Partenaires sociaux ou complices antisociaux ?

24 juin, 2008 · Poster un commentaire 

Depuis sa crA�ation en 2003, le Cerf n’a cessA� d’alerter le pouvoir sur les dA�rives du syndicalisme, liA�es notamment A� son financement, et son impact sur l’A�conomie : une situation connue de tous les gouvernements prA�cA�dents qui n’ont rien fait pour garantir la transparence et l’efficacitA� d’un des piliers de notre dA�mocratie !

« Les A�curies d’Augias du PrA�sident« 

Aujourd’hui notre travail est sur le point d’aboutir. Les abus sont enfin portA�s A� la connaissance du public : frais de gestion dA�mesurA�s, salaires hors normes, emplois fictifs, formations et stagiaires fictifs, incompA�tence (Agefos PME a�� CGPME), refus de certification des comptes par les commissaires aux comptes pour, entre autre, dA�passement de frais des dirigeants (CCFP a�� CGT), voire abus de bien social et escroquerie en bande organisA�e (enquA?te A� l’encontre de l’Opcalia IdF) selon les casa�� voilA� pour les travers relevA�s par les commissions d’enquA?te, la Direction GA�nA�rale de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (DGEFP) et la justice, A� l’encontre des syndicats patronaux et salariA�s sur leur gestion des fonds destinA�s A� la formation professionnelle. Pourtant, rien que sur la base lA�gale, les « partenaires sociaux » se partagent plus de 140 millions d’euros prA�levA�s sur les entreprises pour faire « vivre » un dialogue social dont la majoritA� des entreprises sont exclues par absence de reprA�sentationa��[1]

Casse A�conomique et sociale

Dans ce systA?me, les TPE sont reconnues pour A?tre les vaches A� lait de la formation professionnelle. Le rapport Ferracci (2008) ne sa��arrA?te pas lA�, affirmant qua��elles en bA�nA�ficient le moins. Pire, la France est le pays oA? l’on dA�pense le plus pour la formation professionnelle (24 milliards da��Euros), avec les plus mauvais rA�sultats de la zone Euro ! Les salariA�s les moins qualifiA�s ne bA�nA�ficient pas de formation et restent sans espoir d’un quelconque ascenseur social.

Et le prochain scandale ? La mA�decine du travail, le 1% logement, les assurances complA�mentaires, la SA�curitA� Sociale… au choix et pas forcA�ment dans l’ordre. Et la liste n’est pas limitative.

Tous ces scandales, connus ou A� venir, ont trois points communs :
1-A�ils trouvent tous leur origine dans des prA�lA?vements sur les entreprises et les salaires ;
2-A�ce sont des syndicats instituA�s par la Loi qui en ont la gestiona��
3-A�qu’elles soient membres d’un syndicat ou non, les entreprises ont l’obligation de financer tous les syndicats (patronaux et salariA�s) !

Pendant ce temps-lA�, plus de 750 entreprises en difficultA�s financiA?res ferment chaque jour, dont 250 sont jugA�es dA�faillantes. 94% sont des TPE.

A ce niveau-lA�, ce n’est plus de « dialogue social » dont on a besoin, mais d’un engagement de tous les politiques A� ne pas faire comme les dirigeants de la��Agefos (CGPME), ca��est-A�-dire A� fuir devant leurs responsabilitA�s A� comme le souligne la DGEFP !

A�[1]Pour plus de dA�tail, lire Le Point nA� 1866 du 19 juin 2008 « Formation professionnelle : un scandale de 24 milliards »

Patronat, la rA�forme avortA�e ?

15 avril, 2008 · Poster un commentaire 

A l’heure de la rA�forme de la reprA�sentativitA� et de la « distribution » des nouveaux mandats, un patron vient d’A?tre nommA� A� la tA?te de l’UNEDIC par les organisations dites « reprA�sentatives ». Peut-on se rA�jouir de ce qui, A� premiA?re vue, ressemble A� une avancA�e ?

L’arbre qui cache la forA?t

La crainte demeure, en effet, que cette nomination permette d’enterrer la rA�forme d’une reprA�sentation patronale dont les patrons sont majoritairement absents !

Car l’esprit de rA�forme du « Mouvement des entreprises » semble anecdotique, quand l’institution, aprA?s avoir partiellement A�vincA� l’UIMM, est passA�e sous l’influence du Groupement des Professions de Service (GPS) : avec la banque et l’assurance, principaux acteurs des marchA�s financiers, nous sommes en effet loin de l’A�conomie rA�elle. Les dirigeants de ces groupes impersonnels et dA�shumanisA�s, de haut niveau, certes, mais dont le devenir est dA�connectA� de celui de l’outil crA�A� par d’autres et mis entre leurs mains, qui jonglent avec les stock-options et les primes de dA�part qu’aucun vrai patron ne peut rA?ver se servir, peuvent-ils prA�tendre reprA�senter les patrons ?

