Allègements de charges salariales : une idée louable…mais au financement compliqué

25 février, 2012 · Poster un commentaire 

Lire la tribune de Jérôme de Rocquigny sur le site Atlantico.fr

Conforter la croissance : pas d’espoir sans les TPE et PME

15 novembre, 2010 · Commentaires fermés 

Le Cerf déclarait début 2009 que la reprise en 2010 était illusoire. Il y a quelques jours, l’OCDE confirmait les analyses du Cerf en révisant à la baisse ses prévisions de croissance (à un niveau inférieur pour la France) entre 2% et 2,5% en 2011 et de 2,5% à 3% en 2012. Le fait que «  88 % des chefs d’entreprise considèrent que leur entreprise évolue dans un contexte de crise depuis ces trois dernières années »  devrait inciter chacun à la plus grande vigilance et au maintien de l’action volontariste. La dernière étude de Euler-Hermes confirme en effet que « malgré les replis des défaillances enregistrés sur certains secteurs, ceux-ci sont loin de compenser les hausses historiques enregistrées depuis le début de la crise » et que les défaillances demeurent « à un niveau historique estimé à 65 900 entreprises en 2010, soit une augmentation de +2% » , les secteurs les plus touchés étant le bâtiment, les services aux entreprises et l’hôtellerie-restauration.

Les prévisions de croissance révisées sont à des niveaux tellement faibles que l’on sait que les défaillances vont continuer à progresser, et donc impacter négativement le chômage et les espoirs de relance. Pourtant, bien que 40% du montant alloué au plan de relance ait bénéficié aux PME, constitutant le plus grand sauvetage d’entreprises et d’emplois de notre histoire avec près de 30 000 entreprises sauvées, ce prémice d’aides a en partie permis d’endiguer le phénomène de défaillances, pas de l’enrayer ni de l’inverser. Ce nombre de faillites explique partiellement pourquoi le PIB français est redescendu à son niveau de 2007. Le risque qui pèse sur la croissance correspond à cette baisse de la production de richesses face à des dépenses ou des besoins qui n’ont eu de cesse de progresser. A ces phénomènes viennent s’ajouter l’impact dévastateur des mouvements sociaux qui ont bloqué l’économie française et, depuis trop longtemps, la guerre des monnaies qui se traduit aujourd’hui par le jeu de la spéculation conduisant à l’envolée du prix des matières premières. L’inflation qui en découle a pour effet d’asphyxier l’économie des entreprises qui n’ont pas la capacité de répercuter ces augmentations dans leur prix de vente. Le resserrement des marges qu’elle provoque conduit, comme à la fin 2007 et en 2008 à augmenter les besoins de financement des entreprises, notamment court terme, qui ne sont pas satisfaits.

Le plan de relance, dispositif d’urgence louable, n’a pas permis de corriger les principales difficultés auxquelles les entreprises doivent faire face. Trop d’entreprises meurent de ne pas voir réglées les questions de l’accès aux financements et des frais bancaires, d’un environnement fiscal défavorable, d’une complexité administrative pénalisante… résultantes du manque de considération réelle de la part d’un trop grand nombre d’acteurs, notamment ceux censés représenter les TPE/PME. Il est dès lors urgent que se concrétisent des actions du gouvernement pour répondre à leurs besoins, portés à la connaissance de tous par le Cerf depuis 2003.

Conforter la croissance

Dans un contexte de fortes incertitudes, des chantiers majeurs attendent donc le nouveau gouvernement et son Secrétaire d’état chargé du commerce, de l’Artisanat et des PME, Frédéric Lefebvre. L’arrivée d’une voix forte à ce ministère peut permettre d’espérer que la lutte contre les défaillances d’entreprise soit l’axe majeur de la politique de relance qui doit conforter la croissance que le Premier Ministre appelle de ses vœux et récompenser les efforts des patrons et des salariés.

Elections CCI

Les chefs d’entreprise doivent donc mettre à profit l’actuelle élection des Chambres de Commerce et d’Industrie pour éclairer les choix et l’action du gouvernement en apportant leurs voix aux propositions défendues par les listes présentées ou soutenues par le Cerf.

