« Un petit patron « normal » candidat à la succession de Laurence Parisot »

1 septembre, 2012 · Poster un commentaire 

L'actualitAi?? industrielle en ligne - INFO24/7 L'Usine NouvelleL’Usine Nouvelle a consacré un article à la candidature d’Hervé Lambel à la présidence du Medef. Il y est aussi question de propositions, notamment la suppression de la TVA inter-entreprises. Par Christophe Bys.

« Hervé Lambel veut se présenter à la succession de Laurence Parisot. Ce patron d’une société de production représente plutôt les TPE et les PME. Son programme vise à réformer le Medef et le paritarisme pour mieux asseoir sa représentativité. Indispensable selon lui pour faire passer les réformes urgentes en faveur des entreprises qu’il préconise. »

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Des pistes pour réformer la fiscalité

2 mars, 2011 · Poster un commentaire 

Si la fiscalité donne les moyens à l’Etat de mettre en oeuvre sa politique, le Cerf considère qu’elle doit répondre à plusieurs principes :
- réorienter les liquidités vers le financement de l’économie réelle et en particulier des TPE et PME où elles font défaut ;
- simplifier les procédures et baisser leurs coûts, tant pour les entreprises que pour l’administration ;
- baisser la pression sur la trésorerie des entreprises (la crise a en effet démontré le risque majeur que la fragilité des entreprises fait courir à l’économie)
pour, au final, ne pas entraver la croissance mais la favoriser.

Il convient de faire de l’ISF une contribution enfin efficace et juste, plutôt que de maintenir l’arme idéologique et destructrice de son esprit confiscatoire.
Si le principe réel qui sous-tend l’ISF est la participation efficace et solidaire des plus fortunés, il est alors absurde de ne pas bénéficier de l’expertise des gestionnaires de fortune pour assurer le meilleur rendement de leur contribution, qui, à l’heure actuelle, est l’impôt qui coûte le plus cher à collecter, réduisant ainsi de manière absurde le montant collecté disponible pour mener les politiques publiques. Le Cerf préfère donc un Etat qui indique des objectifs, conduisant à orienter les moyens là où il souhaite les voir déployés dans l’intérêt général, en laissant à ceux qui disposent de ces moyens, le soin de les utiliser au mieux dans le cadre défini et choisi par l’Etat.

Il convient donc de maintenir une contribution des plus grandes fortunes, sur la base du dispositif ISF PME, mais en le rendant obligatoire et en supprimant tous les plafonds tant de volume de placement, que d’exonération.

L’Etat fixerait donc le montant de la contribution annuelle obligatoire.
Les assujettis à l’ISF auraient l’obligation de placer l’intégralité de leur contribution dans le cadre prédéfini, mais en resteraient propriétaires.
Les montants non placés conformément au cadre et objectifs définis seraient taxés de façon dissuasive.

Sur la simplification et la baisse de la pression sur la trésorerie des entreprises, le Cerf préconise notamment la suppression de la TVA interentreprises qui augmente artificiellement (jusqu’à près de 20%) les besoins de financement des entreprises, dont elles supportent le coût financier et administratif. Ce dispositif, à l’impact financièrement mineur pour le Trésor Public, ne sert au final qu’aux banques qui facturent aux entreprises leurs besoins de financement. Sur le plan administratif, l’organisation actuelle de la collecte coûte près de 1,5 million journées de travail non productives par mois aux entreprises. Ces poids inutilement lourds pèsent au quotidien sur des entreprises en manque chronique de ressources. Des services et moyens importants de l’Etat sont aussi mobilisés, pour traiter et suivre un dispositif complexe de compensation à somme nulle, mais loin d’être neutre pour les entreprises. La réforme proposée par le Cerf consiste à mettre en place une facturation hors taxe pour tout le commerce interentreprises, comme cela se pratique déjà à l’export. Les économies seront réalisées rapidement, tant par les entreprises que par l’Etat.

Le financement de la solidarité par la taxation du travail est à proscrire, tant il conduit massivement le consommateur à arbitrer en faveur du produit le moins taxé et, donc, contribuant le moins à la solidarité nationale. Il est dès lors urgent de trouver une autre assiette, plus efficace, donc plus large. La TVA sociale, contrairement aux idées reçues, fera baisser mécaniquement le prix d’un grand nombre de produits, notamment ceux qui utilisent beaucoup de main d’oeuvre en France. Elle reste donc une des solutions majeures et incontournables à mettre en oeuvre urgemment.

