.

Les propositions et actions du Cerf ont reA�u plus de 10 000 soutiens individuels en 2007 sur l’ensemble du territoire : quelle autre organisation peut aujourd’hui se prA�valoir d’une telle audience ? Qui peut refuser de reconnaA�tre la place prA�pondA�rante occupA�e par une organisation qui ne vit pas des deniers publics ?

« La rA�forme de la reprA�sentativitA� est le chantier majeur de cette mandature. Tout autre rA�forme sera vaine si celle-ci n’aboutit pas : ce sont les A�curies d’Augias du PrA�sident, » a dA�clarA� HervA� Lambel, vice-prA�sident du Cerf, qui prA�cise « c’est la pierre angulaire du redressement de la France. »

Le Cerf et la��UNABP ensemble pour dA�fendre les boulangers pA?tissiers

4 avril, 2008 · Poster un commentaire 

Les CrA�ateurs d’emplois et de richesse de France (Cerf) et la��Union nationale des artisans boulangers et pA?tissiers (UNABP), unissent leurs forces. La��UNABP prA�sidA� par AndrA� Thomas a dA�cidA� de rejoindre la plateforme mise en place par le Cerf pour fA�dA�rer les syndicats indA�pendants et dA�fendre les patrons de TPE. Le Cerf et la��UNABP vont agir ensemble afin de renforcer la reprA�sentativitA� des indA�pendants au sein des instances consulaires : les deux syndicats monteront, par exemple, des listes communes pour les A�lections Pruda��homales de dA�cembre 2008.

Par ailleurs, le Cerf et la��UNABP agiront en prioritA� contre le scandale de la��AG2R, la��obligation A�tant faite aux salariA�s de la boulangerie-pA?tisserie de souscrire A� la complA�mentaire santA�. En effet, la ConfA�dA�ration nationale de la Boulangerie et de la PA?tisserie franA�aise et les syndicats de salariA�s ont inclu, dans la convention collective nationale, cette obligation depuis le 1er janvier 2007 : que le salariA� ait dA�jA� une mutuelle ou qua��il ne dA�sire pas souscrire A� la��AG2R, il est contraint forcA� de cotiser A� cette complA�mentaire santA� et son employeur aussi, cotisation qui rA�tribue les syndicats. Fort du soutien de milliers da��artisans-boulangers et de leurs salariA�s, le Cerf et la��UNABP entendent donc revenir sur cet accord de branche qui porte atteinte aux libertA�s les plus fondamentales et qui grA?ve sA�rieusement le pouvoir da��achat du personnel de la boulangerie-pA?tisserie.

Le Cerf et la��UNABP vont A�galement collaborer sur le dossier des monographies professionnelles nationales car les boulangers sont actuellement confrontA�s A� une perte fiscale et commerciale de 20 euros au quintal panifiA�. En cause, une lA�gislation aveugle et incohA�rente qui grave dans le marbre que 100 kilos de farine et 60 litres da��eau donnent 420 kilos de pA?te ! Une lA�gislation absurde qui ne reconnaA�t pas que le taux da��hydratation influe sur la quantitA� de pA?te produite. Ca��est pourquoi la��UNABP et le Cerf soutiennent la rA�daction de monographies professionnelles nationales qui prendront en compte les pertes dans le processus de fermentation A� la��instar de ce qui existe dans la boucherie avec la rA�faction du poids des carcasses. Plus simplement, il sa��agit de reconnaA�tre la rA�alitA� des quantitA�s vendues et de cesser de grever la trA�sorerie des entreprises et leur pouvoir da��achat.