Pour en savoir plus et soutenir nos listes : http://www.lescreateurs.org/elections/

Les employés et ouvriers, grands gagnants de la politique du gouvernement… les TPE, toujours dans l’attente

15 décembre, 2008 · Poster un commentaire 

La cote de popularité du président de la République progresse chez les bas revenus, à 50%, soit 17 points de plus que le mois dernier. Un sondage LH2 réalisé pour NouvelObs.com au lendemain de l’annonce du plan de relance du président de la République, montre que sa cote de popularité est en hausse de trois points à 46% d’opinions favorables : 47% chez les employés (+11 points) et 39% chez les ouvriers (+7 points). Si l’institut de sondage LH2 avance que ce plan de relance a « davantage rassuré les classes populaires » alors qu’il ne comporte pas de mesures en faveur du pouvoir d’achat, le Cerf estime pour sa part que cette progression est due au succès de la réforme des heures supplémentaires, dont il est à l’origine.

En effet, l’explication est très prosaïque. La réforme sur les heures supplémentaires entrée en vigueur le 1er octobre 2007 a permis aux bas salaires de voir leurs revenus augmenter : soit parce que les salariés des TPE qui étaient toujours à 39 heures, ont vu leur salaire augmenter grâce à la suppression des charges et à la défiscalisation des heures payées au-delà de la 35e heure ; soit parce que ces employés et ouvriers ont eu l’opportunité de faire des heures supplémentaires et donc de constater que « travailler plus » permettait vraiment de « gagner plus ». Neuf mois après, le ministère de l’Economie avait calculé que l’exonération d’impôts et de charges sociales au-delà de la 35e heure travaillée avait rapporté aux salariés, majoritairement dans les TPE, un montant total d’environ 1,54 Milliard d’euros, soit près de 400 euros par foyer concerné, constituant ainsi un socle de confiance aux annonces gouvernementales tournées vers la sauvegarde de l’activité et de l’emploi.

Le Cerf prédisait d’ailleurs que la réforme développerait ses effets positifs à compter du second semestre 2008 . Les Créateurs avaient cependant regretté que la réforme ne soit pas accompagnée de la suppression de charges patronales promise par le Président de la République et rejetée par les partenaires sociaux, patronat et salariés. Une mesure pourtant essentielle pour réduire le coût du travail et rendre leur compétitivité aux entreprises françaises. Essentielle aussi, pour donner les signes positifs attendus par les patrons de TPE et leur redonner confiance dans une période dont ils sont les premières victimes.

Les dirigeants des grandes entreprises européennes donnent raison au Cerf

18 novembre, 2008 · Poster un commentaire 

Sept mois après le Cerf, 47 dirigeants des plus grandes entreprises européennes appellent à une relance de l’économie. Le forum European Round Table of Industrialists (ERT) qui rassemble des dirigeants d’entreprises telles que Nokia, Siemens, British Airways, Total, Saint-Gobain, Nestlé ou Telecom Italia, évoquent dans un communiqué, une détérioration sans précédent de l’activité ces derniers mois et le besoin urgent d’une politique coordonnée de relance. Le Cerf qui représente et défend les très petites entreprises, n’avait pas attendu cet appel de dirigeants d’entreprises cotées en bourse pour donner l’alerte, avec les chiffres de la progression des défaillances d’entreprises à l’appui. Car l’impact de la crise financière sur l’économie réelle était une réalité depuis plusieurs mois dans les TPE-PME. En mai dernier, le Cerf avait d’ailleurs fait une série de propositions d’urgence (1), tout en soulignant les risques de diffusion de la crise des petites entreprises aux autres acteurs économiques.

Aujourd’hui, c’est chose faite : l’ERT se plaint notamment d’un manque d’accès au financement. Le Cerf évoquait le resserrement du crédit et la question de la trésorerie dès le mois d’avril (2) ! Ces grands dirigeants réclament également une augmentation des investissements d’infrastructure et s’opposent à toute tentation protectionniste. Le Cerf plaide depuis sa création pour une politique de grands travaux : fin juillet, les Créateurs demandaient à nouveau au Président de la République et président de l’Union, d’initier la construction de nouvelles infrastructures de transports, entre autres, qui permettraient à la fois de relancer l’activité et de développer à terme le commerce et les échanges entre les pays de l’Union (3).

Enfin, l’ERT demande aux décideurs européens de prendre des mesures pour stimuler la demande. Le Cerf qui défend le pouvoir d’achat depuis sa création, est à l’origine de la réforme sur les heures supplémentaires mise en place par le gouvernement le 1er octobre 2007 : grâce à l’exonération d’impôt et de charges salariales au-delà de la 35e heure travaillée, six millions de salariés ont gagné en neuf mois, 1,54 milliard d’euros supplémentaires qui sont venus soutenir la consommation (4). Cette stimulation de la demande permet aujourd’hui à la France d’échapper – de justesse – à la récession au troisième trimestre alors que les grands pays européens sont déjà dans le rouge.