Enfin il apparaît indispensable que le succès du statut d’auto-entrepreneur amène l’Etat à poursuivre les bonnes mesures de simplification et d’abaissement des prélèvements en alignant les TPE sur ce régime, et non l’inverse. Les bénéfices de cette évolution permettront ainsi de supprimer les distorsions de concurrence et relancer la création d’emplois et de richesses en France.

Les vrais chiffres sur les revenus des patrons interrogent sur la représentativité du « Patronat français » – Le Cerf publie les vrais chiffres des Revenus des patrons (TPE)

6 février, 2008 · 2 commentaires 

Pour la deuxiA?me annA�e consA�cutive, la publication da��une A�tude sur les salaires des patrons masque la rA�alitA� et entretient une lutte des classes artificielle et instrumentalisA�e. Il convient, dA?s lors de sa��interroger sur la capacitA� des commanditaires de cette A�tude A� apprA�hender et donc dA�fendre la rA�alitA� du patronat rA�el. Le Cerf publie les vrais chiffres des revenus des patrons.

L’enquA?te publiA�e dans La Tribune du 31 janvier et qui prA�tend donner une information pertinente sur les patrons ne porte en fait que sur les dirigeants salariA�s, soit 175 120 personnes, moins de 8% des patrons en France !

Avec 2,3 millions de TPE, il est surprenant et non significatif de ne parler que de la minoritA� non reprA�sentative du patronat. Car, toujours selon l’Insee, le revenu moyen des entrepreneurs individuels par exemple sa��A�lA?ve en 2005 A� 25 900 euros par an et stagne, en euros constants, depuis 2000*. Leur pouvoir da��achat sa��est, lui, dA�gradA�. Ils sont pourtant plus de 850 000 et gagnent deux fois moins que les 51 963 euros annoncA�s dans le quotidien La Tribune comme rA�fA�rence !

Des patrons A� la peine pour 6,14a��/heure en moyenne

Pour complA�ter cette enquA?te sur les revenus des patrons de PME, il faudrait A�galement ramener ce chiffre au temps de travail effectuA� : certains s’apercevraient alors que la majoritA� des patrons ne gagnent mA?me pas un Smic horaire !

Cette rA�alitA�, dA�jA� alarmante, ne tient pourtant pas compte des micro-entreprises. Car dans ce cas, le revenu moyen tombe A� 22 100a��, soit 6,14a��/heure, pour des patrons qui font prA?s de 70 heures par semaine !

Il convient enfin de souligner que le revenu de ces patrons, rA�vA�lA� par l’Insee, n’est autre que le bA�nA�fice de l’activitA�. Avec des montants aussi faibles, comment prA�tendre augmenter les revenus des salariA�s par la participation ? Cette derniA?re option, dA�fendue et promue par les mA?mes syndicats qui se prA�tendent reprA�sentatifs, prA�voit-elle A�galement de partager les pertes ? Car, au risque d’aller contre les idA�es reA�ues, le patron est la premiA?re « victime » des alA�as de l’activitA�, n’hA�sitant pas A� rogner sur ses propres revenus (dA�jA� faibles) pour garantir la pA�rennitA� de l’entreprise !

Enfin, les mA?mes se fA�licitent d’avoir augmentA� le coA�t des licenciements au motif de les faciliter : c’est oublier le manque de moyens de la majoritA� des entreprises, attestA� par les revenus des patrons.

Vouloir reprA�senter et nA�gocier au nom de la collectivitA� nA�cessite A� tout le moins de connaA�tre ceux au nom desquels on prA�tend le faire ! ou bien est-ce trop demander ? Mais dans ce cas, rA�former la reprA�sentativitA� est plus qu’une urgence, car les actifs les plus prA�caires ne peuvent A?tre maintenus A� l’A�cart des discussions dont ils font constamment les frais.

*LES REVENUS DES ENTREPRENEURS INDIVIDUELS EN 2005, INSEE PREMIERE NA�1175 – FEVRIER 2008, HTTP://WWW.INSEE.FR/FR/FFC/IPWEB/IP1175/IP1175.HTML