La CGPME, quant A� elle, redevient le bras armA� de l’UIMM (laquelle ne saurait accepter de lA?cher son influence construite pendant plus d’un siA?cle et n’a jamais fait de place aux autres reprA�sentants du patronat rA�el). Quant A� l’UPA, on se souviendra utilement qu’elle engageait la France dans la rA�forme des 35 heures en A�change d’un intA�rA?t catA�goriel : la TVA A� 5,5% dans le bA?timenta��

C’est pourtant bien ceux-lA� qui seront autour de la table de toutes les nA�gociations qui engageront la nation.

Les 92% de patrons qui ne se retrouvent pas dans tous ces « systA?mes » qui les ignorent et les mA�prisent, resteront-ils une fois de plus exclus ? Ou bien les temps sont-ils enfin venus de garantir, selon des principes qui nous sont chers, de libertA�, d’A�galitA� et de fraternitA�, l’expression de toutes les composantes de la sociA�tA�, au lieu de les instrumentaliser ?
A�
Le Cerf, comme la trA?s grande majoritA� des patrons, demande une vA�ritable rA�forme de la reprA�sentativitA�, incluant toutes les composantes de la reprA�sentation patronale, les vrais crA�ateurs d’emplois et de richesse, afin que les questions essentielles soient enfin posA�es et dA�battues, au-delA� des intA�rA?ts particuliers et corporatistes. Pour sortir, enfin, des systA?mes aux financements et aux amitiA�s obscurs !

Pour, surtout, que les vraies rA�formes envisagA�es par le PrA�sident de la RA�publique, qui doivent A?tre engagA�es au niveau de l’Etat, puissent enfin aboutir !

ReprA�sentativitA� ?

Lors des A�lections professionnelles de 2004 aux Chambres de Commerce et d’Industrie, de Paris, Versailles, Lille, BA�thune, Lyon, Villefranchea�� les listes du Cerf ont rassemblA� plus de voix, dans de nombreux collA?ges, que le Medef, la CGPME et leurs alliA�s pris individuellement.

ReprA�sentation patronale : les exclus se mobilisent pour les A�lections prud’homales 2008

18 mars, 2008 · Poster un commentaire 

Les CrA�ateurs d’emplois et de richesse de France (Cerf) ont rencontrA� le 13 mars A� Valence, les dirigeants du CFPI (ConfA�dA�ration franA�aise des patrons indA�pendants) en vue de prA�parer, au niveau national, les A�lections prud’homales de dA�cembre 2008, avec la constitution de listes indA�pendantes et reprA�sentatives.

Cette rA�union fait suite A� une sA�rie de rencontres, sur tout le territoire, avec d’autres organisations, pour prA�parer les diffA�rentes A�chA�ances A�lectorales dans le contexte de la rA�forme de la reprA�sentativitA� syndicale.

Cette mobilisation est le fruit d’un travail de fond entrepris de longue date. Elle traduit la volontA� des patrons de rompre avec une situation d’oligopole de droit de trois syndicats – Medef, CGPME et UPA – qui ne rA�pondent pas aux revendications des patrons, une situation qui explique le faible taux de syndicalisation de notre pays (A� peine 8%). Cette mobilisation marque enfin la volontA� de chefs d’entreprise exclus du dialogue social de voir A�merger, de maniA?re dA�mocratique et en toute transparence, des reprA�sentants issus du patronat rA�el dans les discussions avec les partenaires sociaux.

Concernant la rA�novation du dialogue social, le Cerf est convaincu qu’il est maintenant urgent de se libA�rer d’un systA?me qui A�tait justifiA� au sortir de la Seconde Guerre mondiale, mais qui est aujourd’hui A� l’origine de toutes nos paralysies.

Le cri des patrons pour la rA�novation

13 mars, 2008 · Poster un commentaire 

Plus de 2,5 millions de patrons de TPE, bafouA�s, refusent d’A?tre associA�s aux affaires qui agitent des organisations dans lesquelles ils ne se retrouvent pas et qui ne les reprA�sentent pas : en tA�moignent le taux de syndicalisation et la participation aux A�lections professionnelles, aujourd’hui dominA�es par des organisations A� la dA�rive, qui tirent en plus leur puissance de subventions ! Mais qui comptent peu de patrons en leur sein.

Aussi, A� l’heure de la rA�forme de la reprA�sentativitA�, les CrA�ateurs d’emplois et de richesse de France (Cerf) lancent un appel au prA�sident de la RA�publique, pour que toutes les composantes de la reprA�sentation patronale soient entendues et puissent devenir, enfin, les artisans de la rA�novation, au lieu d’A?tre tenues A� l’A�cart des discussions et dA�cisions qui les concernent (Comme les TPE le sont des marchA�s publics.).