Bref, une semaine après la Banque de France, l’appel signé par les dirigeants des plus grandes entreprises européennes donne à son tour raison au Cerf sur le diagnostic comme sur les propositions. Cet appel montre surtout que les chefs d’Etat et de gouvernement européens qui s’inquiètent aujourd’hui des mauvais résultats de leurs champions nationaux, auraient pu éviter la récession sans précédent qui s’annonce en 2009, si les patrons des petites entreprises qui font vivre en France, vingt millions de personnes, avaient été écoutés. Mais on peut aussi persister à n’écouter que les grandes entreprises, à avoir sept mois de retard et laisser le pire arriver… car pendant ce temps, l’hémorragie des défaillances d’entreprises et la destruction d’emplois continuent.

(1) Communiqué du 30 mai 2008 – Défaillances d’entreprises : le pire est à venir
http://www.lescreateurs.org/080529-defaillances-dentreprises.pdf
(2) Communiqué du 23 avril 2008 – Crise des subprimes : danger TPE
http://www.lescreateurs.org/080422-crise-financiere-et-defaillances.pdf
(3) Communiqué du 28 juillet 2008 – L’Europe a besoin d’une politique de grands Travaux
http://www.lescreateurs.org/080728-grands-travaux.pdf
(4) Communiqué du 28 août 2008 – Le Cerf poursuit son combat en faveur du pouvoir d’achat
http://www.lescreateurs.org/080828-relance-pouvoir-dachat.pdf

Le cri des patrons pour la rénovation

13 mars, 2008 · Poster un commentaire 

Plus de 2,5 millions de patrons de TPE, bafoués, refusent d’être associés aux affaires qui agitent des organisations dans lesquelles ils ne se retrouvent pas et qui ne les représentent pas : en témoignent le taux de syndicalisation et la participation aux élections professionnelles, aujourd’hui dominées par des organisations à la dérive, qui tirent en plus leur puissance de subventions ! Mais qui comptent peu de patrons en leur sein.

Aussi, à l’heure de la réforme de la représentativité, les Créateurs d’emplois et de richesse de France (Cerf) lancent un appel au président de la République, pour que toutes les composantes de la représentation patronale soient entendues et puissent devenir, enfin, les artisans de la rénovation, au lieu d’être tenues à l’écart des discussions et décisions qui les concernent (Comme les TPE le sont des marchés publics.).

Celle-ci ne saurait en tout cas être discutée, face aux dérives constatées, entre les seules organisations instaurées par la loi, et dont les méthodes sont plus que choquantes !

Enfin, au-delà de la représentativité et du financement, il s’agit bien de la nécessité de s’assurer l’engagement de tous les patrons pour trouver, ensemble, au sein d’organisations librement choisies, les solutions les plus urgentes et les plus utiles pour relancer la croissance nécessaire à la création d’emplois et de richesse, fondements économiques de la solidarité.

Toute réforme de la représentativité qui ne prend pas en considération la nécessaire mise en place d’outils pour faire émerger les meilleures solutions, leur promotion et leur évaluation, sera inutile et ne servira que des intérêts de l’ordre de ceux que les affaires en cours mettent à jour.

Cet appel est donc un appel républicain et citoyen à l’unité, à la transparence, à l’éthique et à l’engagement pour permettre à la France de devenir une démocratie moderne, performante et juste, qui rende sa place aux chevilles ouvrières de la solidarité.

Où sont les TPE ? Suite…

10 décembre, 2007 · Poster un commentaire 

Le Cerf demandait en juillet où étaient les TPE, alors absentes du débat sur les 35 heures. A une semaine d’intervalle, deux éléments de réponse très positifs interviennent. Reste qu’après des décennies d’inexistence des TPE du centre des considérations gouvernementales et législatives, il y a encore des marges de manœuvre importantes aux effets de leviers conséquents pour l’ensemble de l’économie. Il faut donc concrétiser les mesures annoncées et poursuivre dans cette voie ouverte par le Cerf, sur la question centrale du pouvoir d’achat des entreprises, clef de voute de la relance économique.

Plus que plaisant, il est salutaire de voir enfin les entreprises les plus petites et pourtant les plus prometteuses pour l’avenir de notre pays, commencer à occuper la place qui leur revient dans l’action gouvernementale.

Le Cerf avait réussi à placer les TPE sur les lèvres de tous les candidats à l’élection présidentielle et le nouveau président a eu pour premier chantier de réformer la loi des 35 heures, mesure initiée par les Créateurs qui augmente le revenu et le pouvoir d’achat des salariés. Un point noir au tableau cependant, l’absence du Cerf autour de la table a coûté 5,5 milliards d’euros annuel au budget de l’Etat au titre d’une compensation indue des exonérations. Le déficit s’alourdit donc à cause d’une représentativité dépassée…

Toujours au titre des demandes exprimées par les Créateurs, la nécessité d’agir sur la trésorerie des entreprises en prenant en considération l’effet de chaque mesure sur celle-ci.

Et le message semble être passé, puisque depuis quelques jours nous avons assisté au refus d’augmenter le smic (qui aurait fragilisé les entreprises les plus petites) et aujourd’hui, aux décisions d’agir sur les délais de paiement et de supprimer l’Impôt Forfaitaire Annuel (IFA).

Ce dernier, déconnecté de la capacité contributive de l’entreprise, était particulièrement aberrant, puisqu’il était dû, même en cas d’exercice déficitaire, dégradant, dans le meilleur des cas, la performance des entreprises, les faisant couler, dans le pire.

D’autres chantiers, nombreux, ont été ouverts dans ce sens par les patrons. La cousine de l’IFA, dans l’absurdité de son fondement, nécessitant une réforme urgente pour les mêmes raisons, reste la Taxe Professionnelle. D’autres pistes restent à suivre : la suppression de la TVA interentreprises, la TVA sociale… ces deux dernières étant les plus économiques pour l’Etat.

A l’origine du débat sur le pouvoir d’achat, le Cerf continue de militer pour l’augmentation des revenus du travail, sans hausse de salaire quand ce n’est pas possible. La question de la gestion des organismes sociaux est donc au cœur du débat sur le pouvoir d’achat. Et les partenaires sociaux ont une responsabilité importante sur ce plan. Car si leur représentativité est de plus en plus contestée, il en va, ici, de leur crédibilité sur leur capacité à gérer les cotisations et les prestations. L’agenda social annoncé par le Président de la République risque donc fort de s’avérer capital par rapport aux objectifs qu’il s’est fixé.

Ce sera dans la continuité de l’action entreprise par le gouvernement, que se mesureront la place et l’intérêt que le nouveau pouvoir réserve aux Très Petites Entreprises, à l’origine des ressources et du pouvoir d’achat de plus de 20 millions de Français.

Les Créateurs confirment leur soutien à Nicolas Sarkozy

4 mai, 2007 · Poster un commentaire 

Pour les Créateurs d’emplois et de richesse de France, il est incroyable et incompréhensible à la fois, que les autres organisations patronales ne prennent pas, par soucis pédagogiques, une position claire, sur la base des programmes des candidats à l’élection présidentielle.

En effet, la situation économique de la France, telle que nous pouvons l’apréhender dans nos entreprises, ne permet pas de mesures approximatives ou contreproductives par rapport aux objectifs que la France doit se fixer pour garantir les conditions de la croissance, créer les emplois dont elle a besoin et garantir la solidarité à laquelle chaque Français aspire.

Des dossiers aussi importants que les 35 heures ne peuvent plus supporter le moindre atermoiement et sont une des conditions de la relance de la croissance.

La question de la trésorerie des TPE, qui doit être mise au cœur de toutes les décisions et propositions, est incompatible, de façon absolue, avec des annonces d’augmentation du SMIC décidée de façon totalement arbitraire et autoritaire et se retournera contre l’emploi et la croissance, augmentant la casse sociale.

La création d’emplois « gratuits » est une absurdité économique et sociale, qui, en introduisant des distorsions de concurrence entre acteurs de petites tailles, détruira des emplois, nivèlera les salaires par le bas et agira négativement sur le pouvoir d’achat. Qui peut soutenir aujourd’hui le dumping social d’Etat à l’intérieur même de nos frontières quand on le critique à l’extérieur ?

Ces simples mesures, qui constituent des pilliers du programme de Madame Royal, montrent une mauvaise appréhension des réalités de l’entreprise et des mécanismes de création d’emploi. Surtout, elles se retourneront contre les plus faibles et aggraveront leur situation en pensant faire le contraire.

 

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