Celle-ci ne saurait en tout cas A?tre discutA�e, face aux dA�rives constatA�es, entre les seules organisations instaurA�es par la loi, et dont les mA�thodes sont plus que choquantes !

Enfin, au-delA� de la reprA�sentativitA� et du financement, il s’agit bien de la nA�cessitA� de s’assurer l’engagement de tous les patrons pour trouver, ensemble, au sein d’organisations librement choisies, les solutions les plus urgentes et les plus utiles pour relancer la croissance nA�cessaire A� la crA�ation d’emplois et de richesse, fondements A�conomiques de la solidaritA�.

Toute rA�forme de la reprA�sentativitA� qui ne prend pas en considA�ration la nA�cessaire mise en place d’outils pour faire A�merger les meilleures solutions, leur promotion et leur A�valuation, sera inutile et ne servira que des intA�rA?ts de l’ordre de ceux que les affaires en cours mettent A� jour.

Cet appel est donc un appel rA�publicain et citoyen A� l’unitA�, A� la transparence, A� l’A�thique et A� l’engagement pour permettre A� la France de devenir une dA�mocratie moderne, performante et juste, qui rende sa place aux chevilles ouvriA?res de la solidaritA�.

Patronat : Quel patronat ?

5 mars, 2008 · Poster un commentaire 

A l’heure de la tourmente qui agite les organisations patronales, certains de leurs dirigeants semblent s’inquiA�ter aujourd’hui de l’effet sur la reprA�sentativitA� de mandats distribuA�s dans des proportions effarantes, quand les autres, toujours pris dans les mA�andres du systA?me qui n’en peut plus d’exploser, prA�tendent au leadership pour les nA�gociations des rA�formes A� venir, sans avoir fait le mA�nage chez eux..

Depuis des annA�es, le Cerf demande une reprA�sentation effective, dans laquelle les patrons se reconnaA�traient, A� leur image donc. Le spectacle qui nous est encore donnA� aujourd’hui, s’il met en cause des dirigeants, comme dans toutes les affaires de parachutes dorA�s et autres naufrages de grandes entreprises, il s’agit toujours d’hommes de pouvoir qui n’ont jamais A�tA� patron ! C’est pourtant sur ces derniers que, toujours, l’opprobre est jetA�e, ruinant l’image du patronat rA�el, nulle part entendu, sans reprA�sentation officiellement reconnue, jamais autour de la table des nA�gociations.

Mme Parisot, devant les annonces successives de mises en examen, puis des sommes concernA�es, n’avait d’autre choix que de prendre la position qui est la sienne aujourd’hui. L’attitude de la CGPME n’est pas plus A�tonnante qu’elle n’est anodine, consistant A� se positionner pour tenter de rA�cupA�rer le gA?teau de la formation professionnelle. elle qui refuse A� ses propres adhA�rents toute rA�ponse sur ses comptes. LA� aussi, la justice est enclenchA�e.

Tout cela, pourtant, fait suite A� l’A�chec de la rA�forme initiA�e par le Cerf sur les 35 heures et les heures supplA�mentaire, sur le volet de la hausse du pouvoir d’achat et de la baisse du coA�t du travail. Echec dont les actuels partenaires sociaux sont responsables, entravant alors la volontA� de rA�forme du PrA�sident nouvellement installA�. Le pouvoir en place ne pouvait accepter cela. Il a dA�cidA� de mettre un terme A� une capacitA� de nuisance que la France n’est plus en mesure de tolA�rer.

Il faut donc maintenant aller au bout des choses et remettre chacun A� sa place. Une place qui ne peut A?tre dA�cidA�e et figA�e par la loi, comme c’est le cas depuis la seconde guerre mondiale, pour des raisons lA�gitimes alors, mais qui a conduit, tant chez les salariA�s, que chez les patrons, A� l’A�viction des plus nombreux de toutes les instances dirigeantes. A des fins de pouvoir et de jeux politiques.

La rA�forme de la reprA�sentativitA� et du financement des organisations syndicales (« patrons » et salariA�es) est au coeur du redressement de notre A�conomie. Mais elle ne peut se faire avec les tenants de l’ancien systA?me, ni avec des organisations qui en sont les hA�ritiA?res et occupent une position dominante entretenue artificiellement. L’urgence consiste A� la naissance d’une reprA�sentation qui repose sur un systA?me : une entreprise = une voix. Une rA�volution libA�rale en somme ! et pour laquelle le Cerf est prA?t A� jouer pleinement son rA?le.